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POUR SERVIE A

L'ÉTUDE DE L'HISTOIRE, DES LANGUES, DE LA GÉOGRAPHIE ET DE L'ETHNOGRAPHIE DE L'ASIE ORIENTALE

(CHLINIC, JAI»ON, CORÄK, tNDO-CHLNK, A.S1E: CKJVTRA.LK et MALA-ISIE).

RÉDIGÉES PAR MM.

GUSTAVE SCHLEGEL

Professeur de Chinois à l'Universite de Leide

ET

HENRI CORDIER

Professeur à l'Ecole spéciale des Langues orientales vivantes et à l'Ecole libre des Sciences politiques à Paris.

Série II. Vol. HI.

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LIBRAIRIE ET IMPRIMERIE

CI-DEVANT

E. J. BRILL.

LEIDE 1902.

DS

50] 3

Y.

794699

IMPKIMERIE CI-DEVANT E. J. BRILL, LEIDE.

SOMMAIRE. Articles de Fonds.

Page»

G. Sciii-EOEr., On the invention and use of fire-arms and gunpowder in

China, prior to the arrival of Europeans i

J. Reauvais, Kouang-si 12, 59, 145

M. DE Marom-es, Souvenirs de la rôvolte des T'ai-P'ing 201

Henri Cordier, Les marchands hanistes de Canton 28i

Mélanges.

Ancient Chinese Phonetics, by S. H. Schaank 106

Abel-Réinusat, bibliographe, par Henri Cordier lOO

Le traité Russo-Chinois sur la Mandchourie 119

Situation do l'Indo-Chine (1897—1901). Rapport par M. Paul Doumer . . 122

Peinture au Japon 167

Les douanes impériales maritimes chinoises, par Henri Cordier 222

Le Laos Siamois, par M. Suzor 240

Tariétés.

Shichi ko Zôshikwan no uta, Lied der Daishichi Kötögakko Zöshi-kwan,

von Dr. Gramatzky 30

Traité Anglo-Japonais 32

Une histoire de l'art japonais, par Thiébault-Sisson 33

XHI* Congrès international des Orientalistes 35, 316

Remèdes tonkinois 132

Un train impérial. Consécration des chemins de fer en Chine. . . . 134

Chinese pnctorial art 177

Le roi Tchoulalonkorn 179

Congrès international des Onentalistes de Hanoï 183

La coloration dentaire des Annamites . ^ 184

Docnments officiels.

Anglo-Chinese Treaty 324

Convention entre la France et le Siam 335

Nécrologie.

Professor Carl Arendt, Pierre Heude, par Henri Cordier; Cornelis Petrus

Tiele, par G. Schlegel 37

Eugène Buis.sonnet, Marquis Saigo, Robert James Forrest, Mary Summer,

Léon Feer, par Henri Cordier 248

Alexandre Michie, Jonathan Lees, James H. Hart, Angelo Zottoli, Lieou K'ouen-yi, par Henri Cordier

IV SOMMAIRE.

Bulletin critique.

Pages

Tlie Religious System of China, by J. J. M. de Groot (G. Schlegel). . . 41

Publications de l'École française d'Extrême-Orient: I. Numismatique Anna- mite, par Désiré Lacroix; II. Nouvelles recherches sur les Chams, par Antoine Cabaton; III. Phonétique annamite, par L. Cadière; Atlas archéologique de l'Indo-Chine, par E. Lunet de Lajonquière (Henri Cordier) 187

Relations économiques de l'Angleterre avec l'Extrême-Orient, par M. Edouard Clavery; Les Douanes Impériales chinoises, par Philippe Delmas (Henri Cordier): Cl. MadroUe, Les premiers voyages français à la Chine. La Compagnie de Chine (Gabriel Marcel); Histoire des Relations de la Chine avec les Puissances Occidentales 1860 1900 L'Empereur T'oung Tché (1861—1875), par Henri Cordier {The Spectator) 251

Notes on Chinese Literature: with Introductory Remarks on the Progressive Advancement of the Art; and a list of Translations from the Chinese into various european Languages, by A. Wylie (Henri Cordier) . , . 340

Chronique.

Allemagne et Autriche, Asie centrale. Grande Bretagne, Chine, Corée, Etats-Unis, France, Indo-Chine Française, Japon, Pays-Bas et Colonies Néerlandaises, Russie 49, 137, 192, 264, 347

Bibliographie.

Livres nouveaux 54, 140, 198, 261, 342

Publications périodiques 344

Notes and Queries.

1. Want of ear-laps with the Japanese; 2. Déplacement du Lob-Nor . . 143 Index alphabétique 359

sous LE PATRONAGE DU GOUVERNEMENT GÉNÉRAL DE L'INDO-CIIINE.

'^M*^^"

Une Exposition internationale doit s'ouvrir à Hanoï eu novembre prochain. La situation géographique de l'Indo-Chine, la variété des civilisations qui s'y sont établies, les croisements de races et de langues, de religions et d'arts qui s'y sont accomplis, la désignent comme un foyer naturel et commun pour toutes les recherches qui intéressent l'Asie orientale, de l'Inde à la Malaisie et au Japon. Ces considérations ont naguère encouragé la création deV Ecole Française d^ Extrême-Orient. Elles nous paraissent devoir faire souhaiter que le rendez-vous donné à Hanoï s'étende aux hommes d'étude que préoccupe l'exploration histori- que et linguistique, archéologique et religieuse de ces vastes régions.

C'est dans cette pensée que, sous le haut patronage du Gouverne- ment général, nous croyons devoir prendre l'initiative d'un Congrès international d'orientalistes qui se réunira au cours de l'Exposition.

Tout en faisant appel aux concours habituels qu'ont obtenus les Congrès organisés jusqu'ici, nous espérons tout particulièrement que les savants et les corps scientifiques disséminés dans l'Extrême-Orient, et privés en général du bénéfice des Congrès européens, mettront volontiers à profit cette occasion de rompre un isolement regrettable et de prendre enfin contact entre eux. La philologie d'Extrême-Orient qui souffre surtout de la dispersion excessive des efforts individuels, est eu droit

d'attendre les plus sérieux avantages d'une réunion qui pourra introduire plus de cohésion dans les recherches. Le progrès sera considérable si les différents pays intéressés, que relient tant d'attaches, s'organisent eu un groupe scientifique, si l'Inde, le Siam, l'Indo-Chine, l'Archipel Indien, la Chine, la Corée, le Japon rapprochent et coordonnent leurs travaux.

Ïj Ecole Française Extrême-Orient, instituée par l'Etat et la Colonie en vue d'étudier les antiquités, l'histoire et la philologie de l'Iudo-Chine et des pays voisins, est chargée de l'organisation de ce Congrès.

Des négociations sont engagées dès maintenant en vue de procurer aux membres du Congrès des facilités exceptionnelles de passage et de séjour. Une circulaire ultérieure indiquera les avantages obtenus en même temps que la date exacte (novembre-décembre) du Congrès.

Au cas vous auriez des observations à nous soumettre ou des questions à nous adresser, nous vous prions d'entrer en rapport avec l'un des deux secrétaires du Comité d'initiative:

M. Henri Cordier, professeur à l'Ecole des langues orientales vivan- tes, rue Nicolo, 54, Paris (16®).

Et M. Louis Pivot, directeur de l'Ecole française d'Extrême-Orient, Saigon.

COMITE D'INITIATIVE:

Président: M. E. Senakt, de l'Institut.

Secrétaire général: M. Henri Cokdier, professeur à l'Ecole des langues orientales vivantes.

Membres: MM. Barbier de Meynard, Barth, Breal, Dr. E. -T. H amy, de l'Institut ; MM, Ed. Ch avannes et Sylvain Levi, professeurs au Collège de France; Bonbt, Lorgeou, Léon de Rosny, Vinson et Vissière, profes- seurs à l'Ecole des langues orientales vivantes ; E. Aymonier, directeur de l'Ecole coloniale; Ch. Lkmire, commissaire général adjoint de l'Indo- Chine, à l'Exposition Universelle de Paris ; L. Guimep, directeur du Musée Guimet; Maurice Courant, maître de conférences à l'Université de Lyon.

ON THE INVENTION AND USE OF FIRE-ARMS

AND GUNPOWDER IN CHINA, PRIOR TO

THE ARRIVAL OF EUROPEANS.

BY

G. SCHLEGEL.

-*••

We read iu the History of the expedition sent by Kuhilai Khan in 1293, to punish the King of Java, that, on the 15th of the third month, the army was divided into three bodies in order to attack Kalang\ it was agreed that on the 19th they should meet at Daha ') and commence the battle on hearing the sound of the p'au *).

Groeneveldt dared not translate this character p'au by "cannon", although he wonders that the sound this p'au produced was strong enough to be audible to three bodies of troops (who were each at a great distance one from the other). So he thought it was some kind of rocket. (Notes, p. 24, note 2). Bat, by this explication, the

1) Daha was situated in the actual reeidency of Kediri in East Java (Hageman, History of Java, Vol. II, p. 97).

Groeneveldt's "Notes on the Malayan Archipelago", p. 24. This is a common Chinese phrase. We read in the Eoa-iiien ki ^^ ^g g^ , Chap. Bl, that it was agreed that the hesieged should make a sally with all their troops the next evening, in the second watch, as soon as thev heard the sound of a gun 2^'^ ^ 1^ ^ Hi J^ ^ %

1

2 G. SCHLEGEL.

difficulty is not removed; for it is not the question if the Mongols at that time had fire-arms, but if they had explosive powder, i. e. gunpowder.

Now, notwithstanding all what has been alleged by different european authors against the use of gunpowder and fire-arms in China, I maintain that not only the Mongols in 1293 had cannon, but that they were already acquainted with them in 1232.

We read in the Pai Pien (published in 1581) that on the walls of the city of Si-ngan (in Shen-si) was preserved a long time an iron cannon, called "Heaven-shaking Thunder". It had the form of a closed roller, on the top of which was a hole (vent) scarcely wide enough to admit a finger, and which cannon was for a long time not employed in warfare. It was an engine belonging to the Kin Tatars when they held Pien (modern Khai-fung fu p^ ^ jjf^ in Honan). In the Annals it is described as an iron canister, in which powder was put and kindled by fire, when the cannon went off, and the fire burst forth of it with a crashiug sound as of thunder, which was audible at a distance of more than a hundred miles (about 33 engl, miles) and seared more than half a Chinese acre (about one twelfth of one english acre).

When the fire was lighted and it hit the iron cuirasses, they were all pierced ^).

The Kin Tatars occupied the city of Khai-fung in A.D. 1232, where they were besieged by the Mongols; and in the History of

n ('•««! ^-È). Ti - ?L . -a # =fê . ¥ 'I' ^ 7 ffl o lit

^X^nZ^^. ÄÄ^ii (read 5Ï), ^ ^, ?;fiS H #iW 0 ± .;>C S ^ ^ Ifl , Viae ^H;

apiid Enoyolop. ^^ $j^ ^^ j^ , Chap. 42, Article ^Q^ p'ao or guns.

ON CHINKSK VIRK-ABMS. 3

the Suug-dynasty, translated by de Mailla, Vol. IX, p. 160, the passage translated by us, is equally given, though only in trans- cription.

His translation runs: "II y avait alors à Cai-fong-fon des Ho- ^'pao ou Pao à feu, appelés Tcîiin'tien-leî, dans lesquels on mettait "de la poudre, qui prenant feu éclatait comme un coup de tonnerre "et se faisait entendre à plus de cent ly\ son effet s'étendait à un "demi arpent de terre tout autour du lieu il éclatait, et il n'y "avait aucune cuirasse de quelque bon fer qu'elle fût qu'il ne brisât ''\read perçât)".

Mailla adds: "Outre cette terrible machine, les Kin avaient encore "une espèce de javelot qu'ils appelaient i'«-Ao-fstaw^ (^ ^ ^-É")» "c'est-à-dire javelot de feu qui vole] dès que la poudre qu'ils y met- "taient prenait feu, il était poussé à plus de dix pas et faisait des "blessures mortelles. Ces deux machines étaient ce que les Mongoua "craignaient le plus."

The Chinese text of the above is to be found in the ;5i?: Ä ?ffi * ^ (Wylie, p. 22) and runs: ï^^ X^^M^'S^.

#o A*:^tti5:o «*'lißiH:r.^„ch»pt. 90,

fol. 4 verso.

The late W. F. Mayers has also given a translation of these passages; but, as it seems, only after an excerpt in the Wu~pi'cJii ( jiç ^^ ^) ^^ which the most important particulars are omitted, as will be easily seen by comparing his translation with mine and that of father De Mailla %

4) See Journal of the China Branch Koyal Asiatic Societv, Shanghai 1871, Art. V, p. 91.

G. SCHLEGEL.

I lay particularly stress upon the meauing of the character 5^ ^ , to pierce, to penetrate, the cuirasses, which Mayers translates by "no armour could withstand their shock" and De Mailla by "il n'y avait aucune cuirasse .... qu'il ne brisât." Evidently both authors shrinked from accepting the fact that the cannon of the Kin Tatars were loaded with buUets. ^^ only means to pierce, not to shock or to break. Examples taken at random from my Dutch- Chinese Dictionary; ^ 5^^^? ^^® arrow pierced his head; H^ ^ jj^ ^ 1 ^^® arrow went through his cuirass; ^ y\. *^ •^i it penetrates through marrow and bones; 5^ ^1] j[^, it pene- trates till the bottom; ^^ J\j) )^ cold piercing the heart; :^^, to penetrate into, to fathom ; ^ ® ^ Ü ^ M Itt ^ ' ^^^^ an equal mood and quiet spirit one is able to penetrate into the affairs of the world; ^J ^^, to pierce with nails: ^ ^ ^ ^ 5^/^, the rain penetrated through the interstices of the tiles; ^ 3t ^ ^ ' *^® moon-light penetrated through the window; ^ ^ -^ ^' I ^°^ ^^^ ^^1® ^o<^^ through it; ^ ^ -^p ^X 5^ Ä ]^ , he fired a bullet through his head, etc.

If the missiles of these engines only smashed or broke the cuirasses, the historian would have written ^ or ^, and not 5^.

As for the use of ^ or ^^1 for balistas, we remark that the proper character for them is ||^ ^ , "hurling Engine". I quote the following example from the history of Li Tsih (A.D. 594 669; Mayers, Chinese Reader's Manual N°. 372): ^ Ji[| ^ij # ^ . Ä ^ S ^ )9f tt Ä ' ^* ^**'* P^* "P balistas, which hurled big stones, and all what was hit by them was immediately crushed ^).

The imperial dictionary of K'ang~hi defines the expression as S 4^ iSl t^l ^ 5 0 W ^ ' *ba* wherewith in the army stones are thrown by a spring, is called a Balista (p'ao).

5) Vide jg* g 1^ J^ •Ä, History of Corea in the Books of the T'ang-dynasty.

ON CHINESE FIRE-ARMS. 5

This character was also written $^ and pronounced p'ao., and is defined in K'ang-hi as ^ ^ !^ , machine for throwing stones. It is only when these stones were thrown out of a tube, that the character {^ , commonly written fl@, , "enveloped stones", replaced the old terra :^ ^ , "hurling engine". The character ^^ is ono- matopoic and interchanged with the character j)^, to crackle, to sputter, as fire ").

We have no need to remind the reader that, till very late, in Europe, stone bullets were used instead of iron ones for loading cannon. In Leyden these stone bullets, shot by the Spaniards during the siege of this town in 1574, are still to be seen, half embedded, at the foot of the gates of the town.

The mortars wherewith these stone bullets were shot, were called in French Pierriers, defined in Boiste and Nodier's "Dictionnaire universel de la langue française" as: "Mortier de 15 pouces de "diamètre, destiné à lancer des pierres; petite pièce de canon de "2 à 3 livres de balle".

It is evident that this name was made in imitation of the old french perrieres (for pierrieres), engines for hurling large stones; exactly as, in Chinese, the name of the balista p'ao was later applied to the gun-powder-canuons.

Neither Pauthier nor Yule have taken note of the above mentioned important passage in which it is impossible not to recognize the use of regular cannons, lighted by a vent (^).

In the § ^ ^ ^ , a book not noted by Wylie, it is said, that in the third year of the eponyme Hien-ping of the Sung-dynasty

6) The characters jfi^ and y^^ are pronounced as well p'ao as p'ok; with the latter pronunciation they mean to crackle, to sputter as fire.

6 G. SCHLEGEL.

(A.D. 1000), a certain T'ang-fuh presented (to the Emperor) a newly invented "Fire-ball-gun" ').

Somewhat later, in A.D. 1287, Kubilai Khan, during his war with JSfayan, employed in a nocturnal expedition 10 soldiers, armed with guns ( »/^ ^'Q, ), whose sound so frightened the enemy that he fled on all sides ^).

We have thus no reason to doubt that the Mongols employed fire-arms in their expedition to Java, and the Javanese probably learnt from them to employ them also.

Ma Hoan, who accompanied, in A.D. 1413, the Eunuch Ching Ho to Java, says distinctly that the Javanese fired guns (^ >/^ ^) at their weddings.

This is still done to the present day. Raffles (History of Java, Vol. II, p. 350) says of the Javanese weddings: "The procession moves on to the sound of national music and the occasional firing of cannon".

Mayers concluded from the statement in Ma Hoan, that the Javanese must have had fire-arms at that time ^).

Marsden (History of Sumatra, 3d Edit., p. 347) equally says that fire-arms were known in Sumatra before the arrival of the Portuguese.

They were known in the 14th century in the state of Padja- djaran in West-Java.

According to the Javanese history translated by Raffles and Hageman, this state was divided, after the death of its sovereign Chiang Wanara in A.D. 1390, into several principalities, under about six different chiefs.

The principal regalia came into the hands of the king of Ma-

8) See Paiithier'a Marc Pol, Vol. I, p. 239 in the note.

9) China Review, Vol. Ill, p. 178.

ON CHINKSK MRK-ARMS. 7

japdhit, among which were a gua, called Nyahi telômi and seteral others of smaller calibre. The gun setômi is now in the possession of the Susuhiinan '**).

In another Javanese poem, the Serat Kanda it is told that, in the battle with an army of Siyem (Siam), Kamhoja and Sokadana, two large guns were captured, to which the names of Guntur gëni and Jagur were given.

The booty was offered to Braioijaya^ king of Madjapahit ").

As Brawijaya became king of Madjapahit in A.D. 1299, and died in A.D. 1307 '*), the battle must have taken place during his reign, let us say in 1304.

It would prove at all events that the Siamese and Cambodians made use of cannon in their war with Madjapahit, as early as the 14th century.

It must be mentioned, however, that according to a Javanese poem containing the History of Baron Sakendèr, the princess Tarurogo, daughter of Retno Sekar Mandhopo^ who had been made a prisoner at the fall of the state of Padjadjaran, was later sold for three pieces of artillery to a Dutchman called Baron Sukmul. These pieces bore the names of Guntur gem (agni), the fiery thunder, Ki Pamuk, the furious combatant and Nyahi Setomt ").

But this is not in concordance with the fact that, at that time, no Dutch were established at Jacalra.

The first mention of a dutch embassy to Mataram (Java) took

10) Raffles, History of Java, Vol. I, p. 106; Hageman, Gcschiedenis van Java, Vol. J, p. 21.

11) Dr. J. Brandes, Pararaton, or the Book of the Kings of Tumapel and Madjapahit, p. 190 (Transactions of the Batavian Society of Arts and Sciences, Vol. XLIX, Batavia 1896.

12) Ibid., p. 188 and 189. .\ccording to another tradition. Brawijaya died in A.U. 13(6. Ibid., p. 191.

13) Cohen Stuart, Gcschiedenis van Baron Sakéndhèr, Vol. II, p. 98.

8 G. SCHLEGEL.

place in 1573, when they ofiFered to the Sultan of Mataram four pieces of artillery ^*).

According to Raffles (1. c. p. 259), the large gun, called Kiai Guntur Agni, was cast in 1566 in Mataram itself '^).

A piece of this name is to be seen in the Kraton of Surakarta, on the Sitinggil. But this is no direct proof, because the Javanese are accustomed to give such fanciful names to cannons for which they have a superstitious feeling '**).

The old Javanese and Malay name for a gun (rifle) is Bedil, a word for which a foreign etymology has been vainly sought. Bedil bnluh, bamboo-rifle, is the name of a child's popgun. The modern name of a gun is sënâpang, from the Dutch snaphaan.

According to the Annals of the Ming-dynasty, the natives of Tonghing, against whom the emperor Ching-tsu had sent an expe- dition in A.D. 1407, employed tubes filled with inflammable material for purposes of warfare "). But according to Pauthier's translation, it were the Chinese who made use of these fire-arms, which they called ]0 1^ É^ ?^ ^^ "guns with supernatural springs" '^).

As neither Mayers nor Pauthier give the Chinese text of this important passage, I copy it here in the note. It is found in the 92d Chapter of the Books of the Ming dynasty, fol. 7 recto, of the fourth chapter of Military Memoirs ( ::^ ^ pîj )? Article ^ :^ or Fire-arms, and of which I give a new translation, so that the reader may judge for himself.

14) Ibid., p. 163; Raffles, History of Java, Chronological Table of Events, Vol. II, p. 260.

16) Cohen Stuart, op. cit., Vol. II, p. 164.

16) Cohen Stuart, op. cit., p. 165.

17) Mayers in Journal of the North China Branch uf the Royal Asiatic Society, 1871, Article V, p. 94.

18) Arrivant aux flings, on voit que Tching-tsou, pour conque'rir le Kiao-tchi (la Coohinchine), se procura des p'âo ou "canons" qui furent nommés des "p'âo ou canons retentissants à mouvements surnaturels" (Marc Fol, II, p. 474, footnote).

ON CHINKSE KIUK-AR1I8. 9

"What were anciently called P'ao were all machines for hurling "stones. In the beginning of the Mongol- dynasty (A.D. 12C0), p'ao "(catapults) of the Western regions were procured. In the siege of "the city of Ts'ai-chow of the Kin (Tatars), fire was for the first "time employed (in these p'ao) '"), but the art of making them was "not handed down, and they were afterwards seldom used.

"When Ching-tsu pacified Kiao-chi (A.D. 1407), they (the Chi- "nese) procured (obtained) the art of the guns and cannons with "miraculous machinery, and they established a special regiment for "practising with them ^°). For their fabrication native and wrought "red copper was alternatively employed. Those for which iron was "employed, the malleable iron from Kien ^') was the best, and the iron "from Si ^*) only came next. They were of diflFerent size. For the "big ones carriages were employed; for the next in size and the "smaller ones, rests, pickets and ramrods *') were used.

"The big ones were of use for the defense (of a place); the small "ones were useful in battle. They were employed according to the "requisites, and the most important engines of an army in march" -^).

19) The siege of this town, situated in the province of Honan, took place in A. U. 1233.

20) This makes it doubt fal if the Chinese learnt the art from the Annamites, and it would rather seem that the Chinese employed cannon in the siege of the capital. Mayers, /. c. p. 94, says: "it must be admitted that the authority on which the statement rests appears inadequate".

21) Probably from the province of Fuh-kien. Gp. ^S. kièn Uin, waterlily seeds coming from Fuh-kien (Douglas).

22) Either western iron, or iron from Kiang-si.

23) The fork-like rests used for resting the old muskets upon, are now called in Chinese *^ ^^ (See my Dutch-Chinese Diet. i. v. Mttsketvork) ; the character

"i?^ stands for "lH^ , old sound t'ok. The ramrod of a musket is called to the present

^^y ^i, «ra Chinese (See my Dictionary and Doaglas' Amoy Mx^t^-llicMAèng thok). Mayers' translation (p. 94) "frames, posts or staves" is not correct, and leads to a mis- understanding of this important passage.

10 G. SCHLEGEL.

If the Annamites had invented fire-arms, they would not have borrowed from the Chinese the words sung ^, fire-arms; sung hiêp ^ ^ , a gun ; sung ^oan ^^ ^ , a pistol = Chinese ^ ^ , a short gun, a pistol; sung-tay ^ ^^, a pistol, = Chinese -^ ^, a hand-gun, pistol; sûng-vân ^^ ^ (read P^ ), a pistol = Chinese P^ , numeral for guns and t^, a gun; and phdt sung, a gun-shot = Chinese ^ ^ , Canton fdt ch'ung, to fire a gun.

The Cambodians borrowed the Chinese p'ao (Khmer phav, Cam- bodian phau) from the Chinese, with the meaning of petards.

In Cambodian the cock of a gun is called kay, which is curtailed Chinese (Canton) »/^ ^^ fo kai {faw kaai) fire-cock. In English it is also called cock, which is also used verbally in "to cock a gun".

The German (Hahn) and Dutch (haan) also mean cock. The French call it "le chien" (the dog); the Spaniards call it pie de goto de escopêta, "cat-foot of a musket", a very cumbrous circum- locution; the trigger of a gun in called gatillo, "a kitten". Have the English, Germans and Dutch borrowed the word from the Chinese, or has the reverse taken place? The coincidence is, at all events, remarquable.

The above quoted texts thus justify us to admit that the Chinese, as well as the Javanese, knew and employed fire-arms, cannon and guns, as early as the 13th and 15th century, long before Europeans came to these countries.

That, for a long time afterwards, the Chinese did not make use of fire-arms is due to the conservative spirit of the people, who

m^^m. mm-^z. -kA-'^^. -k^^m A^mn^, HÄBijffl. %^%^n.

ON CHINR8K KIRK-ARMS. H

stuck to their old arms, exactly as has been the case in Earope. In the first half of the 13th century, a French poet looks with disgust to the supersession of the feats of chivalry by mere mechanical methods of war in the following lines:

^^ Chevaliers sont esperdus.

Cil ont auques leur tens perdu;

Arhalestier et mineor

Et perrîer et engigneor

Seront dorénavant plus chier" *^).

Have not even, in our modern armies, cuirassiers and dragoons, donned with steel cuirasses, which are not proof against the modern bullets, persisted as a survival of the time when fire-arms were un- known or little used?

Besides, the secret of the construction and the use of these fire- arms was jealously guarded by the Chinese government; and it was only after Kia Tsmg'a reign (1522—1566) that fire-arms were in- troduced into the army ^^).

25) Yule's Marco Polo, II, p. 127. First Edition.

26) Mayers, /. c. p. 96, where stands, erroneously, 1422.

KOUANG-SI

TRADUCTION DE DOCUMENTS

HISTOBIOUES, GEOGRAPHIQUES ET ADMINISTRATIFS SUR LA PROYIIE DU KOUANG-Sl.

TIRÉS DU «KOUANG-SI T'ONG-TCHEU TSI-YAO»

S m m. M ^ 9

(Compendium des renseignements les plus utiles sur la Province du Kouang-Si.)

PAR

J. BEAUVAIS,

Interprète du Consulat de France à Long-Tcheou.

Préfecture de l^'^ rang de Lieou-Tcheou-Fou. Historique.

La Préfecture de l^'" rang de Lieou-Tcheou-Fou {ißf jj\ jjfj) appartient au cercle du fleuve de droite, le Yeou-Kiang-Tao {'^

Sous la Dynastie des Ts'in (^), 255 à 206 av. J.C., le terri- toire de Lieou-Tcheou faisait partie de la province, ou Kiun ( ^ ) (ancienne divisiou territoriale) de Kouei-Lin (^/|>fC)-

«Sous la Dynastie des Han ( *^ ), 206 av. J.C. à 220 après, le territoire actuel de la Préfecture faisait partie du Kiun de Ts'ang- Vou (^ j^).

A l'époque des Trois Royaumes (San Kouo ^ ^ ), 220 à 265,

Kon\No^si. 13

le territoire de lu Préfecture fit de nouveau partie du Kiun de Kouei-Lin ( ^$ ;|y(c )•

Sous la Dynastie des Tsin (^), 265 à 420, et dei Song (;7Jç), 420—479, le territoire de la Préfecture fut détaché du Kiun de Kouei-Lin et incorporé au Hien {^) de Ï'an-Tchong ()^ FJI ), dépendance de Kouaug-Tcheou ( J^ jj\)-

Sous les 7Vi (^), 479 à 502, sous les Léang (^), 502 à 557, et sous les Tch'en (|^), 557 à 589, le territoire de Lieou- Tcheou-Fou appartenait au Kiun de Ma-p'ing {]^ ^).

Sous la Dynastie des Souei ( |î^ ), 581 à 619, le Kiun de Ma- P'ing fut supprimé.

Sous les T'ançi ( ^ ), 618 à 907, le territoire de Lieou-Tcheou- Fou, formait le Kiun de Long-Tch'eng (^^), lequel fut com- posé du Kiun de Cheu-Ngan (^â^) ^^ ^" Hien de Ma-P'ing. Le Kiun de Long-Tch'eng ne reçut cette dénomination que plus tard. Il porta au début le nom de Kouen-Tcheou ( ^ jf| ). Il était rat- taché au Tao (^) ou cercle de Ling-Nan (^ ^).

A Vépoque des Cinq petites Dynasties ( ^ ), 907 à 960, Lieou-Tcheou appartint d'abord au pays de Tch'ou (^) puis aux Han méridionaux, Nan-Han (^ )||), 918 à 971.

Sous la Dynastie des Sang (^j^), 960 à 1279, Lieou-Tcheou appartenait au Kiun de Long-Tch'eng, lequel faisait partie intégrante de la marche occidentale, Si-Lou ( ^ ^) de Kouang-Nan ( ^ ^ ).

Sous la Dynastie des Yuen (tC), 1279 à 1368, la marche ou Lou (^) de Lieou-Tcheou appartenait au cercle ou Tao (5^) du Kouang-Si ( H ).

Sous la Dynastie des Ming ( i|^ ), 1368 à 1644, la Préfecture de 1®"^ rang de Lieou-Tcheou-Fou appartenait à la Trésorerie ou Pou-Tcheng-Sseu ( -ffj i§i^ 1^ ) du Kouang-Si.

Sous la dynastie actuelle des Ts'ing (]^), 1644 à nos jours, aucun changement n'a été apporté à cet état de choses.

14 J. BBAUVAIS.

La Préfecture de 1^^ rang de Lieou-Tcheou-Fou comprend une préfecture de 2"^° rang, ou Tcheou {jj\), et sept sous-préfectures ou Hien {^). Ce sont:

La Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien ( >|| ^ ^ ).

La Sous-Préfecture de Lo-Yong-Hien (^f § |^).

La Sous-Préfecture de Lo-Tch'eng-Hien (^^^)-

La Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien (^p IK IB)-

La Sous-Préfecture de Houai-Yuen-Hien (*^ jS./^)*

La Sous-Préfecture de Yong-Hien (^È^).

La Préfecture de 2°^^ rang de Siang-Tcheou ( ^ j^ ).

La Sous-Préfecture de Lai-Pin-Hien {^^^).

Limites du territoire.

La préfecture de Lieou-Tcheou-Fou se trouve à 370 Li ( J^ ) au S.O, de la capitale de la province et à 7860 Lis de la capitale de l'Empire. Son territoire mesure 425 lis de l'E. à l'O. et 830 lis du N. au S.

A 265 lis dans l'E., il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Sieou-Jen-Hien {jjßjp, ^), ou Préfecture de P'^rang de P'ing- Lo-Fou (^ 1^ ij^)> au village de Ts'ai-Ts'ouen (^^), pré- fecture de 2°^® rang de Siang-Tcheou.

A 160 lis à l'O., il confine par le territoire de la SousTPréfecture de Lieou-Tch'eng-Hien, au village de Ta-Ts'ao-Ts'ouen ( ]^ |^ ;^»|' ) de la Sous-Préfecture de Yi-Chan-Hien (S |i| 1^), préfecture de K'ing-Yuen-Fou (^ jS iff )•

A 270 Lis au S., il confine par le village de T'ang-Ts'ouen ( ^ >hl* ) de la Sous-Préfecture de Lai-Pin-Hien {^^^) au territoire de la Sous-Préfecture de Kouei-Hien (]^^) de la Préfecture de Sin-Tcheou-Fou {^ j^ ff^)-

A 560 lis au N., il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Souei-Ning-Hien ( ^ ^ ^ ) de la province du Hou-Nan ( Jj^ ^ )

K0UANQ-8I. 15

par la grotte de Ta-Ying-T'ong (3^ ^ Al^), de la Sous- Préfecture de Houai-Yuen-Hieu (1^ ^).

A 160 lis au S.-E., il confine par la montagne de Nieou- I^an ('^^^ [il) de la Préfecture de Siang-Tcheou (|| ^) au territoire de la Sous-Préfecture de Vou-Siuen-Hien ( ^ ^ ) de la Préfecture de Sin-Tcheou-Fou ( '^ ^ jfj ).

A 560 lis au N.-E., il confine au territoire de la Sous- Préfecture de Youg-Ts'oug-Hien (3^ ^ ^) de la province du Kouei-Tcheou ( ^ ^ ) par le territoire de la Sous-Préfecture de Houai-Yuen-Hieu (»^ Sa ^)-

A 120 lis au S.-O., par le village de Nieou-Li-Ts'ouen (^ ^ij^) de la Sous-Préfecture de Ma-P'iug-Hien ( ,B| ^ ^ ), il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ts'ien-Kiang-Hien (^ ni^S) de la préfecture de Seu-Ngen-Fou (^, Jg i^).

A 130 lis au N.-E., il confine à Kiai-P'ai-Pao (|?. j{$ ;g) de la Sous-Préfecture de Lo-Yong-Hien ( ^^ ^ )^)i à la préfecture de Yong-Ning-Tcheou ( ^ ^ j^H ) de la Préfecture de Kouei-Lin-Fou

Murailles et Fossés.

L'ancienne cité de Lieou-Tcheou ( ^p ^ ) se trouvait au N. du Long-Kiaag (gJ/X) le fleuve du Dragon . A l'époque des T'ang (||), 618 à 907, et des Qong (^), 960 à 1279, elle était entourée d'une levée de terre.

Au début de la période Hien-Choen (^ '^)i ^ers 1265 (règne de l'Empereur Tou-Tsong-Houang-Ti >K ^ â 'i^*' 1264 à 1274) la cité fut transportée au S. du Fleuve dans l'emplacement occupé de nos jours par la cité de Lieou-Tch'eng-Hien ( ij^ ^ ^ )•

Jusque sous les Yuen ( 7^ )> 1279 à 1368, la cité ne posséda pas d'enceinte fortifiée.

La l®""® année de la période Houg-Vou ()^ |^), ir68, soua

k

16 J. BE AU VAIS.

l'Empereur T'ai-Tsou-Kao-Hoang-Ti {~)st&'^ Ê,^) ^ont le nom personnel était Yuen-Tchang (7^^ J^) et qui régna de 1368 à 1398, la ville fut transportée à l'emplacement qu'elle occupe en- core. Durant la 4™® année de la même période (1371), la ville fut entourée d'un mur de terre. Dans la 12™® année, l'enceinte fut élargie et transformée en muraille de briques. Elle mesure 3 lis de l'E. à l'O. et 2 lis du N. au S. Elle est haute de 2 tchang (5(C) ^^ pieds et forme un circuit de 748 tchang ou 7480 pieds. Elle est percée de 5 portes: la porte de l'Est, Tong-Meun ( ^ P^ ), la porte de l'Ouest, Si-Meun ( ^ P^ ), la porte de Tchen-Nan-Meun (ÄÄP1)' 1^ PO^^® ^^ Tsing-Nan-Meun (i^^P^) et la porte du Nord, Pei-Meun ( :^[^ f^ ). En dehors des murailles, la rivière tourne autour de la ville en lui faisant comme une ceinture. Durant la 24"^^ année de la période Kia-Tsing (^ji^), 1545, sous l'Empereur Cheu-Tsong-Sou-Hoang-Ti ( ift ^ ^ M ^ ) dont le nom personnel était Heou-Ts'ong ( j^ ^^|[ ) et qui régna de 1521 à 1566, on éleva une muraille extérieure allant de l'O. au S. en enveloppant la partie N. de la cité. Les deux extré- mités de cette muraille extérieure aboutissent à la rivière. Elle est longue de 590 tchang ou de 5900 pieds, elle est haute de 14 pieds et percée de 3 portes, celle du N. porte le nom de Kong-Chen (;^J^), celle de l'E. celui de Pin-Hi (^flft) et celle de l'O. celui de Lieou-Tchao {^ ^fj.

Mandarins,

Le personnel administratif de la Préfecture se compose;

1^ de Un préfet de P"^ rang, pre classe Tcheu-Fou (^ jfj).

Les appointements dits Ngo-Fong (^f^) sont de 105 léangs (p^) ou taëls d'argent. Il touche en outre. 1** à titre de Pieu- Fong-Chon-Yin (^ 'j^ ^ ^) 89 léangs ou taëls; 2" à titre de Yang-Lion-Yin (^ ^ ^) mille léangs; à titre de Yeu-Kouei-

KOUANO-SI. 17

Yang-Lien-Yin ( ^ Ü # ||| $| ) 500 taëls. Il a droit à uu per- sonnel de 60 individus, intendants, sbires, etc. pour l'entretien des- quels il touche annuellement une somme de 366 taëls d'argent.

Un secrétaire King- Li (^ )^).

Les appointements sont de 40 taëls. Il touche à titre de Yang- Lien-Yin, 120 taëls d'argent. Il a droit à un personnel de 6 individus, intendants, sbires et palefreniers pour l'entretien desquels il touche par an une somme de 36 taëls d'argent.

3** Uu assistant de Préfet de l«"" rang T'ong-P'an ( ^ if ij ).

Ses appointements dits Ngo-Foug-Yia, sont de 60 taëls d'argent. Il touche en outre à titre de Pien-Fong-Yin 36 taëls d'argent, 7 ts'ien (@), 1 feun (^), 5 li ( J|), soit 36 taëls, 715. à titre de Yang-Lien-Yin 500 taëls d'argent. Il a droit à un personnel de 29 individus, intendants, sbires, agents de police, porteurs de chaises, de parapluies et d'éventails, etc. pour lesquels il touche par an une somme de 174 taëls d'argent.

Un directeur des Etudes de Préfecture de 1®"" rang Eiao- Cheou i^^).

Ses appointements sont de 45 taëls d'argent.

Un Sous-Directeur des Etudes Hiun-Tao (^|| ^).

Ses appointements sont de 40 taëls d'argent. Il a droit à 3 por- tiers ou plantons, pour l'entretien desquels il touche annuelle- ment une somme de 18 taëls d'argent, et à 8 pourvoyeurs, pour les jeunes, pour lesquels il touche annuellement une somme de 24 taëls.

La Préfecture est sous les ordres d'un intendant de circuit, dé- nommé Tao-T'ai, avec juridiction militaire du Fleuve de droite, Yeou-Kiang-Ping-Pei-Tao ( ;& OC ^ Ht 3! )• ^^ Tao-T'ai a sous ses ordres les 4 préfectures de Lieou-Tcheou-Fou {^^ ^ /f^)» ^^ K'ing-Yuen-Fou (^ Jl jfj), de Seu-Ngen-Fou (^ /jÇ) et de

X8 J. BEAUVAIS.

Sin-Tcheou-Fou (^^^jjy*). II réside dans la ville de Lieou- Tcheou-Fou. II touche comme appointements 105 taëls d'argent et à titre de Yang-Lien ( ^ ^ ) 2400 taëls d'argent. Il a droit à 25 portiers, sbires, plantons, porteurs de chaises, de parasols et d'éventails, et à 12 policiers, en tout un personnel de 37 hommes pour lesquels il touche annuellement une somme de 222 taëls.

Depuis la 4™^ année de la période Kouang-Siu (^ ^^)i -^^^ pereur actuel (depuis 1875), la circonscription administrative de Pai-Chai (Po-Sê ^ ^ ) a été détachée de ce cercle pour être rattachée à celui du fleuve de gauche Tso-Kiang Tao ( ^ ^H ^ ) dont le titulaire réside à Nan-Ning-Fou (^ 1^ j^) (Tao-T'ai du cercle Nan-Seu-Tchen-Tao (^ îf0 ^), id est Nan-Niog-Fou, Seu- Tch'eng-Fou (îWîffiifï)' Tchen-Ngan-Fou (^^jfj).

Écoles.

Nombre des bacheliers littéraires, 20.

Nombre des bacheliers militaires, 20.

En dehors de ce nombre, il a été attribué aux personnes inscrites sur les registres de la Sous-Préfecture de Lo-Yong-Hien ( ^|| ^ ^ ), mais étrangères à cette localité, deux diplômes de bachelier littéraire.

Bacheliers subventionnés (Lin-Cheng ^ ^)'. leur nombre est fixé à 34. Chacun d'eux touche par an une quantité de riz, fixée à 2cheu Cg), 8 teou (J^), 5 cheng (ff^), 7 ho {^), 7 cho ( >V| ), 2 tch'ao (^y?): ce qui fait un total de 97 cheu, 1 teou, 6 cheng, 2 bo, 5 cho. Les années qui renferment un 13™^ mois intercalaire, cette quantité s'augmente de huit cheu, neuf cheng, six ho, huit cho.

Dans la Sous-Préfecture de Lo-Tch'eng-Hien ( ^ îffi ^ ), cha- que année on prélève sur les reliquats budgétaires, de quoi entre- tenir un bachelier du grade de Kong-Cheng ( ^ /g^ ).

Les terres appartenant aux écoles ont une superficie de 35

KOÜAKO-SI. 10

meous ( ^ ), 6 feuns ( ^ ) qui rapportent un fermage de 4 taëls, 4 ts'ien.

Il existe un collège, dénommé «Collège du Fleuve Lieou», Lieou-Kiaug Chou Yuan (#P ^1 # |^)-

Distribution des troupes.

Bataillon du milieu, Tchoug-Ying ( Pp ^ ), des troupes placées sous le commandement du Général en chef de la province T'i- piao (fêl^).

Ce bataillon comprenait originairement un effectif de 867 hommes. Son effectif actuel est do 726 sous-officiers et soldats, se décomposant en: 6 sergents, Ouai-ouei-ts'ien-tsong (^|> ^ ^ Ü). et caporaux, Ouai-ouei-pa-tsong ( :^[» ^ fllU! ), 4 premiers soldats, Ngo-.ouai-ouai-ouei (^ ^[» ^[» ^), 67 ca- valiers, 475 fantassins et 174 hommes affectés au service des Yamens, ce sont les Cheou-ping (-»j- ^).

De ce bataillon, 522 hommes, résident dans la cité même de Lieou-Tcheou-Fou, dont ils composent les forces de défense; 203 hommes et un sergent occupent de la façon suivante deux postes militaires ou Sin ( ^ )•

Poste de Yong-Fou-Sin (^ jjjg ^). C'est la garnison de la cité de Youg-Fou-Hieu ( 3< jjïg ) à 240 lis à l'E. du quartier général du bataillon (Lieoû-Tcheou-Fou). Cette garnison se compose d'un adjudant, Pa-tsong (^^) et de 59 hommes. 62 autres soldats sont détachés dans chacun des autres petita postes ou T'ang (^) qui dépendent de ce poste principal.

2=" Poste de Lou-Tchai-Sin ( J|g ^ ^) à 105 lis à l'E. du quartier général du bataillon. Ce poste comprend un sergent et 28 soldats. 54 autres hommes sont détachés dans chacun des T'ang qui dépendent du Sin de Lou-Tchai.

Durant la 12°^® année de la période Kouaug-Siu 1886, le

20 J. BR AU VA 1 8.

bataillon du milieu des troupes placées sous le cominanderaeut du Généi'al en chef, stationné à Lieou-Tcheou-Fou, suivit le Général en chef et alla résider avec lui à Long-Tcheou. Bataillon de Gauche Tso-Ying ( ^ "^ ), des troupes placées sous le commandement du Général en chef de la Province.

Ce bataillon comprenait originairement un efiectif de 866 hommes. Son effectif actuel est de 726 hommes et sous-officiers, se décomposant en 5 sergents Ouai-Ouei-Ts'ieu-Tsong et caporaux Ouai-Ouei-Pa-Tsong; 3 premiers soldats Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, 69 cavaliers, 476 fantassins et 173 Cheou-Ping.

Sur cet effectif total, 414 hommes sont laissés dans la cité de Lieou-Tcheou-Fou dont ils forment la garnison défensive.

Le lieutenant, Ts'ien-Tsong {~y ^^), commandant la Com- pagnie de droite Yeou-Chao (yj^H''^)» a le commandement de 8 T'ang, placés en 8 des plus importants points des routes de terre, et dans lesquels sont placées de petites garnisons, s'élevant au total de 46 hommes.

Enfin, deux sergents, ouai-ouei et 264 hommes sont répartis de la façon suivante dans 5 postes ou Sin.

Poste de Pai-cha-Sin (Éî ïJ'^ ^) ^ 75 lis à l'E. du quartier général du bataillon (Lieou-Tcheou-Fou).

La garnison se compose d'un adjudant Pa-Tsong et de 30 hommes. Elle n'a pas à garder des postes de 2"^® et de 3°^® ordre, T'ang ou K'ia ( -fr )•

Poste de Yen-Tong-Sin {^'M ^)» ^ 70 lis au S.

du quartier général du bataillon. La garnison se compose d'un

' sergent, Ouai-Ouei et de 25 hommes. De ce poste dépendent

également les 25 hommes de garnison du poste de Hong-Lai-Sin

Poste de Ou-Tou-Sin i^^'^) à 70 lis à l'O. du quartier général du bataillon.

KOL'ANO-81. 21

La garnison se compose d'un adjudant Pa-Taong et de 18 hommes. A ce poste se rattachent encore 54 hommes dispersés dans chacun des postes secondaires ou T*ang, qui en dépendent.

Poste de San-Tou-Sin ( H HS ^^H. ) à 70 lis à l'O. du quartier général du bataillon. La garnison se compose d'un adjudant, Pa-Tsong et de 44 hommes. A cette garnison se rat- tachent celles des deux postes, Sin, des défilés de ïou-Pouo ( t5 tS ) 0^ Ta-Ying-Hiu ( ^ -^ :^ ), soit 28 hommes.

Poste de Ki-Kong-Chan-Sin (|| ^ |i| ^) à 40 lis au S.-O. du quartier général du bataillon. La garnison se compose d'un sergent, Ouai-Ouei, et de 40 hommes. Elle n'a pas d'eflFectifs détachés dans des postes secondaires T'ang ou Pao (^)- Le Bataillon de gauche Tso-Ying, de la Brigade de Lieou-K'ing, Lieou-K'ing-Tchen-Piao ( ^P )^ ^ >^ ), brigade de Lieou- Tcheou-Fou et de K'ing- Yuan-Fou.

Dans le courant de la 12"^^ année de la période Kouang-Siu (1886), le bataillon de gauche Tso-Ying, des troupes placées sous le commandement du Général en chef de la province, devint le bataillon de gauche de la brigade de Lieou-K'ing.

Ce bataillon comprend actuellement un efiectif de 271 ofiS- ciers, sous-oflBciers et soldats.

Sur cet effectif total, 16 officiers et sous-officiers résident dans la cité de Lieou-Tcheou-Fou et se décomposent de la façon suivante.

Un commandant Yeou-Ki (j^^); un capitaine en second Cheou-pei (tJ' ^ )'. 2 lieutenants Ts'ien-Tsong (-^ ^)i quatre adjudants, Pa-Tsong, 5 sergents et caporaux, 3 soldats de V^ classe, Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, 15 cavaliers de combat, 96 fantassins de combat et 64 Cheou-Ping. Le reste de ce bataillon soit 5 officiers et sous-offîoiers et 75 soldats est réparti en garuisons dans 5 postes ou Sin de la façon suivante.

22 J. BEAÜVATS.

Poste de Lo-Yong-Sin (^^#01). un sous-officier chef de poste; 12 fantassins de combat; 8 Cheou-Ping.

Postes de Lo-Keou-Siu {^^^ ^ {^) et de Kao-Ling-Sin ( 1^ ^ J^). Un sous-officier chef de poste, 9 fantassins de combat et 6 Cheou-Ping.

Poste .de Tchong-Tou-Sin (4* ^)' Un sous-officier chef de poste, 6 fantassins de combat et 4 Cheou-Ping.

Poste de Siaog-Tcheou-Sin ( ^ fl^ ^ )• Un sous-officier chef de poste, 12 fantassins de combat et 8 Cheou-Ping.

Poste de Ta-Yo-Siun {^ ^ '^). Un sous-officier chef de poste, 6 fantassins de combat et 4 Cheou-Ping. Le bataillon de droite Yeou-Yïng ( "^ ^ ) des troupes placées sous le commandement du Général en chef de la province.

Ce bataillon comprenait originairement un effectif de 866 hommes. Son effectif actuel est de 726 sous-officiers et soldats, se décomposant eu 5 sergents et caporaux, 3 soldats de P^ classe, 69 cavaliers, 476 fantassins et 1 73 Cheou-Ping.

Sur cet effectif total, 390 hommes sont cantonnés dans la cité de Lieou-Tcheou-Fou, dont ils assurent la défense.

Un adjudant, commandant les postes de rivière, Chouei-Sin (^ ^) a avec lui 135 hommes répartis dans ces différents postes. Enfin un sergent et 200 hommes tiennent garnison dans un seul poste ou Sin de la façon suivante.

Poste de Lieou-Tch'eng-Sin ( t||J l^ß ^ )• H défend la cité de Lieou-Tch'eng-Hien et se trouve à 80 lis au N.-O. du quartier général du bataillon (Lieou-Tcheou-Pou); un adjudant et 50 hommes résident dans la cité, le reste, soit 149 hommes, est réparti dans les différents T'ang ou Pao qui dépendent de ce Sin. Bataillon de droite Yeou-Ying, de la brigade de Lieou-K'ing, Lieou-K'iug-Tchen-Piao.

KOl'ANO-SI, 23

Durant la 12'"® année de la période Kouang-Siu 1886, le bataillon de droite, Yeou-Yiog des troupes placées sous le commandement du Général en chef de la province, devint le bataillon de droite de la brigade de Lieou-K'ing.

Ce bataillon comprend actuellement un effectif de 211 offi- ciera, sous-officiers et soldats. Sur cet effectif total, 16 officiers et sous-officiers et 125 soldats résident en garnison dans la cité de Lieou-Tcheou-Fou, se décomposant de la façon suivante: un commandant Yeou-Ki, un capitaine en second Cheou-Pei, deux lieutenants Ts'ien-Tsong, quatre adjudants Pa-tsong, 5 sergent et caporaux, trois soldats de 1" classe Ngo-Ouai-Ouai- Ouei, 12 cavaliers de combat, 69 hommes d'infanterie de combat et 44 Cheou-Ping.

5 sous-officiers et 65 hommes sont répartis de la façon sui- vante dans 5 postes ou Sin.

Poste de Lieou-Tch'eng-Sin ( ^p |^ ^ ). Un sous-officier chef de poste, 12 soldats de combat, 8 Cheou-Ping.

Poste de T'ai-P'ing-Sin (:fc^îJl). Un sous-officier chef de poste, 5 soldats de combat, 5 Cheou-Ping.

Poste de Ou-Tou-Siu ( ^ ^ ). Un sous-officier chef de poste, 12 soldats de combat, 8 Cheou-Ping.

Poste de Lieou-Chan-Sin ( ^ [Jj ^ ). Un sous-officier chef de poste. ,

Postes de San-Tou-Sin ( H f|$ ÉR ) et de Ki-Kong-Sin ( ^ ^ »^ )• Un sous-officier chef de poste, 9 soldats de combat et 6 Cheou-Ping. Bataillon d'avant garde. Ts'ien-Yiug ( "^ ^ ) des troupes placées sous le commandement du Général eu chef de la province.

Ce bataillon comprenait originairement un effectif de 866 hommes. Son effectif actuel est de 725 sous-officiers et soldats, se décomposant en 6 sergents et caporaux, 3 soldats de V^ classe,

24 J. BBAUVAIS.

Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, 68 cavaliers, 475 fantassins, et 173 Cheou-Piog.

Sur cet effectif total 498 hommes sont cantonnés dans la cité de Lieou-Tcheou-Fou pour sa défense et 228 sont répartis comme garnisons dans 2 postes ou Sin de la façon suivante:

Poste de Tch'oan-Chan-Sin ( ^ |1| ^ ) à 80 lis de distance du quartier général du bataillon (Lieou-Tcheou-Fou). Il comporte un adjudant, Pa~Tsong, et 40 hommes de garnison; 83 autres hommes sont répartis dans chacun des T'ang qui dé- pendent de ce Sin.

Dans le courant de la 12™^ année de la période Kouang-Siu (1886), les officiers, sous-officiers et soldats du bataillon d'avant garde, Ts'ien-Ying des troupes placées sous le commandement du Général en chef de la province ont été licenciés par ordre supérieur. Bataillon d'arrière-garde Heou-Ying ( ^ '^ ), des troupes pla- cées sous le commandement du Général en chef de la province.

Ce bataillon comprenait originairement un effectif de 866 hommes. Son effectif actuel est de 725 sous-officiers et soldats, se décomposant en 6 sergents et caporaux, 3 soldats de l^""® classe, Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, 68 cavaliers, 475 fantassins, et 173 Cheou-Ping.

Sur cet effectif total, 462 hommes sont cantonnés dans la cité de Lieou-Tcheou-Fou, pour sa défense. Un adjudant, Pa- Tsong, commandant les postes de rivière Chouei-Sin, a avec lui 136 hommes répartis dans ces différents postes et enfin 127 hommes tiennent garnison dans un seul poste ou Sin, de la façon suivante.

Poste de Siang-Tcheou-Sin (^ ^ ^)- H défend la cité de Siang-Tcheou et est éloigné de 160 lis du quartier général du bataillon (Lieou-Tcheou-Fou). Il comprend un adjudant Pa-

KOUANO-SI. 25

tsong et 72 hommes, 55 autres soldats sont répartis dans cha- cun des autres postes ou T'ang qui dépendent de ce Sin.

Durant la 12"^^ année Kouang-Siu (1886) les officiers, sous- officiers et soldats du bataillon d'arrière-garde des troupes pla- cées sous le commandement du Général en chef de la province, ont été licenciés par ordre supérieur. Le bataillon de garde de la cité de Lieou-Tcheou-Fou, Lieou- Tcheou-Tch'eng-Cheou-Ying (^p îlfl ^ "'J' *^ )' ^®^ troupes placées sous le commandement du Général en chef de la province.

Ce bataillon comprenait originairement un efîectif de 150 hommes. Son effectif actuel est de 329 sous-officiers et soldats, ainsi décomposé. Un caporal Ouai-Ouei-Pa-Tsong, 2 soldats de 1*^° classe, Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, huit cavaliers, 139 fantassins, 179 Cheou-Ping.

Le bataillon complet réside en garnison dans la cité de Lieou-Tcheou-Pou. Il n'envoie de détachement dans aucun poste extérieur. Le bataillon de garde de la cité, Tch'eng-Cheou-Ying ( ^ -»J' «^ ) de la brigade de Lieou-K'ing, Lieou-K'ing-Tchen-Piao.

Durant la 12™® année Kouang-Siu (1886) le bataillon de garde de la cité de Lieou-Tcheou-Fou dépendant des troupes placées BOUS le commandement direct du Général en chef de la pro- vince devint le bataillon de garde de la cité de la brigade de Lieou-K'ing, Lieou-K'ing-Tchen-Piao-Tch'eng-Cheou-Ying.

Son effectif est de 161 officiers, sous-officiers et soldats. Sur cet effectif, 9 officiers et sous-officiers et 125 hommes résident eu garnison dans la ville de Lieou-Tcheou-Fou dont ils assurent la défense. Ce contingent se décompose en: 1 capitaine en P"^, Tou-seu (^^); 1 lieutenant, Ts'ien-Tsong; 2 adjudants, Pa-Tsong; 1 sergent, Ouai-Ouei-Ts'ien-Tsong; 1 caporal, Ouai- Ouei-Pii-Tsoug; 3 premiers soldats, Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, neuf

26 J. BE AU VA IS.

cavaliers de combat; 70 fantassins de combat et 46 Oheou-Ping.

ÜU autre contingent de 2 sous-officiers et de 25 hommes est réparti dans 2 postes, ou Sin, de la façon suivante:

Poste de Pai-Cha-Sin ( ÉI fcJ^ ^ )' ^^ sous-officier chef de poste, 9 fantassins de combat et 6 Cheou-Ping.

Poste de Tch'oan-Chan-Sin ( ^ UJ 'X ), 1 soldat de l^""^ classe, Ngo-Ouai-Ouai-Ouei, 6 fantassins de combat et 4 Cheou-Ping. 10° Bataillon de Yong-Houai (Yong-Houai-Ying ^4*^©), ou bataillon de Yong-Hien (JÈ^) et de Houai-Yuen-Hien ('^ ^ ^ ). Ce bataillon comportait originairement un effectif de 624 hommes. Son effectif actuel est. de 717 sous-officiers et soldats, se décomposant ainsi: 6 sergents et caporaux, 14 cava- liers, 247 fantassins, 450 Cheou-Ping.

Sur cet effectif 107 hommes, résident dans la cité de Houai- Yuen-Hien, quartier général du bataillon à 330 lis au N. de Lieou-Tcheou-Fou, et 131 hommes sont détachés dans chacun des postes ou T'ang des rivières ou des routes de terre qui en dépendent. Un autre détachement de 3 sergents et caporaux, 476 soldats, est réparti comme garnisons de la façon suivante dans cinq postes ou Sin.

V Le poste de Chen-K'eou-Sin {f)iP'^)a, 190 lis du quartier général du bataillon. Il se compose d'un adjudant Pa- Tsong, et de 8 hommes. A ce poste appartiennent également 62 soldats disséminés dans les T'ang fluviaux et postes des routes de terre qui en dépendent.

Le poste de Cheu-Pei-Sin (5|ï$'^) à 235 lis du quartier général du bataillon, il se compose d'un sergent et de 12 hommes. A ce poste appartiennent également 26 soldats dissé- minés dans 3 T'ang fluviaux ou K'ia ( ~fc ) des routes de terre.

Le poste de Yong-Hien-Sin ( |4 ^ '^ )• C'est la gar-

K0UAIIH-8I. 27

nison de la cité de Yong-Hien, à 90 lis au S. du quartier général du bataillon. Il se compose d'un adjudant, Pa-Tsong, 2 sergents ou caporaux et 135 soldats. 52 autres hommes appar- tenant à ce poste sout détachés dans les T'ang des rivières ou dès routes de terre qui relèvent de ce même poste.

Le poste de Lo-Tch'eng-Sin ( H ^ffi ^ ). C'est la gar- nison défensive de la cité de Lo-Tch'eng-Hien à 230 lis au S. du quartier général du bataillon. Son e£Pectif se compose de 1 lieutenant Ts'ien-Tsong et de 28 hommes. Il comprend en plus 57 hommes répartis dans chacun des T'ang qui dépendent du poste.

5' Le poste de T'ong-Tao-Sin (ig^ ^) à 160 lis du poste de Lo-Tch'eng-Sin. Il se compose d'un adjudant Pa-Tsong et de 86 hommes répartis dans chacun des T'ang qui dépendent du poste.

Soldats aborigènes.

Lo-yong (g^^), un T'ou-cho (±^) ou (?); 3 Pao-mou (^ ^ ) ou chefs de Pao, petits postes fortifiés, et 265 soldats répartis dans ces Pao, auxquels sont attribués des terres d'une super- ficie de 897 meous.

Lo-Tch'eug (^ |^)> 1^ P*o ou postes, 15 Pao-mou ou chefs de poste, dans lesquels sout répartis 210 hommes. Les terrains attribués aux Pao, ont une superficie de 2987 meous.

Lieou-Tch'eng (^p '^)i 21 postes ou Pao, 21 chefs de Pao ou Pao-mou, dans lesquels sont répartis 212 hommes. Les terrains attribués aux Pao ont une superficie de 5197 meous.

Yong-Hien ( ^$ ^ ), 2 Pao ou postes, 2 Pao-mou ou chefs de Pao, 14 soldats sont répartis dans ces 2 Pao, auxquels sont attri- bués des terres d'une superficie de 178 meous.

I

28 J, BEAU VAIS.

Milices régionales. Min-Tchouang (ß^).

Ma-P'ing {]^ ^) 40 hommes, tous exercés au fusil de chasse.

Lo-Yong 38 hommes, sur lesquels 5 sont exercés au fusil de chasse et le reste au tir de l'arc et au maniement du sabre et de la lance.

Lo-Tch*eng 28 hommes tous exercés au fusil de chasse.

Houai-Yuen 24 hommes, 12 sont exercés au fusil de chasse et le reste au sabre et à la lance.

Yong-Hien 24 hommes, tous exercés au fusil de chasse.

Siang-Tcheou 28 hommes, 15 sont exercés au fusil de chasse, le reste est exercé au tir de Tare et au maniement de la grande lance.

Lai- Pin 40 hommes, 35 sont exercés au fusil de chasse, le reste est exercé au tir de l'arc.

Produit des Impôts.

La totalité de l'Impôt sur le riz, dans toute l'étendue de la Préfecture, est en nature de 23028 cheu, 4 teou, 5 cheng, 7 ho et 7 cho (soit environ 1.381.680 kilogrammes).

Dans ce total le riz de l^^e qualité Peuu-Cho-Mi (2|S Ê 7|t) entre pour 11166 cheu, 5 teou, 4 cheng. Le reste est composé de riz de qualité inférieure, Tcho-Cho-Mi (^ Ê ^)-

Le produit total de l'Impôt foncier, Ti-ting-yin ( i^J^ ~J^ ^ ) s'élève à 19584 taëls d'argent, trois ts'ien, six feun, trois li. Dans les années qui renferment un treizième mois intercalaire, le pro- duit de l'Impôt foncier augmente de 1104 taëls d'argent, huit ts'ien, six feun, six li.

Positions stratégiques.

La préfecture de l^' rang de Lieou-Tcheou-Fou forme une sorte de ceinture défeusive aux deux pays de-Tch'ou (^), province du

KOUANG-ai. 29

Hou-Nan, et de K'ien (|^), province du Kouei-Tcheou. Elle con- tient et dirige les populations sauvages des Man (^). Elle eat entourée de montagnes et de fleuves et constitue une aorte de marche frontière éloignée. Son occupation permet d'anéautir les mauvaises influences du fleuve K'ien-Kiaug (||^'/X) ^^ d'éteindre les tours à fumée placées sur les montagnes (ce qui signifie que la tranquillité des frontières est assurée).

suivre.)

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VARIÉTÉS.

Shichi ko Zöshikwan no uta.

Sono ichi,

Satsuma no kuni wa, saikai no hin !

Kenji no uinareshi tokoro )iari.

Saigô Nanshû, Okubo kötö konochini

umarete tenka wo keieisu.

Yama wa takashi: kaimon '),

Mizu wa kiyoshi: kinkô').

Sono yama ni nozomi,

Sono mizu ni yokushi,

Kogö wo tsuikwai su.

Ware ra tanoshi ya.

Hippu kokorozashi wo tateru ya

Sangun mo ubônashi.

Senri no gaku to ni tabisuru wagasomo.

Anjô no shosatsu yama nasu totemo,

Senjin no ato wo tadorite susurai

Kakuse zo kotaeu kimi ga megumi ni.

Sono

m.

Satsuma no kuni wa, kyushû no ten

Seiki no yadorishi tokoro nari.

Tenshô no eki '), bôshin no hen ♦)

Tai ko wo sasae •) ôji ni tsutomu ♦).

Matsu wa aoshi kqjô,

Naroi wa shiroshi liowan.

Sono matsu ni utai,

Sono nami ni ukabi,

Ôji wo tsukwai su

Warera tanoshi ya

Hippu kokorozashi wo tateru ya

Sangun mo ubônashi.

Banri no seito ni tabisuru" wagatomo,

Batto ') wo kata ni, ôru ') wo totte,

mi wo kintetsu to kitaïte susumi

Kakute zo agenan waga ko no homare wo.

lÂed der Daishichi Kotôgakko Zoshikwan. (von Prof. Tnjimnra, kokngakasha der Schule, übersetzt von Dr. Gramatzky.)

1.

Satsumaland am Strande der Westsee! Recken gebarst du: Okubo, Saigö. Des Reiches Führer waren sie. Himmelwärts strebend raget das See- thor. Wasser krystallrein ziert die Brokat-

bucht. Schaun wir den Kairaon, baden im Meer

wir. Auf unsrem Schreibtisch türmen sich

Bände, Doch hehrem Ahnen Beispiel, dem Lasst folgen uns, und vorwärts geh 's, Treu dem geliebten Herrn.

2.

Satsumaland im äussei"sten Kyüshü! Dir wurden Söhne hellen Verstandes, Vor Taikö furchtlos, dem Kaiser treu. Kiefern, sie grünen um deine Burgen, Wellen zieh'n silbern durch deinen Hafen. Singend im Walde, im Nachen uns schaukelnd, Vergangner Zeiten denken wir. Uns geht das Herz auf, voller Lust. Auchfder gemeine Mann, er kann wollen; Eiserner Wille lässt sich nicht beugen. Studien weg endlos, dir gilt die Reise. Schläger und Ruder stählen den Körper, Wir üben uns und lernen es. Dann vorwärts geh's, und laut erschalP Unserer Schule Ruhm!

^i

g«5-

1) Der Kaimondake (am Eingang der Kagoshimabucht), gewöhnlich

schrieben, hier y|^ p" .

2) Dichterischer Name für die Kagoshimabucht, Kagoshima no wan.

3) Cfr. den interessanten Aufsatz v. Gnbbins: "Hideyoshi and the Satsuma Clan in the 16th century" Trans. Vol. Vlll.

4) I), i. Meiji gwannen, am Anfang der Periode Meiji

5) = bat (an.), der Ballschlnger beim amerikanischen Bascballspiel.

6) = oar! (engl.).

32

VARIETES.

TRAITE ANGLO- JAPON AIS.

Londres, Il février. Le Foreign Office publie le texte suivant d'un traité entre l'Angleterre et le Japon, signé à Londres par lord Lansdowne et M. Ha- yashi, envoyé extraordinaire et ministre pléni))otentiaire de S. M. l'empereur du Japon à la cour de Saint-James.

Les gouvernements de la Grande- Bretagne et du Japon, mus par le seul désir de maintenir le statu quo et la paix générale en Extrême-Orient, et en outre spécialement intéressés à maintenir l'in- dépendance de l'empire de la Chine et de l'empire ^e la Corée et à assurer des facilités égales dans ces deux pays au commerce et l'industrie de toutes les nations, conviennent par les présentes ce qui suit:

LE TEXTE DU TRAITÉ.

Article premier. Les hautes parties contractantes ayant mutuellement re- connu l'indépendance de la Chine et de la Corée, se déclarent entièrement dé- gagées de toute tendance agressive con- tre l'un ou l'autre de ces deux pays.

Ayant en vue toutefois leurs intérêts spéciaux, dont ceux de la Grande- Bretagne se réfèrent principalement à la Chine, tandis que le Japon, en outre des intérêts qu'il possède en Chine, est inté- ressé à un degré particulier au point de vue politique aussi bien que commercial et industriel en Corée, les hautes parties contractantes reconnaissent qu'il sera permis à toutes deux de prendre telles mesures qui pourront être indispensables en vue de sauvegarder ces intérêts s'ils sont menacés soit par l'action agressive

de toute autre puissance, soit par des troubles en Chine ou en Corée, et né- cessitant l'intervention d'une des deux hautes parties contractantes pour la pro- tection de la vie et des biens de ses sujets.

Art. 2. Si la Grande-Bretagne ou le Japon, pour la défense des intérêts respectifs ci-dessus décrits, était impliqué dans une guerre avec une autre puis- sance, l'autre partie contractante gardera une stricte neutralité et fe)'a ses efforts pour empêcher d'autres puissances de prendi-e part aux hostilités contre son allié.

Art. 3. Si dans le cas précité, toute autre puissance ou toutes autres puis- sances prenaient part aux hostilités con- tre ladite alliée, l'autre partie contrac- tante viendra à son aide et fera la guerre en commun avec elle et concluera la paix d'un commun accord.

Art. 4. Les hautes parties contrac- tantes conviennent que ni l'une ni l'autre ne concluera sans consulter l'autre, d'ac- cord séparé avec une auti*e puissance, au préjudice des intérêts ci-dessus décrits.

Art. 5. Toutes les fois que de l'avis, soit de la Grande-Bretagne, soit du Japon, les intérêts ci-dessus mentionnés seront en péril, les deux gouvernements com- muniqueront l'un avec l'autre pleinement et franchement.

Art. 6. Le présent traité devra entrer en vigueur aussitôt après la date de sa signature et rester effectif pendant cinq ans à partir de cette date. Dans le caig ni l'une ni l'autre des deux hautes parties contractantes n'aui-ait notifié

VARIETK8.

BS

douze mois avant l'expiration de ces cinq années l'intention d'y mettre fin, le présent traité devra les lier jusqu'à ce que l'une ou l'autre des deux parties contractantes l'aura dénonce. Mais si quand arrivera la date fixée pour son expiration, l'une ou l'autre alliée est engagée dans une guerre, l'iilliance devra «ipso facto» continuer jusqu'à ce que la paix soit conclue.

En foi de quoi, les soussignés dûment autorisés par leui-s gouvernements res- pectifs, ont signé ce traité et y ont apposé leurs sceaux.

Fait en double à Londres, le 30 janvier 1902.

Suivent les signatures.

Le texte de ce traité est adressé par le marquis de Lansdowne à sir Claude Mac-Donald, ministre d'Angleterre à Tokio dans une lettre datée du Foreign- Office, 30 janvier 1902.

Le secrétaire d'Etat y déclare que ce traité peut être regardé comme le résultat des événements qui ont eu lieu

pendant les deux dernières années en Extrême-Orient et de la part que la Grande-Bretagne et le Japon y ont prise. Les deux puissances ont agi dans des vues similaires.

Lord Lansdowne attire spécialement l'attention du ministre sur les articles 2 et 3.

Il ajoute que le gouvernement anglais s'est décidé à conclure ce traité avec la conviction qu'il ne contient aucuneclause qui puisse être regardée comme une indication de tendance agressive ou égoïste dans les régions auxquelles il s'applique. C'est une mesure de pré- caution pour la défense d'importants intérêts anglais et ne menace aucune- ment la position actuelle ou les intérêts légitimes d'autres puissances. Il conclut:

Le Gouvernement de Sa Majesté espère que le traité pourra tounier au mutuel avantage des deux pays, qu'il contribuera au maintien de la paix, et dans le cas celle-ci serait malheureusement rom- pue, qu'il aura pour effet de restreindre le champ des hostilités.

UNE HISTOIRE DE L'ART JAPONAIS.

LA OOLLEOTION HAYASHI.

Tous les amateurs, tous les curieux connaissaient, bien avant l'Exposition de 1900, cette collection Hayashi qui va, d'ici quelques jours, s'égrener sous le feu des enchères et semer un peu partout la fleur d'art si patiemment et si amoureu- sement réunie par le plus opiniâtre et le mieux renseigné des chercheurs.

Avant d'être, à l'Exposition de 1900, en qualité de commissaire général du

son pays, M. Hayashi s'était créé à Paiis, comme importateur d'objets d'art ancien japonais, une clientèle aussi difilcile en fait de goût qu'éclairée. C'est grâce à lui, à cette documentation si complète que, le premier, il avait su réunir et qu'il mettait, avec une libéralité enthousiaste, au service de tous, amateurs ou japoni- sant<<, que nos idées ont commencé peu à peu à se faire plus précises et plus justes

Japon, le représentant des intéi-êts de | en ce qui concerne l'histoire de cet art,

8

34

apprécié chez nous depuis des siècles, mais aussi peu connu que possible, et surtout dans ses origines, les Japonais eux-mêmes s'étant mis les derniers à l'étude et n'ayant commencé que depuis une trentaine d'années à remonter aux sources authentiques et à classer scienti- fiquement leurs richesses.

En même temps qu'il familiarisait davantage les nôtres avec l'histoire du peuple japonais et de son art, M. Hayashi servait d'intermédiaire à ses concitoyens pour leur faire connaître et goûter nos productions à nous et, par comparaison avec les travaux de nos artistes, stimuler au Japon le sentiment artistique en- dormi, enlizé sous la tradition et figé dans des formules stériles autant que conventionnelles. La rénovation des éco- les d'art japonaises dont nous avons admiré, à l'Exposition de 1900, l'en- seignement vivant et pratique est pour beaucoup son œuvre, et le regain d'ac- tivité constaté, à cette heure, dans les arts du dessin au Japon ne doit pas peu à l'initiative hardie de cet homme qui eut l'audace, naguère, d'offrir à ses compatriotes, comme modèles, les com- positions si justes d'effet, si enlevées et d'un accent de vie si puissant de Paul Renouard.

Même succès en ce qui concerne la contribution si remarquée du Japon à notre Exposition dans le domaine de l'art rétrospectif. On peut dire, sans crainte de se tromper, que, si le gou- vernement japonais se décida à faire sortir des palais impériaux, des musées et des temples les pièces d'exception qui attirèrent, dans son pavillon du Troca- déro, tant de curieux et qui furent une révélation pour nous tous, s'il eut l'heu*-

reuse idée, d'autre part, d'accompagner cette Exposition d'un travail d'ensemble l'art ancien du Japon était étudié, dans ses plus lointaines origines, avec un soin scrupuleux, commenté, par tout un peuple d'érudits, avec sagacité, illustré enfin de reproductions d'une richesse inouïe, c'est à M. Hayashi que, nous autres Occidentaux, nous le devons.

Qu'un tel homme ait pu, pour son compte personnel, réunir, après les avoir identifiés, tant de chefs-d'œuvre créés dans tous les genres d'art au Japon, et à toutes les époques de cet art, qu'il n'ait rien admis dans sa collection que d'au- thentique, d'original et de hautement savoureux, cela s'explique, et c'est pour- quoi, depuis que l'exposition s'est ouverte, 22, rue de Provence, chez M. Bing, un public aussi varié que nombreux l'étudié avec une surprise qui confine à l'extase.

C'est la première fois, en effet, l'Ex- position de 1900 mise à part, que nous nous voyons à même de suivre, dans un ensemble d'où pas une forme d'art n'est absente, et toutes les séries sont représentées par des pièces maîtresses, l'histoire complète du sentiment artisti- que au Japon, depuis les premières ébauches de ses potiers, de ses sculpteurs et de ses peintres, jusqu'aux créations les plus personnelles et aux manifestations les plus décisives des maîtres du dix- septième, du dix-huitième et de la pre- mière moitié du dix-neuvième siècle.

Même pour les connaisseurs, à l'expo- sition del 900, le fil conducteur manquait. Faute d'un catalogue toutes les pièces eussent été cotées et classées par rang d'âge en même temps que par école, on fut longtemps dérouté. Les étiquettes ne furent posées qu'à la longue. On commen-

VARIÉTÉS.

85

f

çait à peine ù n'y recoiinuîtro quand l'Exposition se ferma.

Nous sommes suffisamment armés à présent.

Grâce à la publication du gouverne- ment japonais, qui fut envoyée gratuite- mont à tout ce que Paris compte de connaisseurs et d'amis éclairés du Japon, grâce aussi au catalogue dressé avec autant d'érudition que de méthode par M. Hing, nous pouvons, sans que la moindre hésitation nous arrête, suivre d'un bout à l'autre le développement logique et les modifications successives de cet art si primesautier et si riche. Nous le voyons, au neuvième et au dixième siècle, sous une influence hindoue très marquée, conséquence de la conversion du Japon au bouddhisme. L'influence chinoise le domine durant la période qui a suivi, et qui correspond à notre moyen âge. Il est définitivement libéré, en pleine possession de lui-même, à partir du seizième et du dix-septième siècle. Et tout cela se caractérise, en tête de chaque section par d'admirables morceaux: dans les sculp-

tures, par la statuette d'Apvara, tout indienne encore de mouvement et de style, qui est du dixième siècle (no 7), par la statue en bois d'un Bodhinatwa (neuvième siècle, 1), par la figure de prêtre en bois peint, si expressive, qui est du quatorzième siècle (n<'41); dant> les peintures, par trois kakémonos, les n"»" 1454, 1455 et 14G0, qui sont des pièces introuvables, de l'époque chinoise, et dont un surtout le n" 1454, est une incomparable merveille, évaluée à plus de 100,000 francs; dans les laques, par l'écriteire (n« IGl), et la porte de (cabinet (n0167), œuvres de toute beauté, portent la signature de Kôrin, etc., etc.

Inutile, quant au reste de citer. Qu'il me suffise de dire que, des six cents pièces exposées, aucune n'est indifférente ou secondaire. Tout y est du goût le plus exquis et le plus rare. C'est un ensemble qu'il faut se hâter d'aller voir; on n'en reverra jamais plus l'équivalent. C'est une occasion unique de s'instruire.

THIÉBAULT-SISSON.

{Temps, 17 Janvier 1902.)

XIIP CONGRES INTERNATIONAL DES ORIENTALISTES.

Nous venons de recevoir le pi'emier bulletin du comité d'organisation du XllP'"" Congrès international des Orien- talistes, qui aura lieu du 4 au 10 Sep- tembre prochain à Hambourg.

Pour les communications, les langues allemande, anglaise, française et latine seront seules admises.

Le Congrès sera divisé dans les sections suivantes:

1) Linguistique, Section indogermani- que générale,

2) l'Inde et l'Iran,

3) l'Inde postérieure et l'Océanie (ex- trême Orient),

4) l'Asie centrale et orientale,

5) Section sémitique généinle,

6) Section islamite,

7) Langues égyptienne et africaines,

8) Relations mutuelles entre l'Orient et l'Occident,

à) dans l'Antiquité,

b) au Moyen-âge et aux époques

modernes (y compris les études

byzantines).

9) Section coloniale.

36

VARIETES.

La dernière section a été créée, car c'est 'justement à Hambourg que la dis- cussion des questions coloniales au point de vue scientifique intéressera le plus de membres.

Les membres du Congrès sont priés d'envoyer dans le plus bref délai, communication au seci'étaire général, Mr. le docteur F. Sieveking, Börsen- brûcke 2, des conférences qu'ils se propo- sent de faire, avec une courte notice du contenu et des thèses proposées.

Les questions et débats religieux et politiques sont exclus.

La cotisation est de 20 Mark pour

chaque membre et de 10 Mark pour une dame appartenant à la famille du membre.

On pourra se procurer la carte de membre contre remboursement cViez le trésorier du Congrès, M. Albrecht O'SwALD, Grosse Bleiche 22.

Les membres sont priés de faire savoir au comité dans quelle section ils veulent être inscrits.

Pour le comité :

J. G. MöNCKEBERG.

F. Sieveking. Albr. O'Swald

NÉCROLOGIE.

Professor CARL ABENDT.

M. le Professor Arendt est mort à Berlin dans la nuit du 29 au 30 Janvier dernier. 11 était le doyen des Professeurs du Séminaire des Langues orientales il enseignait la langue chinoise depuis la fondation de cet établissement, après avoir été le premier interprète de la légation d'Allemagne à Peking. II Il laissé un certain nombre d'ouvrages ') et au moment de sa mort, il faisait

1) On Chinese Riddles. {^Chinese Becorder, III, p. 184.)

Beiträge zur Kenutniss der Neuesten chinesischen Literatur von C. Arendt. (MUt. d. Beut. Ges.) Yokohama, Stes Heft., Sept. 1875, pp. 87—9, etc.

Das schoene Maedchen von Pao. Eine erzaehlung aus der Geschichte China's im Sten Jahrhundert v. Chr. (aus dem Chinesischen uebersetzt von C. Arendt).

Einleitung des Historischen Romans Geschichte der Fwratenhauemer zur Zeit der Oestli- chen Chou.

Publié comme supplément au No. 8 (Sept. 1875) du Recueil de la société allemande de Yokohama.

Chiang-yi's Apologues of the Fox and the Tiger, and the Dog. By C. Arendt. (China Review, XII, pp. 328 4.)

Su-tai's Apologue of the Bittern and the Moésel. By C. Arendt. {China RMeto, XU, pp. 362—3.)

On Chinese Apologues. By C. Arendt. {China Review, XII, pp. 407 412; XIII, pp. 23—41.)

C. Arendt. Moderne chinesische Tierfaheln and Schwanke. {Zeit, für Volkskunde, I, 3, pp. 325—334.)

Bilder aas dem häuslichen und familien-leben der Chinesen. Von Prof. C. Arendt, vormals Dolmetscher der Kaiserlich Deutschen Gesandtschaft in Peking. Mit einem Plane. Berlin. H. Reuther, 1888, br. in-8, pp. 48.

Peking und die Westlichen Berge. Stadt- und I^andsehaftsbilder aus dem Nördl. China. Von Prof. C. Arendt. Mit einem Plan von Peking. Mittk. der Geog. Gesellschaft in Hamiutg, 1889—90, Hft. I, pp. 67—96.)

YII Handbuch der Nordchinesischen Umgangssprache mit Eintchluss der Anfangs»

38 néceologir.

une nouvelle étude des Inscriptions de l'Orkhon 2). Je consacrerai une plus lon- gue notice à ce savant distingué dans le Sommaire des Etudes Chinoises que je prépare pour le Congrès des Orientalistes à Hambourg. H. C.

PIERRE HEUDE ^ ^^ ^ ^«'^ P^'^^-

Le R. P. Heude est le 25 juin 1836; il entra le 4 novembre 1856 dans la Compagnie de Jésus et il arriva en Chine le 9 janvier 1868, peu de semaines après son ami le R. P. A. Pfister; c'est lui qui me mit en rapport avec ce dernier avec lequel j'ai entretenu jusqu'à sa mort les plus affectueuses relations-''). Le P. Heude a fait de nombreux voyages dans l'intérieur de la Chine, en par- ticulier dans le Kiang-Si; il a visité les îles Philippines, toujours en vue de ses études zoologiques; c'est au cours d'un voyage au Tong-king il y a deux ans qu'il a contracté la maladie qui l'a emporté à Zi-ka-wei le 3 janvier dernier. On peut dire que le R. P. Heude est le créateur de la série des Mémoires œn- cernant Vhistoire naturelle publiée à Zi-ka-wei *). Le R. P. Heude a donné dans ces Mémoires de remarquables Etudes Odontologiques dans lesquelles il se montre

résolument partisan des doctrines anti-transformistes de Quatrefages. Le P. Heude

,n--\'i au ' i

griinde des Neuchinesischefl OfBcîellen und Briefstils, von Prof. Carl Arendt,... Allgemeine Einleitung in das chinesische Sprachstudium mit einer Karte. Stuttgart & Berlin, W. Spe- mann, 1891, in-8, pp. xxt— 535.

Synchronistische Regententahellen zur Geschichte der chinesischen Dynastien. Von C. Arendt. {Miii. des Seminars für Orient, Sprachen, Berlin, 1899, Jahrg. II, Iste Abth., pp. 152—250-, ibid., 1900, Jahrg. III, Iste Abth., pp. 1—164; ibid., 1901, Jahrg. IV, Iste Abth, pp. 114—170)

2) Studien zur chinesischen Inschriftenkunde. I. Kültegin. Ein Beitrag zur Erklärung des chinesischen Textes des Kültegin-Denkmals, nebst Bemerkungen über das Verhältniss der Köktürkischen zu der chinesischen Grabschrift. Von C. Arendt. {Miük. des Seminars f. Orient, ^rächen, Berlin, 1901, Jahrg. IV, Iste Abth., pp. 171 196; à suivre.)

3) Voir Toung-Pao, II, p. 460.

4) Dans les Mémoires concernant Vhistoire naturelle de l'empire chinois de Jésus, Chang-haï, 1880, etc.

Mémoire sur les Trionyx. (Premier Cahier.)

Notes sur les mollusques terrestres de la vallée du Fleuve Bleu. (2*, 8" et 4" cahier.) ^ Catalogue des cerfs tachetés (Sikas) du musée de Zi-ka-wei, ou notes préparatoires à la

monographie de ce groupe. (3^ cahier.)

Problema Philippinense, seu Cervinorum Craniorum in Philippinis insulis hucusque detectorum, quae ex amicis accepit alque in taxonomicam seriem coroposuit Petrus Heude, Soc. Jesu presbyter, apud Sinas missionarius, praeviae icônes, nec non et eorumdem cra- niorum parens index. (II, 1" cahier.)

NÉCUOLOGIK. 89

a publié un grand nombre de mémoires *), mais son principal ouvrage est sans doute sa Concht/liuloijie fluviatile •).

Le Dr. E. Bretsclmeider a consacré une notice au P. Heude dans son History of European Botanical Discoveries^ pp. 870 871, et à ses recherches botaniques. .T'avais eu le plaisir de revoir le R. P. Heude lors d'un voyage en France il y a quelques années. Il avait pris comme naturaliste une grande place dans la phalange scientifique qui fait la gloire de l'établissement des Jé.suites à Zi-ku-wei. H. C.

CORNELIS PETRUS TIELE.

Le docteur C. P. Tiele, professeur à l'Université de Leide, vient de mourir en son domicile le H janvier, à 10 heures et demie du matin.

Tiele naquit le 16 Décembre 1830 à Leide, il se prépara pour les études univei'sitaires, d'abord à l'école particulière de M. Nieuwveen et ensuite au Gymnase municipal. En Octobre 1848 il fut inscrit comme étudiant à l'Athénée Illustre et au Séminaire Remonstrant à Amsterdam, il suivit les cours des professeurs Veth, de.s Amorie van der Hoeven, Van Gilse et Abraham des Amorie van der Hoeven.

C'est qu'il débuta par un Specimen continens annotationcm in Evang. Joannis; mais ce n'est que plus tard qu'il fut nommé docteur honoris causa en théologie à Leide, et en littérature à Bologne.

Après avoir été pasteur de 1853 56 à Moordrecht et ensuite jusqu'en Jan- vier 1873 à Rotterdam, Tiele fut nommé professeur au Séminaire Remonstrant transféré à Leide, dont il inaugura le cours, le 13 Fév. 1873 avec un discours intitulé «La place des religions des peuples non-cultivés dans l'histoire de la religion». En 1877, il fut nommé professeur à la nouvelle chaire d'histoire des religions, créée à Leide, qu'il inaugura le 10 Octobre par un discours intitulé «Les fiuits de l'Assyriologie pour l'histoire comparée des religions».

Obligé, selon la loi, de prendre sa retraite, à l'âge de 70 ans, il n'avait pas pu célébrer son jubilé d'argent (25 ans) comme professeur. 11 en fut dédommagé par les nombreuses marques de sympathie qui lui furent portées en ce jour.

Il était Membre de l'Académie royale des Sciences à Amsterdam et de plu- sieurs autres institutions scientifiques à l'Etranger.

5) Description de deux oiseaux de Chine par M. l'abbé Heude. {Ann. det Se.iuU.,h*S., Zool. and Pal., XX, 1874. Art. 2, p. 163.)

Diagnoses Molluscorum in fluminibus provinciae Nankingensis coUectorum, Auctore R. P. Heude, S. J. {Jour, de Conchy liologi<i, XXII, 1874, pp. llS-'na.)

6) Conchyliologie fluviatile de la Province de Nanking par le R. P. Heude... Paria, F. Savy, s. d., 10 fascicules in-4.

40 NÉCROLOGIE.

Ses principaux ouvrages sont: la Religion de Zarathustra (1864), Histoire comparée des religions de V Egypte et de Mésopotamie (1872), Esquisse de Vhistoire de la religion jusqu'à la domination des religions universalistes (1876), Histoire de Baby lone et d'Assyrie.

Son Histoire de la religion a été traduite en Anglais, en Finançais, en Alle- mand, en Italien, en Suédois, en Danois, voir même en Ruthène.

La Théologie perd en lui une de ses plus grandes lumières ses collègues un excellent ami. G. sohlegel.

BULLETIN CRITIQUE.

The Religious System of China ^ by J. J. M. DE Groot, Volume IV, Book II. On the soul and ancestral worship. Part /, The Soul in Philosophy and Folk- Conception. Leiden, E. J. Brill, 1901. (Comp. T'otmg-pao, Vol. Ill, p.^201, Vol. V, p. 355).

The preseut volume treats ex- haustively of the philosophical and superstitious ideas the Chinese have concerning the so-called Soul or rather its psychology: a most barren study, but, withall, in so far interesting, as it shows how useless the speculations are, and must be, upon a subject which is impalpable. What is a soul, and in which part of the body is it located ?

The Chinese, as less as the

western philosophers, have suc- ceeded in resolving these questions.

Consequently the author says himself in the beginning of his 4th Chapter: "the speculations, "sold for wisdom, with which the "preceding chapter has acquainted "us, though rather fit to move us "to laughter, than to awake our "interest, occupy a place of more "signification in the field of Chinese "thought, than appears at first "sight".

When Chinese philosophers tell us that every viscus, as also the hair, the brains, the eyes, the nose, the tongue, etc., have each a separate Shin ( Jß^ ), or are anim- ated by a special part of the one shin the individual possesses, they only express by the word «Ain, what our modern philosophers

42

BULLETIN CRITIQUE.

express by the word Electricity.

The intellectual soul ( ^ i^ )

is located in the head or the brains

(A^ffilS). P- 77. Conse- quently the soul is sometimes able to leave the body and wander about, without the body dying.

Among the Indonesians, this belief has given rise to the legend of flying heads heads able to leave the body for a while and fly about.

But this is not a Chinese con- ception, and the instances of such flying heads, quoted by professor De Groot, are acknowledged by Chinese authors themselves as having taken place in the southern regions C^^); though, super- stitious as the Chinese are, they have accepted the legend (p. 78— 79). The Chinese Encyclopedia ^ >5 ^ '^ San-tsaiTu-hwui, says, in speaking of the country of Pti- kia'lung C^^^jl)? wrongly

identified until now viiih-Fekalongan in Java: "It is said that in this "country exist flying heads, but "whose eyes have no pupil. Their ."heads are able to fly. What the "people worship is called Chung- ^Hok, on account of which they are "called Lok-TSiCe. In the time of "Emperor Wu of the Han-dynasij "(B.C. 140 - 87), there lived in the "South a people capable of trans- "forming itself. They were able to "send first their heads flying for- "ward to the southern seas. With "the left hand, they flew to the "eastern sea, and with the right "hand, to the western marsh. "Towards the evening, the heads "returned upon their shoulders, "and when both hands came "together, a violent storm raged "beyond the waters of the sea" '). It seems that De Groot has remained unacquainted with the above quotation.

m. i^mmm, ^^mmm. Msiiii

BULLETIN ORITiqUE.

48

Other philosophers have located the soul in the heart (p. 80); those of the Sung-dyoasty said that the Tsing (or subtle, vital principle) was simply the blood (p. 81). Hence the belief of the Chinese that the ignis fatuua seen on old battlefields, drenched with the blood of slain men and horses, were so many wandering souls *).

The story told by De Groot of a certain Chang Ch'ih who saw during the night the ground studded with lights (p. 81 82), reminds forcibly of the euglish, popular name given to the ignis fatuus "Jack with alantern". The popular Chinese name is J^ ^ Kwei fo, or "Imp-fire".

Chapter V (p. 83 seq.) treats of the animistic ideas as suggested by shadows.

With the Chinese, these shadows are no Phantoms, deprived of life and body, but rather Spectres as in the old german tales; for one can

talk with them: ||t Ä or ^ j^ (cf. my Dutch-Chinese Dictionary, i. V. Spook). A ghost who has a place to revert to, does not turn to a spectre ( Ä ^ J^f ^ » ^ ^^^M)- Cf. my Dutch- Chinese Dictionary, t. v. Spook and Ziel (soul).

As for the Chinese scenic shades and Javanese Wäyang, I can only repeat what I have said upon the subject in the T'oung-pao^ 1901, p. 203.

If the Wayangpurwa (or sceuic shades) were played in Java iu A.D. 1416, Ma Hoan, the most exact Chinese ethnographer of Java, would not have failed to notice it. But he only speaks of the Wâyang bèbèr, a long picture between two wooden cylinders, and which is un- rolled {amh^bh') as the dalang^ or represeutator, goes on with his ex- planation, (cf. G-roene veldt's Notes on the Malay Archipelago, p. 53). Surely, he would have mentioned

^) Sfe ^ 5E t: ^ ^ , ^ A .i JSi > * ^ IS i. ^'

my Dutch-Chinese Dirtionnry «. v. Dwaallicht and Stijgbengitl. We revauV inter pargnihetet, that there is on p. 81 a misprint in De Groot's work, ri*. «S for ^S , which latter only is composed of -^ flames and Atfc perverse; ^^ . composed of "t* rice and ^ftp perverse, is a corrupt form of

lin.

H

BULLETIN CRITIQUE.

the scenic shades of the Javanese, if he had seen them, as they would have recalled to his mind his popular, native scenic shades.

Professor De Groot says (p. 88) that these Chinese Shades were never very popular in China.

But, in Amoy, they are very popular as appears clearly from the colloquial expressions tsud id ( ^ ^ ), paper-shades. Id hi ( ^ )^ ), shade-game, phe ang ( ^ j^ ), leather puppets, phe kau ( ^ 101 ), leather monkeys, etc. (Cf. the Amoy Dictionaries of Douglas and Francken).

The sixth Chapter treats of diseases of the soul: Insanity and Convulsions.

As our own psychologues are just as ignorant as the Chinese with respect to insanity, we may just as well leave this subject, aud refer the reader to De Groot's work itself.

Chapter VII contains a good lot of /\\ 1^, or Tales, about souls leaving the body, which could have some interest if the author had compared them with similar tales in Europe and other

parts of the world.

Chapter VIII treats of Re- animation after death, or Re- suscitation, likewise illustrated by numerous tales, the one more marvellous than the other.

Re-iucarnation of souls through birth is the subject of the IXth Chapter. This theory has been infiltrated into China by the Buddhists, and is, properly speak- ing, un-chinese. The doctrine of incarnation belongs to the belief in metempsychosis, and we have no right to langh at either Buddhists or buddhist Chinese to believe in the transmigration of the soul, as long as we ourselves believe in Incarnation in its most ridiculous aud absurd consequences.

As a sequel to the preceding chapter, the Xth one treats of Zooanthropy, or of incarnations of men into animal forms as tigers, foxes, wolves, dogs, bears, stags, monkeys, rats, etc., profusely illustrated by a lot of fabulous tales. Here again, a comparison with similar beliefs in Europe would have much enhanced the value of the chapter.

ßULT.RTlN CRITIQUB.

46

Chapter XI treats of the des- cent of men from animals, not by evolution, according to the theory of Darwin, but due to copulation of men with animals, or of different animals with each other. Instances of the first are given by the author, page 255 seq.

However, we cannot agree with the author, when he quotes (p. 267) a number of names of foreign tribes, composed with the radical fo.r dogs or beasts in general, like the ^^ k'ih, ^^ liao, ^^ ling, :^gg miao, etc., and ascribes these name to the belief of the Chinese that they were the offspring of dogs or beasts.

They are simply injurious or contemptuous designations for un- civilized, barbarian nations.

When a Turk calls a European a christian dog, he does not intend to say that the Europeans descend from dogs, but that they are just as filthy and omnivorous as dogs are.

Some of those Chinese names have no meaning, but are simply

transcriptions of the exotic name of such tribes; as/, t. the ^ ^j^ lo-lo, ^^ ^^ lo-lo or^^ i^ffit'lo, which are simply transcriptions of the native name Lob, a race in- habiting the province of Yun^nan, and to which the radical ^K dog has been joined to show the contempt the Chinese have for them. One of the tribes of these Lolas is called mSki^i^ "The pig-dung üilos", not because they are the offspring of pig-dung, but only because this tribe is especially dirty ').

It is well known that the Chinese have a special knack of choosing such characters for trans- cribing phonetically your name, that they imply, at the same time, an injury *). The Malays do the same thing: a certain, rather in- debted, gentleman called Mispel- blom Meijer was transliterated by the Malays as Massa bëlom hayer^ "the gentleman who has not yet paid", etc.

The instance quoted by the

3) See my Review of father Vial's work on the Lolos in Totrng-pao, Vol. IX, pp. 413 «a;.

4) See Notes and Queries on China and Japan, Vol. IV, 1870, p. 46.

46

BULLETIN CRITIQUE.

author of the northern Turks believing to be descended from a wolf, a buri {chia. fu-li [?# ^ ) % is not Chinese, but western and exotic. The progenitor of these Turks was a human boy nourished by a she-wolf (p. 265), exactly as Romulus and Remus in the legendary history of Rome.

The author himself says (p.271) that words denoting wolves or dogs were never in China actual tribal names. He is quite right, and this confirms our supposition that beastlike tribe-names are only contemptuous terms used by the Chinese for designating exotic, barbarian races.

Chapter XII treats of Plant- and Tree-spirits, all illustrated by numerous quotations from Chinese tales; on p. 294 seq. the amorphous plant-spirits are discussed. Prom such plants, miraculous drugs are prepared, labelled as ^g |^ lirig yoh S$ ^ shin yoh or f[l| ^ sien yoh (fairy drugs). There is, however, nothing particular in these names, for we use them also.

Our old maids use Eau des Fées (fairy water) to dye their gray hair black; Jalap bears the scientific name of Mirabilis jalapa; Palma christi is called in Dutch wonder- boom (wondertree) ; our english wonderbalm is called in Chinese -fi. g^ ^p "quintuple-spiritual balm"; a quack is called in Dutch a wonder do kter, in Chinese )[j^ ^ shin i; wonderolie is the dutch name for the Castor-oil; all these epithets only indicate the wonderful effect these drugs have upon diseases, but can hardly be considered us to be the products of amorphous plants animated by a divine spirit (^ ling or J|j^ shin).

On page 347 seq.^ we have several instances of paper horses, etc., changed into real horses. All who have been in China, kuow that, with wealthy Chinamen, not only paper horses, but a model of his house with the whole furniture in it, all made of paper, are burned in the belief that they will change to real horses, house and furniture in the other world. It is a mitigated

5) See my Dutch-Chinese Diet. i. v, Wolfskop (wolf-head).

BULLETIN CRITIQUE.

47

form of the old custom to slaughter, not ouljr the horses, but also a dozen of domestics of a chieftain, upon his grave in order to serve him in the other world. A barbarous custom, not only observed in an- cient China, but also with european races before they were christianized.

Chapter XIV treats of food and medicines from animals and men, on which subject many a parallel could be drawn with our western therapeutics.

Cannibalism is treated of on p. 363 seq. as occurring in ancient China; but it still prevails in a minor form, to the present day. When some renowned robber or insurgent is condamned to death, the Chinese pay large sums to the executioner for a bit of his heart or liver, thinking thereby to as- similate with themselves the cou- rage and bravery of the executed criminal (p. 377). The Chinese law has, however, at all times, punished very severely such abnormous cravings.

Chapter XV treats of appa- ritions and their good or bad influences upon the fate of man,

of ghosts and spirits, etc.

We may consider as a conti- nuation of this, the XVIth Chapter on retributive justice exercised by spirits, illustrated by copious tales for which parallels could be easily found in western folklore.

A very useful Index of the Chinese books used in the preparat- ion of the volume concludes this first part of Book II.

Taken as a whole, this volume is the least grateful of the previous volumes.

Most of the tales are of buddhistic or taoistic origin, and can hardly he considered as re- presenting original Chinese con- ceptions, being too much tinged with indian philosophical and mystic ideas.

We have to thank, however, profeßsor De Groot for the immense mass of folklore contained in this volume, and in which our western folklorists will find a precious mine for comparative study.

In order to understand man, we have to study, not only his healthy symptoms, but also his diseases, morbid propensities and

48

BULLETIN CRITIQUE.

the crimes and misdemeanours proceeding from them. But super- stition is just as hard to eradicate in China as it is in Europe; and as long as man conti nous to cherish

such superstitions, even when they are sanctioned by his religious creed, he will remain a sick man, in- capable of higher aspirations and of perfection. G. Schlegel.

CHRONIQUE.

ALLEMAGNE ET AUTRICHE.

Selon la «Berliner Allgemeine Zeitung», No. 35, Monsieur le Dr. P. Merk- LINQHAUS a nommé successeur à la chaire de Cliinois au Séminaire oriental à Berlin, laissée vacante par le décès du professeur Carl Arendt. (Voir notre Nécrologie.)

L'intérêt que le public, tant officiel que commercial, porte au Séminaire des Langues Orientales à Berlin, qui célébrera bientôt la ib'*" année de son exis- tence, augmente journellement. Pendant le Semestre courant, on y comptait 544 personnes qui le fréquentent, tandis qu'il y a peu d'années on n'y comptait à peine 200. Deutsche Kolonial Zeitung, 1902, N». 9, p. 87.

GRANDE BRETAGNE.

Le 13 décembre une société a été formée à Londres pour l'étude de l'Asie centrale à tous les points de vue: politique, économique et scientifique; elle a le titre de Central Asian Society et elle se réunira à partir du 15 janvier 1902, dans les salles de la Royal Asiatic Society.

Nous lisons dans le London and China Express, du 7 février 1902: «In 1887 it was suggested that a School 'of Modern Oriental Studies should be organised as a branch of the Imperial Institute, in imitation of the very eificient establishments of this kind which are carried on, with Government resources in France, Germany, and Austria. The School, with the assistance of Univei-sity and King's Colleges, was officially opened in January, 1890. The daughters of the late Colonel W. J. Ousoley (Bengal Army) established and endowed, in his memory, thi-ee scholarships, in various Oriental languages, ia connection with the school, each one of the value of not less than £ 50 per annum. Examinations in various languages have been held each year since 1893. In 1894 5 7 and 8, Chinese was one of the languages selected, but on no occasion did any candidate pi*esent himself. E^ch time it was a case of «no competitoi-s». Apparently Japanese has never been selected by the authorities».

4

50 CHRONIQUE.

CHINE.

Au célèbre homme d'état défunt Li Houng-tchang le titre posthume de Li Wen-chung ^fe "A^* rf^ , le lettré et patriotique Li, a été décerné par décret impérial. Ce titre a été gravé sur une tablette dans le temple consacré à la mémoire des hommes d'état éminenls, et c'est ce titre par lequel il sera doré- navant mentionné dans les écrits, en place de celui de Li Houng-tchang

^ï^

Le nouveau ministère des Affaires étrangères, Wai-wou pou, est divisé en quatre départements: 1" s'occupe de la réception et des communications des ministres étrangers; 2<* s'occupe des chemins de fer, mines et télégraphes dans lesquels les étrangers sont intéressés; 3*^ s'occupe des douanes et des affaires coramei'ciales ; 4" s'occupe des missionnaires et des voyageurs étrangers, ainsi que des concessions étrangères.

La Mission du Yunnan et les Chemins de fer de pénétration en Chine.

La mission dite Mission du Yunnan a quitté Marseille le 5 mai à destina- tion du Tonkin d'où elle ira s'installer à Yunnansen, capitale de la province chinoise du Yunnan.

Le but de cette mission est de préparer l'ouverture des chantiers de con- struction du chemin de fer de Laokaï à Yunnansen, de consti'uire notamment les magasins, les ateliers, les bureaux, et les habitations du personnel européen afin que la mise en train des travaux puisse commencer aussitôt après le vote du parlement auquel le dossier de ce pi'ojet de ligne sera soumis tiès prochai- nement. Cette voie ferrée fait partie du programme des grands travaux adopté par les Chambres en 1898; elle a même été classée parmi les plus urgentes; elle n'est, on le sait, que la prolongation en territoire chinois de l'importante ligne ferrée Haïphong-Hanoï-Laokaï actuellement en construction et qui doit être entièrement achevée d'ici trois ans. Les travaux de la ligne Laokaï- Yunnan- sen dureront environ quatre ans. Les études de cette voie, d'une longueur de 465 kilomètres, ont été dirigées par M. Guillemot, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, Directeur Général des Travaux publics en Indo-Chine, qui a eu pour collaborateurs le lieutenant-colonel Gosselin, le commandant Schmitt, les capitaines Bourguignon, Petit, Bellat, Trégont, Duprat, Buvignier, Raynal; les ingénieurs Wiard et Le Bret; les conducteurs Kerler et Surcouf.

L'importance de cette voie est considérable au point de vue politique comme au point de vue économique.

La Chine nous doit des compensations et des garanties; nous ne lui deman- dons pas de nouveaux territoires, mais seulement des avantages commerciaux:

CHUONICiUK. 51

par le traité de 1896, elle nous a reconnu des droits sur les mines du Yunnan dont la variété et la richesse excitent vivement la cupidité de l'Angleterre qui, par la Birmanie et le Siam s'efforce do les atteindre. Le moment est venu de profiter des avantages que nous donne le traité de 1896 et notre établissement sur le fleuve Roupie pour pousser le rail jusqu'à Yunnansen, et mAme plus loin, et barrer ainsi la route aux Anglais. Dôjà l'Angleterre a construit une voie ferrée depuis le golfe du Bengale jusqu'à la frontière de Chine à travers la Birmanie; elle ne reculem devant aucun efïort, aucune dépense, et elle aui-a toutes les audaces pour atteindre Yunnansen ; elle ne dissimule pas ses projets de main-mise sur le Yunnan; elle fait depuis longtemps déjà figurer sur les cartes de ses atlas des tracés de voie ferrée qui atteignent le centre de la Chine par le Yunnan; elle voudrait ainsi détourner au profit des Indes la plus grande partie du commerce qui prend actuellement la voie du Yang-tsé-Kiang et de Shanghaï.

L'Angleterre au Yunnan commanderait toutes les hautes vallées: celles du Fleuve Bleu et du Sikiang, comme au.ssi du Fleuve Rouge et du Mekong.

Si au contraire nous arrivons avant elle à Yunnansen, les rôles sont changés et si, poussant plus avant le rail, nous atteignons Suifou et Tchoung-King, dans le Setchouen, c'est le Yang-tsé-Kiang, c'est la descente par le fleuve vere Shanghaï; c'est Hankéou qu'un chemin de fer reliera bientôt à Peking; c'est l'œuvre des Anglais annulée.

On ne peut nier l'intérêt qu'il y a pour notre commerce à relier Haïphong et Hanoï à Yunnansen et au Setchouen par une voie feri'ée qui drainerait à notre profit toutes les marchandises qui peuvent trouver avantageux de des- cendre par le Fleuve Rouge au lieu de s'acheminer vers la mer par le Si Kiang ou le Fleuve Bleu. Indépendamment de ses richesses minières incontestables et de ses richesses agricoles qu'il est facile de développer le Yunnan présente pour France un intérêt économique prépondérant en raison de ce fait que toutes ses communications avec l'Océan pacifique doivent facilement s'établir par l'in- termédiaire du Tonkin.

Le Setchouen, non moins riche que le Yunnan en gisements miniers, est une des plus plantureuses provinces de la Chine ; grande comme quatre fois la France, elle a une population d'au moins cinquante millions d'habitants.

Nous sommes mieux placés que les Anglais pour aller au Yunnan, nous pou- vons les y devancer, le Parlement en a reconnu la nécessité et a voté le prin- cipe d'une ligne ferrée du Tonkin à Yunnansen. Le Gouverneur Général de rindo-Chine estime cette ligne indispensable la sécurité comme au développe- ment de la Colonie et à la sauvegarde de nos intérêts dans la Chine du Sud; il assure que le moment est venu d'agir; il 'faut lu construire sans retard.

G. L. (Entretiens économiques, 5 Juin 1901.)

52 CHRONIQUE.

ETATS-UNIS.

M. le Dr. Herbert A. Giles, Professeur de Chinois à l'université de Cambridge, se rendra au mois de mars 1902 à New- York, pour inaugurer la nouvelle chaire de Chinois de Columbia College et faire quelques conférences. Il est parti pour New- York par le vapeur Umhria, de la ligne Cunard, le 22 février.

FRANCE.

M. Charles Vapereau, Commissaire général de Chine à l'Exposition de 1900, a fait une conférence sur Peking^ le mardi 10 décembre 1901, à la séance de l'Alliatice Française tenue dans la Salle de la Société de Géographie, sous la présidence d'honneur de M. le Ministre de l'Instruction Publique et la présidence de M. Larroumet, de l'Académie fi'ançaise.

M. le Prof. L. Nocentini continue la série de ses intéressantes études sur la Corée; il a donné au Journal de la Société Asiatique italienne un article de pp. 24 sur P^ieng-Iancj ^* ^^ ancienne capitale du vicomte de Tchi ^l -^ ,

grand Conseiller H^ ^ des In j|ö .

Société de géographie. Séance du 13 janvier 1902.

La navigation à vapeur sur le haut Yang-Tsé-Kiang. La parole a été donnée à M. Bons d'Anty, consul de France à Tchoung-King, pour exposer les éléments d'une étude qu'il a faite sur l'état actuel de la navigation à vapeur sur le haut Yang-Tsé-Kiang.

Le conférencier rapporte que, sans être entré définitivement dans la voie des réalisations pratiques le problème de l'ouverture du Yang-Tsé à la naviga- tion à vapeur a reçu sa solution dans les années 1900 et 1901.

De Shanghaï à Han-Kéou (960 kilom.), la circulation à la vapeur existe de- puis 1860. Le port d'I-Tchang fut ouvert quinze ans après. Depuis 1874, les vapeurs l'atteignent toute l'année.

M. Little atteignit Tchoung-King en 1898, mais sur un grand canot ponté. En juin 1900, un marin du commerce anglais monta jusqu'à Tchoung-King.

Les Allemands entrèrent en lice et perdirent un bateau corps et biens.

La France enfin a envoyé una canonnière achetée à Shanghaï, VOlry, com- mandé par le lieutenant de vaisseau Hourst. Il vient d'accomplir la traversée d'I-Tchang à Tchoung-King en novembre dernier.

L'hydrographie du grand fleuve, si bien décrite par le R. P. Chevalier, de l'Observatoire de Zi-Ka-Weï doit être aujourd'hui complète. Le lieutenant Hourst a donc fait faire à la question un nouveau pas.

CHUONiqUK. 58

JAPON.

Monsieur le baron . Sweerts de Landas Wyborqh vient d'être nommé Mi- nistre Résident dos Pays-Has au Japon.

RUSSIE.

Le siège du gouTerneur général de la côte sibérienne, qui était jusqu'ici à Khabarovka, est transféré à Kharbine.

Cette mesure prouve que l'évacuation de la Mandchourie est encore une fois ajournée.

La mesure, disent les autorités russes, est .prise afin de permettre au gêné ml de mieux défendre la ligne sibérienne du chemin de fer et d'organiser l'admi- nistration en Mandchourie.

I

BIBLIOGRAPHIE.

LIVRES NOUVEAUX.

Nous avons à noter deux nouvelles conférences faites par M. E. Deshayes le 15 Décembre 1901 et le 26 Janvier 1902, publiées par le «Musée Guimet». La première conférence traite des moeurs des Japonais au moyen-âge d'après quelques peintures du temps, et la seconde porte pour titre: «A propos du nu dans l'art au Japon».

Il est à regretter que ces intéressantes conférences soient pu- bliées sous une forme aussi primitive (calques en encre bleue). Le texte devient presque illisible et les dessins deviennent mutilés par ce procédé. Je suis sûr que les «Archives internationales d'Ethno- graphie» publiées à Leide par le savant directeur du Musée d'Eth- nographie, M. le docteur J. D. E. Schmeltz, se feraient un plaisir de reproduire exactement et en couleurs ces gravures japonaises aiusi que leur texte descriptif.

M. Maurice Courant a publié, dans le Tome XII des Mémoires de la Société de Linguistique de Paris, une note de 2 pages fort instructive, sur l'existence de deux lectures (prononciations) pour certains caractères chinois, distinguées par les finales K-N, T-N, P. M.

Notre collaborateur, le Dr. F. Hirth à Munich, donne sous le titre de «China im Zeichen des Fortschrittes» (la Chine dans la voie du progrès), publié dans la Deutsche Monatschrift für das gesamte Leben der Gegenwart (Berlin, Janv. 1902) un résumé des progrès faits par les Chinois depuis la dernière guerre.

Ces progrès consistent surtout en réformes militaires et politi- ques, et ont avoir été amenées par force majeure, à l'exemple des

BIBLIOGRAPHIE. '55

réformes au Japon, singées d'après notre civilisation occidentale pourrie et surannée. Nous n'attendons pas beaucoup de ces espèces de réformes. L'Europe ne se réformera point aussi longtemps que les principes de militarisme et d'autorité arbitraire y régneront souverainement, et la Chine ne pourra se réformer socialement aussi longtemps que les principes confucéens y seront vénérés et mis en pratique. Une pareille évolution ne peut se faire d'un jour à l'autre et exigera encore quelques siècles; car aussi longtemps que les Européens resteront chrétiens, aussi longtemps les Chinois resteront Confucéens.

Le Journal Asiatique (Mai Juin 1901) contient une note de M. Edouard Specht, sur le déchiffrement des monnaies Sindo- ephthalites, portant des légendes en une écriture parfaitement in- connue. Il a réussi à en retrouver l'alphabet dont il donne un tableau, et à l'aide duquel il a pu lire et traduire quelques unes de ces légendes.

Nous félicitons cordialement l'auteur de son ingénieuse découverte.

i

Monsieur le Dr. Georg Huth a fait en 1897 aux Toungouses de la Sibérie, une visite subventionnée par l'Académie impériale des sciences, et par la Commission archéologique impériale de St. Pétersbourg. Il a publié son premier rapport sur ce voyage dans le Bulletin de l'Académie des Sciences, en Octobre 1901, Vol. XV, no. 3.

Ayant enfin réussi, surtout à l'aide de boissons alcooliques, à gagner la confiance de ces Toungouses abrutis les derniers restes de la nation Youtchen, si puissante pendant le 12. siècle , il a pu tirer de leur bouche quelques anciennes chansons populaires.

L'auteur nous promet prochainement un aperçu de la langue et de la grammaire toungouses.

Le N°. 4 (Octobre 1901) du Bulletin de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (Hanoi 1901) contient des Notes ethnographiques

56 BIBLIOQRA.PHIB.

sur diverses tribus du Sud-Est de l'Indo-Chine par M. A. Lavallée, ancien attaché à cette école; un Tableau des Souverains du Nan- tchao par le R. P. Mathias Tchang, S. J., et des Notes importantes sur la géographie ancienne du Gandhâra par M. A. Foucher.

La rubrique Bibliographie contient des revues de livres et périodiques nous sommes contents de voir mentionné et discuté par le savant directeur, tout ce qui paraît sur l'Extrême-Orient dans les publications néerlandaises.

Le Journal Asiatique de Septembre Octobre 1901, contient un article du professeur A. Vissière, intitulé «Traité des caractères chinois que l'on évite par respect» , les ^ ^ ^ ; et qui est en Chine un ancien survival du Tabou qui existe dans les îles océaniennes. Ce sont surtout les noms personnels de souverains vivants et défunts, de quelques grands philosophes comme Confucius çt Mencius, etc., qui sont tabou en Chine. L'auteur en cite plusieurs exemples.

Nous recevons de l'auteur, M. A. Seidel, Rédacteur en chef du Journal colonial allemand:

a. un Vocabulaire systématique de la langue vulgaire chinoise du nord (dialecte de Peking) publié en 1901 à Oldenbourg et Leipsic. Le vocabulaire est divisé en rubriques à l'instar des vocabulaires bilingues chinois.

b. la seconde édition de sa Grammaire de la langue Japonaise parlée, publiée par M. A. Hartleben à Vienne.

Dans cette nouvelle édition, le vocabulaire systématique de la première édition a été supprimé, l'auteur se proposant de le faire paraître prochainement sous une forme considérablement plus large.

Pour les exercices pratiques, M. Seidel s'est surtout servi de l'ouvrage Meiji Kaiwahen de M. Mura mats.

KOUANO-SI

TRADUCTION DE DOCUMENTS

IllSTORIOUES, GEOGRAPIIIODES ET ADMINISTRATIFS SUR LA PROVhCE DU KOUANG-SI.

TIRÉS DU «KOUANG-SI T'ONG-TCHEU TSI-YAO»

^ ffi a I* n

(Compendium des renseignements les plus utiles sur la Province du Kouang-Si.)

FAR

J. BEAUVAIS,

Interprète du Consulat do France à Long-Tcheou. (Suite de la page 29J.

Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien '). Historique.

Dynastie des Han, 206 avant J.-C. à 221 après J.-C. Le terri- toire actuel de la Sous-Préfecture formait le Hien de T'au-Tchong (/^ PJ^ ) qui dépendait du Kiun de Yu-lin (^ ^).

Epoque des trois Royaumes (San Kouo, 220 à 265) et Dynastie de» Tsin, 265 à 420. Le territoire actuel de la Sous-Préfecture formait le Hien de T'an-Tchong, qui dépendait alors du Eiun de Eouei-Lin

Dynastie des Song, 420 à 479. Le territoire actuel formait alors la province ou Cheng i-^) de T'an-Tchong-Hien.

1) Le territoire de cette Sous-Préfecture renferme la capitale de la Préfecture de Lieou-Tcheou-Fou, qui est en même temps la capitale de cette Scas-Fréfectare.

I

60 J. BEAUVATS.

Dynastie des Ts'i, 479 502, des Leang, 502 à 557, et des Tch'en, 557 589. La dynastie des Ts'i rétablit à nouveau le Hien de T'an-Tchong et le rattacha au Kiun de Kouei-Lin. Il fut sup- primé par la suite.

Dynastie des Souei, 581 619. Le territoire actuel constitua le Hien de Ma-P'ing qui appartint d'abord à Siang-Tcheou ( ^ ^|»j ) et, au début de la période Ta-Yé (^ ^) 605—616 au Kiun de Cheu-Ngan (^â ^)-

Dynastie des T'ang, 618 907. Le Hien de Ma-P'ing constitua d'abord le siège du gouvernement de Kouen-Tcheou ( ^ ^ ) puis il en fut séparé et incorporé au Hien de Sin-P'ing ( 0f ^p ). Dans le milieu de la période Tcheng-Koan (^ §§,)i 627—649, il forma le siège du gouvernement de Lieou-Tcheou (^|p ^j^| ) et continua à faire partie du Hien de Sin-P'ing.

Période des cinq Dynasties. j^ » 907 960. Le Hien de Ma- P'ing forma le siège du gouvernement de Lieou-Tcheou.

Dynastie des Song, 960—1279. Le Hien de Ma-P'ing appartenait au gouvernement de Lieou-Tcheou.

Dynastie des Yuen, 1279 1368. Le Hien de Ma-P'ing appartenait à la marche ou Lou de Lieou-Tcheou.

Dynastie des Ming, 1368 1644. Le Hien de Ma-P'ing forma le siège de la préfecture de P"* rang ou Fou de Lieou-Tcheou. Dynastie actuelle des Ts'ing, 1644 à nos jours. Rien n'a été changé dans le précédent état de choses.

Limites de la Sous-Préfectuve.

Le territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien renferme la cité capitale de la Préfecture de Liepu-Tcheou-Fou. Il mesure 175 lis de l'E. à l'O. et 170 lis du N. au S. A 15 lis à l'E., il confine au territoire de la Sous- Préfecture de Lo-Yong-Hien, par le poste de Tou-Tsing-T'ang ^^). A 160 lis à l'O., au

KOUANQ-SÏ. 6Î!

village de Ling-Kiang-Ts'ouen ( ^ J^X ^ i^ confine au territoire de la Sous-Préfecture aborigène, T'ou-Hien ( j^ ^ ) ^^ Hin- Tch'eng (i^f^) dépendant de la Préfecture de 1*"^ rang de

K'ing-Yuen-Fou (J^ /fJ)- ^ ^^^ ^^^ ^'^ ^•' *" P®^*^ ^"" Cheu-Pao ( J^ ^ ^ ), il confine au territoire de la Sous-Préfec- ture de Lai-Pin-Hien. A 50 lis au N., au poste de Cha-Mou-Pao (^ ^ ^) i^ confine au territoire de la Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien. A 80 lis au S.-E., au poste de Eul-P'o- T'aug ( Zl H^ ^ ), il confine au territoire de la préfecture de 2me rang de Siang-Tcheou. A 40 lis au N.-O., il touche, au village de Kou-Liug-Ts'oueu ('^^>|*îj*)» au territoire de la Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien. A 120 lis au S.-O., à la passe de Pai-Tseu-Yai (^ -^ |^), il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ts'ien-Kiang-Hien ( ^ /X ^ ^ dépendant de la Préfecture de pr rang de Seu-Ngen-Fou (.g. Jgl jfj). A 170 lis au N.-E., au poste de Li-Yong-T'ang ( ^I] ^ ^ ) il confine au territoire de Sous-Préfecture de Lo-Youg-Hien.

Montagnes et riyières.

La Montagne du Cheval Céleste, T'ien-Ma-Chan ( ^ ,|| ji| ); elle porte également le nom de Montagne du jeu d'échecs des Esprits, Sien-Yi-Chan ( fjlj ^ |1| ). Elle se trouve au S. un peu 0. de la Sous-Préfecture. Elle est élevée et couv^arte d'arbres et de bambous. Au milieu de cette montagne, se trouve une caverne à partir de laquelle on peut monter jusqu'au sommet. Cette grotte est séparée en chambres et appartements nombreux par des sortes de cloisons. Cette disposition est fort étrange. On y trouve également de nom- breux bancs de pierre, d'où son deuxième nom.

La Moutagne de P'ing (^ UJ )• ^ ^^ ^i ^^ 3* ^^ ^ Sous- Préfecture. Le poëte T'ao Pi ( pi^ 5Ö5 )' ^* dynastie des Song,. 960 à 1279, a composé une poésie sur cette montagne.

62 J. B KAU VAIS,

La Montagne du Poisson de pierre, Cheu-Yu-Chan (^ ^ jl| ). Elle porte également le nom de Pic du Poisson dressé, Li-Yu-Fong ( jjL ^ ^ )• Elle se trouve à 2 lis de la Sous-Préfecture. Elle est percée à jour d'une infinité de trous ou cavernes. Des hommes célèbres, en grand nombre, y ont gravé des poésies. En avant de cette montagne, se trouve une grande caverne munie à droite et à gauche de deux portes communiquant avec deux cavernes postérieures. Ces excavations sont élevées, claires, absolument comme les grandes salles d'une maison, de telle façon qu'il est fort agréable de s'y rendre en pique-nique. Au pied de la montagne se trouve un étang qui porte le nom de l'Etang du petit Dragon, Siao-Long-T'an ( /J> ^|| *^ ). Il renferme beaucoup de poissons et communique avec le Ta-Kiaug iy^ /I ), le grand fleuve. Son niveau suit celui des eaux de la rivière.

La Montagne de l'Amphore, Tseng-Chan (^ [Jj ) au S.-E. de la Sous-Préfecture. Cette montagne, s'élève à pic de tous côtés. Elle a une hauteur de 50 pieds. La forme afiPecte la rondeur d'une amphore.

La Butte des Perdrix, Tche-Kou-Toei ( Ê| iîj| i# ) devant la résidence de l'Inspecteur des Etudes de la Sous- Préfecture. Un dicton prétend que si une perdrix s'envole de cette butte, il y aura cette année un Tchouang-Yuen ( jjjç yj^ ), (le numéro 1 du con- cours du Doctorat) dans la circonscription.

La Montagne des Pies, Tsio-Chan ( "^ [Jj )• Elle portait an- ciennement le nom de Montagne de la Joie, Lo-Chan ( ^ jjj ). Elle se trouve au N. de la cité. C'est la plus belle des montagnes de la Sous-Préfecture.

La Montagne des Oies, Ngo-Chan (J§ |1|), à 3 lis à l'O. de la Sous-Préfecture. Une source tombe en cascade du milieu de cette montagne. Cette cascade vue de loin ressemble à deux oies qui s'en- volent et c'est cette particularité qui a fait donner à la montagne le nom qu'elle porte.

KOUANG-Sl. 68

La Montagne de Kia-Ho {% '^ |Jj ), au 8. de la Sous-Pré- fecture. Un de ses côtés donne sur le grand fleuve, le Ta-Kiang. Elle formait une sorte d'écran à l'ancienne préfecture.

La Montagne des Cerfs, Ma-Lou-Chan ( .B^ J^ li| ) à l'E. de la Sous-Préfecture. Les deux montagnes qui composent ce petit massif ont l'aspect de deux cerfs mâle et femelle, qui sont de compagnie.

La Montagne des quatre vieilles femmes, Seu-Mou-Chan ( plj ^^ |J|j ) à 5 lis à rO. de la Sous-Préfecture. Cette montagne eat très- escarpée sur toutes les faces et ne se rattache à aucune autre.

La Montagne du Tonnerre, Lei-Chan ( ^ [ij ) à 10 lis au S. de la Soua-Préfecture. Au pied de cette montagne se trouvent les temples de Fei-Lai-Miao ( ^ ^ ^ ) et de Tsouei-Ling-Miao ( ^ ^ ^ ). On y trouve encore un étang très profond qui porte le nom de l'Etang du grand Dragon, Ta-Long-T'an (-^ ^ )^ ).

La Chaine de Siang-T'ai ( ;J§ § 'ftS ) '* ^^ ^^^ *^ N- ^^ la cité.

La Montagne du Mur du Dragon, Long-Pi-Chan (^-^^ jjj ) à 15 lis au N.-E. de la cité. Au milieu de cette montagne se trouve une paroi rocheuse, en forme de mur, au pied de laquelle se trouve un rapide, constituant une des passes donnant accès à la cité capi- tale de la Préfecture. Cette montagne renferme en outre une grotte qui porte le nom de caverne de la passe, Kouan-Tong ( ^ '/{^ )• Un poëte de l'époque des Song, T'ao Pi, parlant d'elle, l'appelait la grotte céleste des vapeurs et des nuages Yen-Hia-Tong-T'ien ( j^

La Montagne du Dragon replié sur lui-même, P'an-Long-Chan ( i^ ^ jjj )) à l'E. de la Sous-Préfecture. Un chemin conduit à une caverne creusée dans cette montagne. Cette caverne est vaste et claire. Au bas de la montagne se trouve l'Etang de Teng-T'an iWt */^ )• ^®"^ ^^ Dynastie des Ming ( U^ ), Ouang K'i Jouei ( ^ j^ ^ ) se cacha dans cet endroit. Il a été publié un livre intitulé

I

Qi J. BEAUVA.IS.

histoire de la Montagne du Dragon enroulé, P'an-Long-Chan-Tcheu

Rivières.

La rivière Lieou ( ^p fX. )•

Elle passe eu dehors de la porte S. de la capitale de la Pré- fecture. Elle porte également le nom de T'an-Chouei (/^ '^)- Son cours supérieur porte le nom de Fou-Lou-Kiang ( JÜg j^ yX )• Cette rivière provient de la circonscription ou Tchang-Koan-Seu ( -M 'j^ ^ ) de Yang-Tong ( ^ ^/j^ ) dans les montagnes de l'O. ou Si-Chan ( ® (Jj ) de la province du Kouei-Tcheou ( ^ j^ ). Elle coule d'abord au S., elle entre sur le territoire de la province du Kouang-Si ( ^ ), elle passe à l'O. de la Sous- Préfecture de Houai-Yuen-Hien (Ig 1^ ^)' '^ ^'^- ^^ ^^ Sous-Préfecture de Yong-Hien ( ^ )i elle prend le nom de Yong-Chouei ( J4 ;[fC)i rivière aux eaux chaudes, et ne commence à s'appeler Lieou- Kiang, qu'après être passée sur le territoire de la Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien (^^p ^^ ^). Elle arrive à l'O. de la capi- tale de la Préfecture de Lieou-Tcheou-Fou, puis elle se dirige au S.-E. et passe à Kiang-K'eou-Tchen {fji P |^), elle reçoit les eaux de la rivière Siang-Seu-Tai (;J5g ^@^ iß^) et d'autres ruisseaux des Sous-Préfectures de Yong-Fou-Hien ( 3< Si R ) ^^ ^^^ ^'^^^ Yong-Hien (^^ § ^). Elle passe sur le territoire de la Préfec- ture de 2™^ rang de Siang-Tcheou ( ^ j»H ), elle entre ensuite sur le territoire de la Préfecture de 1^^ rang de Sin-Tcheou-Fou (i^ ^ jfj) et prend le nom de K'ien-Kiang (||^*^) ou de Siu-Choueï ("^ ^)'

La rivière des Oies, Ngo-Kiang ( ^| /X ) ^^ Ngo-Chouei i^;^)-

Elle passe à 40 lis au S.-O. de la Sous-Préfecture. Sa source sort de la Montagne des Oies, Ngo-Chan(^§ |ll )• C'est un affluent du Lieou-Kiaug.

K0UANa-9I. ^

La rivière Houang-P'o (^ ^ '^)-

Elle coule à 30 lis à TO. de la Sous-Préfecture. Sa source sort de la montagne de Houang-Ki ( ^ ^ ll|). Elle se réunit à la rivière Ngo-Chouei et se jette dans le Lieou-Eiang.

La Fosse du Grand Dragon, Ta-Loug-T'an ( ;;Ac lH ïp ) à 3 lis au S. de la Sous-Préfecture an pied de la Montagne du Tonnerre, Lei-Chan; on lui donne aussi le nom d'Etang du Tonnerre, Lei- T^'f^^g ( ^ ^ ). Aux époques de sécheresse, c'est auprès de cet étang que l'on va dire les prières pour demander la pluie. Tchang Tchong-kien ( $^ ;^ ^ ) y avait une terrasse pour pêcher des poissons et Lo Siang-san ( ^ ^ ^ ) s'y retirait dans la grotte de Long-Yin-Tong ( f| ^ ?I^ ).

La fosse du petit dragon, Liao-Long-T'an (/J> ^ )^) à 2 lis au S. de la ville et au pied de la Montagne du Poisson dressé, Li-Yu-Chan. Lou Hong-tsien (^JçfjaS^) dans son livre qu'il a intitulé Tch'a-King ( ^ ^ ), appelle cet étang la source ronde Yuen-Ts'iuen ( U ;^ )•

L'Etang des Nénuphars blancs, Pai-Lien-Tch'eu (Q ^ *^)' En dehors du bastion N: de la viUe. Cet étang possède neuf ouver- tures. Il en sort une source.

L'Etang de Pang-Cheng-Tch'eu ( ;J4; ^ j^ ) au S. de la rivière.

L'Etang de Lo-Tch'eu ( j^ ffe ) au S. de la ville. Il sert à l'ir- rigation des champs. A côté de cet étang se trouve la pagode de Lo-Tch'eu-Miao ( ^ */fe ]^ ) qui n'est autre que la pagode de Lieou Tsong-yuen {Ißf ^ jt)-

La source de Lou Tao-sien (|^ ^ f|lj ^ ) à 10 lis an S. de la cité au pied de la grotte des Esprits, Sien-yen ( f[l| ^ )•

La source de Ling-Ts'iuen ( ^ ^ ) à 70 lis à l'O. de la cité. Elle ne coule pas, quoiquelle ne soit pas cependant entièrement desséchée. Dans l'eau de cette source, on rencontre quantité de poissons noirs et verts. Ce sont des Cheu-Tsi ( ^ Q^ ) ou carpes de roche.

66 J. BBAUVAIS.

Les puits du N. de la ville Pei-Tch'eug-Tsing ( :f t ÎÈ # )• Ce sont ceux de Lieou Tsoug-yuen ( ;^p ^ ;7|^ ^ ) et de Ouen Ping ( ^ ^ ^ ), tous creusés dans le roc.

Mandarins.

Un Sous-Préfet, Tcheu-Hien {^ ^).

Ses appointements dits Ngo-Fong, sont de 45 taëls d'argent.

Il touche en outre à titre de Pien-Fong, trente huit taëls d'ar- gent 3 ts'ien un feuu; 2' à titre de Yang-Lien, 1100 taëls d'ar- gent; 3° à titre de Yen-Kouei- Yang- Lien, 240 taëls d'argent, et enfin à titre de Hao-Sien- Yang-Lien (^-^^j^)» 173 taëls d'argent environ.

Ce fonctionnaire a droit à un personneide 23 hommes de yamen, porteurs de chaises, de parasols et d'éventails, palefreniers, plantons et policiers, pour l'entretien desquels il lui est alloué par an une somme de 138 taëls d'argent. Il a droit également à 40 hommes des milices régionales, ou Min-Tchouang, pour l'entretien desquels il touche annuellement une somme de 119 taëls d'argent 7 ts'ien 3 feun 5 li; et 150 cheu 3 teou 3 cheng 6 cho de riz. Enfin il a droit également à 28 policiers, garde-magasins et geôliers aux- quels il est attribué par an 168 cheu de riz.

Un chef de circonscription, ou assistant de 2™® classe de Sous- Préfet, Siun-Kien ( ^ ^ ) pour la circonscription, de San-Tou-Siu (H 15 ^^), San-Tou-Sin-Siun-Kien (H fP ^ M fê)-

Ses appointements sont de 31 taëls d'argent 5 ts'ien et 2 feun. Il touche à titre de Yang-Lien, 80 taëls d'argent. Il a droit à 2 sbires, pour l'entretien desquels, il touche annuellement 67 taëls 7 ts'ien 2 feun 6 li.

Un chef de circonscription, assistant de 2°^° classe de Sous-Préfet, Siun-Kien, pour la circonscription de Tch'oan-Chan-Siun-Kien ( ^

KOUANQ-SI. •?

Ses appointements et son personnel sont identiques à ceux do précédent Siun-Kien.

Un maître de police et gardien de prison de Sous-Préfecture, Tien-Cheu ^).

Ses appointements sont semblables à ceux des Siun-Kien précé- dents. Il a droit à un personnel de 5 portiers et sbires pour l'entretien desquels, il touche chaque année une somme de 30 taëls. Il a droit également à 7 palefreniers pour lequel il reçoit annuelle- ment 6 cheu de riz. Les années il y a un 13"*^ mois intercalaire, . il reçoit en outre 5 ts'ien d'argent.

Un directeur d'Etudes de Sous-Préfecteurs, Kiao-Yu (^|^) et un sous-directeur d'Etudes de Sous- Préfecture, Hiun-Tao ( ^ij 1^).

Les appointements de chacun de ces 2 fonctionnaires sont de 40 taëls. Ils ont droit chacun à 2 portiers, pour l'entretien desquels ils touchent par an 12 taëls, et à 16 pourvoyeurs pour les jeûnes, pour l'entretien desquels ils touchent 48 taëls.

Ecoles.

Nombre de Bacheliers littéraires: 12.

Nombre de Bacheliers militaires; 12,

On a ensuite augmenté d'une unité chacun de ces 2 chiffres.

Bacheliers subventionnés Lin-Cheng.

Leur nombre est fixé à 20. Chacun touche par an une quantité de riz fixée à 3 cheu 3 teou 4 cheng 6 cho 8 tch'ao. Ce qui fait au total une quantité de riz de 66 cheu 8 teou 1 cheng 3 ho 6 cho. Dans les années qui renferment un 13™® mois intercalaire, cette quantité est augmentée de 5 cheu 5 teou 6 cheng 7 ho 8 cho.

Un bachelier du grade de Eong-Cheng est nommé tous les 2 ans. Les terres appartenant aux écoles, out une superficie de 2 k'ing ( ^)

0<8 J. BKAUVAÏS.

13 meou 1 feun, composés de terrains de l^*"^ qualité, rapportanb un fermage de 13 taëls d'argent 5 ts'ien 6 li.

Bendement des Impôts.

Le produit total de l'Impôt foncier est de 2362 taëls d'argent 4 ts'ien 2 feun 1 li.

Durant les années qui renferment un 13™® mois intercalaire, le rendement est augmenté de 138 taëls d'argent 4 feun 2 li.

L'impôt sur le riz donne un rendement de 1652 cheu (piculs de 60 kilogrammes), la provision de grains des greniers est fixée à 16539 cheu.

Positions stratégiques.

Ma-P'ing-Hien, qui renferme la cité capitale de Lieou- Tcheou-Fou. *

2** Le cantonnement du bataillon de Tchen-Lieou, Tchen-Lieou- Yiog ( ^ -IIP "^ ) sur la rive N. du fleuve Lieou-Kiang.

Le poste de Tcli'oan-Chan-Pao ( ^ |_Lj ^) à 40 lis au S. de la Sous- Préfecture. C'était anciennement un relai de poste Yi (J|^); on en a fait actuellement une circonscription administrée par un assistant de 2°^® classe de Sous-Préfet ou Siun-Seu ( ^ ^ ).

Le bourg de Sin-Hing-Tchen (|ff Ä Ä) ^ 50 lis à l'E. de la Sous-Préfecture, ainsi que ceux de Tou-Po-Tchen ( ^ \^ ^ ) et de Kouei-Sin-Tchen C^ "^ ^^)- Us formaient anciennement un Siun-Seu, qui a été supprimé,

Le bourg des Camphriers, Tchang-Mou-Tchen (;|^ ^ ^) à 60 lis à rO. de la Sous-Préfecture. A la fin de la dynastie des Ming, lorsqu'on eut réduit la révolte des aborigènes Tchoang (^^), ce bourg fut élevé par un certain, Ouei Tcheu-tao (^ ^^)'

Le poste de Yu-Ouo-Tchai ( "^ ^ |^ ) au S.-O. de la Sous- Préfecture, dans un coin de la frontière des deux préfectures de

KOVANO-SI. '60

Lieou-Tcheou-Fou et de K'ing-Yueu-Fou. Sous la dynastie des Ming, 1368—1644, et pendant les années de la période Eia-tsing (^ j||), 1522-1566, (empereur Cheu-Tsong Sou-Hoang-Ti ^ ^ Ä M ^* )' *^°°* °°™ personnel était Heou-Ts'ong ( 'jj^ ). les chefs de pirates Ouei Kin-t'ien (_^ ^ 5J ) et consorts cou- paient les voies de communication terrestres et fluviales. Le Goa- verneur général Tchang Yo ( ^ -^ ) fit assembler 3 compagnies de soldats et cerner le repaire de Yu-Ouo-Tch'ao ( ^ ^ ^ ) lequel était entouré d'une muraille de pierres fort haute et d'ou- vrages considérables en terre. Les troupes impériales ne purent enlever de vive force cette forteresse. Elles ne s'en emparèrent qu'à la longue et ce fut à partir de ce moment qu'elle fut rasée.

7** Le poste des 3 rivières San-Kiang-Pao (^ yX ^) ^ 10 lis au S. de la Sous-Préfecture. Il porte également le nom de San- Kiang-k'eou ( ^ '/X P )• C'est le point de réunion des 3 rivières Tou-Lo-Chouei (/^ j^ ;JC), Lo-ts'ing-Kiang {'^ '^ tL) ^^ Ngo- Chouei ( Jl :;(C ).

Le porte de Tch'ang-p'iug-Pao ( ;g ^ ^ ) à 30 lis au S. de la Sous-Préfecture.

Le porte de Ou-Cheu-Pao { i% ^ ^) à 80 lis au S. de la Sous-Préfecture.

Sur le territoire de la Sous-Préfecture et à une distance de 10 lis de la ville de Lieou-Tcheou-Fou, se trouvent des indigènes Tchoang (^g).

A 50 lis de distance sont des territoires habités par des abori- gènes Yao {'^), Lang (^^), Ling (^-p^) et Ya (^^). Aussi de- puis fort longtemps avait-on établi à proximité de ces territoires et dans tous les endroits les plus importants des postes ou Pao, du genre de celui de Ou-Cheu-Pao, dans lesquels on avait fixé de petites garnisons.

70 , J. BEAUVAIS.

Sous-Préfecture de Lo-Yong-hien. Historique.

De la Dynastie des Han^ 206 avant J.-C. à 220 après J.-C, à la Dynastie des Tch'en (|^), 557 à 589 après J.-C. Le terri- toire actuel de la Sous- Préfecture de Lo-Yong-Hien ( ^|| ^ ^ ) faisait partie du Bien, de T'an-Tchong ()!p F|î )•

Dynastie des Souei, 581—619. Le territoire actuel de la Sous- Préfecture faisait partie du Hien de Siang-Eien (^ ^) lequel appartenait au Kiun de Cheu-Ngan ( ^^ ^ ).

Dynastie des T'ang, 618 907. Au milieu de la période Tcheng- Koan ( ^ ^S) le Hien de Lo-Yong fut constitué et rattaché à Lieou-Tcheou. Quant au Hien de Siang-Hien, il appartenait d'abord au Tcheou de Kouei-Tcheou ( :^ j^)- ^^ ne fut que par la suite qu'il fut incorporé au Tcheou de Lieou-Tcheou.

Période des Cinq petites Dynasties j\, ^^^ 960. Le Hien de Lo-Yong appartenait au Tcheou de Lieou-Tcheou.

Dynastie des Song, 960 1279. Durant la 4^^ année de la pé- riode Kia-Yeou {^^) 1059 le Hien de Lo-Yong fut diminué et son territoire réuni à celui de Siang-Hien.

Dynastie des Yuen, 1279—1368. Le Hien de Lo-Yong appar- tenait à la marche ou Lou de Lieou-Tcheou.

Dynastie des Ming, 1368 1644. Durant la 4™^ année de la pé- riode Ouan-Li C^ ^) 1576, Empereur Chen-Tsong Hien ( f ^ ^ ^ ^ ^ ) ^^^^ ^^^ personnel était Yi-Kiun {^^ ^)) le Hien de Lo-Yong fut séparé de la marche de Lieou-Tcheou et rattaché à la préfecture de P"^ rang ou Fou de Lieou-Tcheou-Fou.

Dynastie actuelle, 1644 à nos jours. Rien n'a été changé dans le précédent état de choses.

KOUAWî-81, 71'

Limites.

La Sous- Préfecture de Lo-Yong-Hien est située à 60 lis au N.-E. de la préfecture de Lieou-Tcheou-Fou. Son territoire mesure 65 lis de TE. à rO. et 200 lis du N. au S.

A 30 lis à l'E., le territoire de la Sous-Préfecture confine, à Houa- Chan-k'iao ( ^ |_L| ^ ), au territoire de la Sous-préfecture de Yong- Fou-Hien ( ^ jjfg ^ ) qui dépend de la préfecture de premier rang de Kouei-Lin-Fou ( ;|^ # jfrf )•

A 35 lis à rO., au bac de San-Meun ( ^ P^ {^ ), il confine à celui de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 130 lis au S., au village de Yun-Kiang-Ts'ouen (3|| )^ >|»»|*) il confine à celui de la préfecture de 2jne rang de Siang-tcheou.

A 70 lis au N., au poste de Kiai-Pai-Pao ( ^ ){$ ^ ) il con- fine au territoire de la préfecture de 2°^^ rang de Yong-Ning-Tcheou ( ^ ^ j»j>| ), de la préfecture de P"" rang de Kouei-Lin-Fou.

A 60 lis, au S.-E., par la chaîne de Ping-Ho ( j^ ^ ^ ) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Sieou-Jen-Hien {j^ i^ ^) dépendant de la préfecture de l^'^rang deP*ing-Lo-Fou (^

mm

A 60 lis au N.-O., au village de Lou-Tch'ong-Ts'ouen ( ^ '/i^ jjl^ ) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien.

A 60 lis au S.-O., au village de Hong-Houa-Ts'ouen ( j^ ^ ;j»ij*) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 90 lis au N.-E., à Kieou-Hien (^0) la vieille Sous- préfecture, il confine au territoire de la préfecture de 2"® rang de Yong-Ning-Tcheou, dépendant de la préfecture de P"^ rang de Kouei-Lin-Fou.

Montagnes et Rivières.

La Montagne Maîtresse, Tchou-Chan ( ^ |Jlj ). Eu dehors de la

72 J. BEAUVAIS.

porte du N. A gauche de cette montagne, se trouve celle de Chouang- T'ong ('^ ^ |i|) et à droite celle de Tsiu-Kiang (^ ^ UJ).

La caverne de l'Eléphant blanc, Pai-Siang-yen ( ÉI ^ J^ ) ^ 7 lis à VO. de la Sous-préfecture. Il s'y trouve trois cavernes super- posées. A l'époque des Song, 960 1279, un Tchouang-Yuen ( ^j^ yj^ ) (le premier de la liste du Doctorat), nommé Ouaug Oheu-tso ( ^E ift M"] ) rendait habituellement dans cette caverne pour s'y livrer à l'étude. Du sommet de la montagne, tombent deux grandes lianes longues de plus de 100 pieds chacune et en tout semblables à deux colonnes. Dans la caverne inférieure sont gravés quatre caractères: «T*ien-Jan-Ta-Hia» (^ ^ ^ >M )' ^^^^ Providence a ménagé une grande habitation».

La Montagne de Jou-Lai (^ ^ |lj ) à 15 lis au S. de la Sous-Préfecture.

La chaîne du Pied de cheval, Ma-fi-Ling ( j^ ^ ^ ) à 25 lis au S. de la Sous-Préfecture. Une rivière sort de ce massif à l'E. et se réunit à la rivière T*ai-Ho (^ 5(«P yX) ^^^ coule sur le terri- toire de la Sous-préfecture de Yong-Fou ( ^ Se )^ )•

La caverne du Dragon blanc, Pai-Long-yen ( f^ ^ ^ ), à 60 lis au N.-O. de la Sous-Préfecture. L'ancienne Sous-Préfecture se trouvait à ses pieds.

La Montagne de Seu-Ouei (,g ® li| ) à 70 lis au N.-E. de la Sous-Préfecture. Sur un sommet se trouve une source d'eau qui ne s'assèche pas de toute l'année.

La Montagne des Aigles, Ying-Chan ( ;^ |JLl ), dans l'enceinte de l'ancienne capitale de la Sous-Préfecture.

La Chaîne des Six-cents, Lou-Po-Ling ( ^ "g^ ^ ) à 60 lis au S. de la Sous-Préfecture.

La Montagne de Ta-Ting (^ ^ |Ij) à 70 lis au N. de la Sous-Préfecture.

La rivière Lo-Ts*ing ( JSS' '^ ^) à un demi-li au S. de la

KOUANfl-Sl. 78

Sous-Préfecture. Elle se sépare de la rivière Eouei (;(^ ^) arrose le territoire de la Sous-Préfecture et à San-Kiang-K'eou ( ^ yX tJ ) elle se réunit à la rivière Lieou (^p /X)« ^^^^ ^ donné un nom (Lo) à la Sous- Préfecture.

La rivière des Trois portes, San-Meun-Kiang (^ P^ J^) "a l'O. de la Sous-Préfecture. Elle vient de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing- Hien et se réunit au Lo-Ts'ing-Kiang (Nota: C'est le Lieou-Kiang).

La rivière de Chan-Tao (jlj ^ /X) à l'E. de la Sous-Préfec- ture. Elle provient de la Sous-Préfecture de Yong-Fou-Hien et se jette dans le Lo-Ts'ing-Kiang.

Mandarins.

Un sous préfet, Tcheu-Hien.

Les appointements, dits Ngo-Fong, sont de 45 taëls d'argent. Il touche en outre: à titre de Pien-Fong, 40 taëls d'argent environ; 2" à titre de Yang-Lieu, 750 taëls d'argent; à titre de Yen-Kouei- Yang-Lien, 100 taëls d'argent; et à titre de Hao-Sien-Yaug-Lien, 178 taëls d'argent 7 ts'ien. Il a droit à 87 employés subalternes pour l'entretien desquels il touche par an une somme de 522 taëls d'argent.

Un assistant de 2°^® classe de Sous-préfet, ou Siun-Kien, pour la circonscription de P'ïng-Lo-Tchen (^ ^ ^) P'ing-Lo-Tchen- Siuu-Kien.

Les appointenants, dits Ngo-Fong, sont de 31 taëls d'argent 5 ts'ien 2 feun. Il touche, à titre de Yang-Lien, 80 taëls d'argent. Il a droit à 5 sbires et palefreniers, pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de trente taëls d'argent, et à 24 archers, pour l'entretien aauuel desquels il touche la somme de 81 taëls d'argent 2 ts'ien 7 feun 2 li.

Un assistant de 2™® classe de Sous préfet, ou Siun-Kien, pour la circonscription de Ki»ng-K'eou-Tchen ( /X P ^) Kiang-K'eou Tcheu-Siun-Kien.

74 J. BEAU VA IS.

Les appointements, Ngo-Foug, et ce qui'il touche à titre de Yang- lien, se montent aux mêmes sommes que pour le précédent Siun-Kien. Il a droit à 2 sbires, pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de 12 taëls d'argent, et à 12 archers pour l'entretien annuel desquels il touche 40 taëls d'argent 6 ts'ien 3 feun 6 li.

Un maître de police et gardien de prisons de Sous-Préfecture, Tien-Cheu.

Il touche des appointements et un Yang-Lien identiques à ceux des précédents Siun-Kien. Il a droit à un personnel de six sbires et palefreniers, pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de 36 taëls d'argent.

Un directeur d'Etudes de Sous-Préfecture, Kiao-Yu, et un sous- directeur d'Etudes de Sous-Préfecture, Hiun-Tao.

Les appointements de chacun de ces deux fonctionnaires sont de 40 taëls d'argent. Ils ont droit chacun à un personnel de deux portiers, pour l'entretien annuel desquels ils touchent chacun une somme de 12 taëls d'argent, et à 8 pourvoyeurs pour les jeûnes, chacun, soit au total 16 pourvoyeurs, pour l'entretien annuel desquels il est prévu une somme de 48 taëls d'argent.

Écoles.

Nombre des bacheliers littéraires: 12. Nombre des bacheliers militaires: 12.

Bacheliers subventionnés, Lin-Cheng.

Leur nombre est fixé à 13. Ils touchent annuellement une somme totale de 26 taëls d'argent, que l'on augmente de 2 taëls un ts'ien six feun sept li, durant les années il y a un treizième mois intercalaire.

Un bachelier du grade de Kong-Cheng est nommé tous les deux ans.

La superficie primitive des terres appartenant aux écoles est de deux K'ing cinq meou sept feun cinq li. Dans ce total, les terres

'koUanq-81. 75

incultes entrent pour une superficie de un k'ing onze meou sept feun cinq li. Il reste donc seulement pour les bonnes terres, une éteudue de 94 meou, qui rapportent un fermage de 9 ts'ien et 4 feun.

Impôts.

Le produit total de l'impôt foncier, Ti-Ting, est de 2531 taëls d'argent un ts'ien neuf feun 8 li. Durant les années qui ont un treizième mois intercalaire, ce total est augmenté de 138 taëls d'argent 4 feun et deux li, ce qui fait un total de 2669 taëls d'argent deux ts'ien quatre feun.

La provision de grain des greniers est fixée à 14.000 cheu.

Positions stratégiques.

1" Lo-Youg-Hien. Cette Sous- Préfecture se trouve sur les voies de communication qui unissent le territoire de Lieou-ïcheon-Fou à celui de Kouei-Lin-Fou. Elle et la Préfecture voisine de rang de Yong-Ning-Tcheou se pénétrent l'une l'autre comme les dents de la mâchoire d'un chien. Le territoire de Lo-Yong-Hien est entouré de montagnes. Il maintient les différentes contrées habitées par les aborigènes Miao ( ]^ ) et Yao { ^ ).

Le Bourg de P'ing-Lo-Tchen (^p || ^); à 70 lis au N.-E. de la Sous- Préfecture actuelle, à l'endroit appelé Tchong-Tou ( ffï ^ ) se trouvait, au début de la dynastie des Mïng, 1368 1644, l'an- cienne cité capitale de la Sous- Préfecture de Lo-Youg-Hien. Durant la 6"^® année de la période Hong-Vou (*|^ JÊÇ) 1373 (Empereur T'ai-Tsou-Kao-Hoang-Ti y^ j^ ^ ^ ♦0' dont le nom personnel était Yueu-Tchaug ( j^ Jjç! )) fondateur de la dynastie, lequel régna de 1368 à 1398), une circonscription ou Siun-Seu ( ^ ^ ) fut établie à l'E. de la Sous-Préfecture à Cheu-Lieou-Kiang ( ^ yX )• Durant la 14°^^ année de la période Ouan-Li C^ ^)' 1586 (Empereur Chen-Tsong-Hien-Hoang-Ti Âlj$ ^ ^ ^ *i^» dont le nom per-

k

76 J. BEAUVAIS.

sonuel était Yi-Kiuu y|J#^) et qui régna de 1572 à 1619) le siège de cette circonscription fut transporté à l'endroit actuel et aucun changement ne fut apporté à cet état de choses dans le courant de la présente dynastie.

Le bourg de Kiang-K'eou-Tchen (^ p ^) à 50 lis au S.-O. de la Sous-Préfecture, à l'embouchure de la rivière Lo-Ts'ing- Kiang ( '^ ^ '^ ) et au point se rencontrent les territoires de la Sous-Préfecture de Ma-P'iug-Hien et de la Préfecture de 2^ rang de Siang-Tcheou. Sous la dynastie des Ming (1368 1644), un Siun- Seu ou circonscription fut établi en cet endroit et y a été conservé par la présente dynastie. Sous la même dynastie des Ming, on avait constitué le Siun-Seu, aujourd'hui supprimé, de Tchang-T'ouo-Tchen

Le Village de T'ouo-Ting-Ts'ouen ( ^ ^ ^1^ ) à 70 lis au N. de la Sous-Préfecture. Sous la Dynastie des Ming et durant les années de la période Tcheng-To (iE=^) 1506—1521 - (Em- pereur Vou-Tsong-Yi-Houang-Ti ^ ^ |^ ^ *^ dont le nom personnel était Heou-Tchao J^ ^^ et qui régna de 1505 à 1521), un aborigène Tchoang, originaire de Kou-T'ien ( "j^ ^ ), le nommé T'an Ouan-hien ( ^ "S ^ ) s'empara de la ville de Lo-Yong et occupa les villages de Si-Hiang O ^pR ), T'ouo-ring ( :^ ^ ) Lo- Teou ( 1^ ^ ), etc. . . . rendant de ce fait impraticable la circula- tion sur les voies fluviales. Ce ne fut qu'après un temps considérable que l'on parvint à réduire cette révolte.

Murailles et Fossés.

L'ancienne cité capitale de la Sous-Préfecture se trouvait autre- fois dans la localité actuelle de Lo-Ts'ing-Kiaag ( y!^ "^ î^)- Sous la Dynastie des Ming, 1368 1644, et au milieu de la période T'ien- Chouen ( ^ )M ), 1457 1464, (Empereur Ying-Tsong-Jouei-Hoang- Ti ;^ ^ ^, ^ *^ dont le nom personnel était K'i-Tchen J|j|5

K0UANG-8I. V7

^ et qui régua une première fois de 1435 à 1449 et une deuxième fois de 1456 à 1464 après une captivité de huit année chez les Tartares) la capitale de la Sous- Préfecture fut transportée à Tchou-Tong ( ^ "j^ ). Durant les années de la période Tcheng-To ( ^J, 1506—1521, (Empereur Vou-Tsong-Yi-Hoaug-Ti ( ^ ^ ix â. 1^* ) ^^^nt le nom personnel était Heou-Tchao j^ j]^ et qui régna de 1505 à 1521), cette capitale fut prise par les aborigènes Yao et Tchoang et ne fut recouvrée par les troupes impériales que durant la 11"'' lune de la 3"™^ année de la période Kia-Tsing (^ i^) 1524, (Empereur Cheu-Tsong-Sou-Hoang-Ti j^ ^ ^ ^ ^* dont le nom per- sonnel était Heou-Ts'oug jj j^ et qui régna de 1521 à 1566). Durant la première lune de la 4™® année de la période Ouan-Li ( ^ S )' 1576 (Empereur Chen-Tsong-Hien-Hoang-Ti fi^ ^ ^ j^ *^ dont le nom personnel était Yi-Kiun y^ ^ et qui régna de 1572 à 1619) la capitale de la Sous-Préfecture fut transportée à Liug-T'ang (^^)- Sous la Dynastie actuelle, de la 53^ année de la période K'aug-Hi (J^|lè£) 1714 (Empereur Cheng-Tsou-Jen- Hoaug-Ti |g jJÜ 'f: ^ *^ qui régna de 1661 à 1722) à la année de la période Yong-Tcheng (^ jE)» 1728 (Empereur Cbea- Tsong-Hien-Hoaug-Ti Jlt^M M.^ ^^^ régna de 1722 à 1735) on bâtit autour de la cité une enceinte haute de 10 pieds, épaisse de 7 pieds et ayant une longueur de 327 tchang (3270 pieds). Cette enceinte était primitivement percée de 4 portes, E., 0., S. et N. Actuellement on a muré la porte du Nord.

Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien.

Historique.

De la Dynastie des Han, 206 avant J.-C. à 220 après J.-C, à celles des Tsin, 265 à 420, et des Song, 420-479. Le territoire

7B J. BEAUYAI«.

actuel de la Soug-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien (^^P JS ^) faisait partie du Hien de T'an-Tchong ( J^ FJI )•

Dynasties des Tsi, 479 502, des Leang, 502—557, des Tch'en, 557 —589, et des Soueî, 581 —619. Le territoire actuel constituait le Hien de Long-Tch'eng, ( 91 ftS ) ^"^ faisait partie du Kiun de Cheu-Ngan.

Dynastie des T'ang, 618—907. Durant la 4"^^ année de la période Vou-To ( üf ^ 621) le Hien de Long-Tch'eng fut subdivisé en Tcheou de Long-Tcheou ( 9| j^) et en Hien de Lieou-Ling ( -^p ^ )• Durant la 7^ année de la période Tcheng-Koan ( ^ ^ 633) cet état de choses fut supprimé; le Hien de Long-Tch'eng fut reconstitué et rattaché au Tcheou de Lieou-Tcheou.

Période des Cinq petites Dynasties, Ou Tai, 907—960. Le terri- toire actuel formait le Hien de Long-Tch'eng et appartenait au Tcheou de Lieou-Tcheou.

Dynastie des Song, 960-1279. Le territoire actuel formait le Hien de Lieou-Tch'eng. Au début delà période Hien-Choen (^ )i^), vers 1265, le siège du Tcheou de Lieou-Tcheou y fut transporté.

Dynastie des Tuen, 1279 1368. Lieou-Tch'eng-Hien était le siège du gouvernement de la marche ou Lou de Lieou-Tcheou qui appar- tenait au Tao ou Cercle du Kouang-Si.

Dynastie des Mïng, 1368—1644. Le Hien de Lieou-Tch'eng appartenait à la préfecture de premier rang de Lieou-Tcheou-Fou dont le siège administratif fut transporté de Lieou-Tch'eng-Hien à Ma-P'ing-Hien.

Dynastie actuelle, 1644 à nos jours. Aucun changement n'a été apporté dans le précédent état de choses.

Limites.

La Sous-Préfecture de Lieou-Tch'eng-Hien se trouve à 80 lis au N.-O. de la capitale de la Préfecture. Son territoire mesure 180 lis de l'E. à rO. et 250 lis du N. au S.

KOIJANG-SI. ^79

A 18 lis à I'E., au village ile Nan-Ts'ouen ( ^ ;{^ ) il con6ne au territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P*ing-Hien.

A 90 lis à rO., il confine au Village de Ta-Ts'ao-Ts'ouen ( -j^ ^) dépendant de la Sous-Préfecture de Yi-Chan-Hien ( g[ |1| j^) de la Préfecture de 1«^ rang de K'ing-Yuen-Fou ()g j^ jfj).

A 50 lis au S., à Tch'ang-T'ang (^ ^), il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 200 lis au N., au village de Ma-T'eou-Ts'ouen ( ,B| '^if'^) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Youg-Hien (^J ^).

A 50 lis au S.-E., au village de Kou-Ling-Ts'ouen {~^ '^i^) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 85 lis au N.-E., au village de Nieou-p'i-Ts'ouen («^ ^ ilf^) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Lo-Tch'eng-Hien

A 70 lis au S.-O., au village de Hia-T'oan-Ts'ouen (~f^ ^ /W") il confine au territoire de la Sous -Préfecture de Yi-Clian-Hien, dépen- dant de la Préfecture de V^^ rang de K'ing-Yuen-Fou.

A 60 lis au N.-E., au village de Lou-Tch'ong-Tsouen ({^ J»fï i^) il confine au territoire de la Sous- Préfecture -de Lo-Yong-Hien.

Montagnes et Riyières.

La montagne de Ou-Loan ( j^ ^ \\\ ) à deux lis dans le S. de la Sous- Préfecture,

La montagne de Ts'ing-Fong ( ^ J^ [Jj ) ou du Phénix bleu, à deux lis dans l'O. de la Sous-Préfecture.

La montagne de Lo-Ma ( H^ ,|!| jlj ) à trois lis dans le N. de la Sous-Préfecture. C'est la position de l'ancienne Sous-Préfecture.

La montagne de l'Embuscade des Tigres, Fou-Hou (-f^ j^ li| ) à quatre lis dans le N. de la Sous-Préfecture.

La montagne de Chai-Ouaug ( §^ $^ [Il ) à 5 lis dans le N.-O. de la Sous-Préfecture.

,80 J. BEAUTAIS.

La montague de T'ong-K'ing (^^ [Jj) à 10 lis daas I'O. de la Sous-Préfecture.

La caverne de Kouan-Yin {^^^ ^) au N.-O. de la Sous- Préfecture. Elle forme une sorte de couloir circulaire. A l'O. se trouve le Pavillon voisin de l'O., Lin-Si-Ko (^® ^), au N. se trouve le pavillon des Nuages vermillons Tan-Hia-T'ing (-^ Ä ^)- ^^ S- trouve une plate forme rocheuse avec l'Etang du Vase de Pierre, Cheu-P'eun-Tch'eu ^ ^fe)- ^ ^'^^t de cette caverne, se trouve une autre grotte qui porte le nom de grotte de la Réunion des Esprits, Houei-Sien-Yen ( i^ flJj ^ ). On y trouve des vestiges de cette fréquentation des Esprits et notamment un fourneau d'alchimiste, Tan-Lou (;^^).

Le fleuve du Dragon, Long-Kiang (^ ^X) ^u S.-O. de la Sous- Préfecture. Sa source sort de la Sous-Préfecture de T'ien-ïïo-Hien ( ^ ifpf :^ ) q^^i dépend de la préfecture de P^ rang de K'ing-Yuen- Pou (J^ 1^ j0)- Il s^ réunit à la rivière Yong-Chouei (^^ ^)'

Le fleuve Yong (g4 Ö1) ^ l'E. de la Sous- Préfecture. C'est le cours supérieur du Lieou-Kiang (|||J */X)- H provient de la Sous- Préfecture de Houai-Yuen-Hien ( *|^ j^ ^ ) et pénètre sur le terri- toire de la Sous-Préfecture. On l'appelle également le Yong-Chouei ( ^^ ^ ). 11 coule au S. pour pénétrer sur le territoire de la Sous- Préfecture de Ma-P'ing-Hien et se réunit au Long-Kiang ( ^|| ^ ).

La Rivière de Kou-Ts'ing ("^ ^^ ifpf ) au N. de la Sous-Pré- fecture. Sa source sort de la Montagne de Kou-Ts'ing ( 'é' *^ |X| )• Elle coule à l'O. et se réunit à la rivière T'an ()^ /I); son cours n'est pas navigable.

La rivière Lo-Lien ()[^)'^ |fftf ). Elle sort du village de Houang- Ni-Ts'ouen {^ ])^ ^ ) dans la Sous-Préfecture de Lo-Yong-Hien. Elle coule à l'O. et se déverse dans le T'an-Kiang. Elle n'est pas navigable.

K0UAN0-8I. 91

L'Etang du Dragon, Long-T'an ( fg î!p), à 80 lis au N. de la Sous- Préfecture. Au milieu d'un amas de roches, se trouve ua réser- voir. L'eau jaillit d'une excavation creusée dans ces rochers et forme une petite rivière qui poste le nom de rivière de la tête du Dragon, Long-T'eou-Kiang ( ^ ^ yX )•

La source appelée Yong-ïchou-Ts'iuen ( ^^ ^ ^ ) à 70 lis à l'O. de la Sous -Préfecture, On raconte que dans l'expédition qu'il fît pour soumettre les pays du S., Tchou-ko K'ong-ming ( ^ ^ ^ 1^ ) passa en cet endroit et y fit galoper son cheval, sous les sabots duquel l'eau se mit à jaillir, d'où le nom qu'elle porte, de source du Cheval au galop: Ma-P'ao-Ts'iuen i i% ^ ^)'

Murailles et Fossés.

La cité de Lieou-Tch'eng-Hien se trouve à l'E. du Long-Kiang (Hb 7J^)- ^^"^ ^* Dynastie des Ming, 1368 1644, une première enceinte fut bâtie pendant la 2^ année de la période Hong- Von (>^ ;^), 1369, (Empereur T'ai-Tsou-Kao-Hoang-Ti ^ M ^ % ïfp* dont le nom personnel était Yuen-Tchang ( y\^ Ja ) et qui régna de 1368 à 1398). Durant les années de la période Tch*eng- Houa (^ ^), 1465 1487, (Empereur Hien-Tsong-Choen-Hoang- ^^ ^ ^ /^ ^ ^* ^'®°^ °°™ personnel était Kien-Chen ^ '^ et qui régna de 1464 à 1487), elle fut refaite eu maçonnerie. Sous la Dynastie actuelle elle fut réparée et rebâtie plusieurs fois. Elle a maintenant une hauteur de 15 pieds et une épaisseur de 12. Elle entoure un périmètre de 350 tchang et 2 pieds (3502 pieds) et elle est percée de 3 portes. S., 0. et N.

Mandarins.

Un sous préfet, Tcheu-Hien.

Les appointements dits Ngo-Fong sont de 45 taëls d'argent. Il touche en outre, à titre de Pieu-Fong, 25 taëls d'argent environ ; à titre de Yang- Lieu, 600 taëls d'argent; à titre de Yen-

J. BBATJVAIS.

Kouei- Yang-Lien, 100 taëls d'argent; et à titre de Hao-Sien- Yang-Lien, 191 taëls d'argent, environ. Il a droit à un personnel de 21 portiers, plantons, porteurs de chaises et de parasols, gardiens de magasins et policiers, pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de 126 taëls d'argent, ainsi qu'à 28 sbires, mafous ou palefreniers, agents inférieurs de police, etc. pour l'entretien annuel desquels il touche 168 cheu de riz. Durant les années qui renferment un treizième mois intercalaire, il touche en outre 14 taëls d'argent. Il a droit encore à 24 hommes des milices régionales, pour lesquels il lui est alloué annuellement 93 taëls d'argent un feun et un li, et 63 cheu 7 teou 3 cheng 5 ho et 8 tch'ao de riz. Les années de 13 mois lui donnent droit à une augmentation de 12 taëls d'argent.

Un assistant de 2^ classe de Sous-préfet, ou Siun-Kien, pour la circonscription deTong-Ts'iuen-Tchen-Siuu-Kieu(^ ^ ^. ^^ ^ )•

Les appointements dits Ngo-Pong sont de 31 taëls d'argent 5 ts'ien et 2 feun. Il touche à titre de Yang-Lien 80 taëls d'argent. Il a droit à 2 sbires pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de 12 taëls d'argent, et à 12 archers pour l'entretien annuel desquels il touche 40 taëls d'argent 6 ts'ien 3 feun 6 li.

Un assistant de 2^ classe de Sous-préfet, ou Siuu-Kien, pour la circonscription de Kou-Tchai-Tchen, Kou-Tchai-Tchen-Siun-Kien

Ses appointements, son Yang-Lien et sou personnel sont les mêmes que pour le Siun-Kien précédent.

Un maître de police et gardien de prisons de Sous-Préfecture, Tien-Cheu.

Les appointements sont identiques à ceux des Siun-Kien précé- dents. Il a droit à un personnel de 6 sbires et palefreniers pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de 36 taëls d'argent.

Un directeur d'Etudes de Sous-Préfecture, Kiao-Yu, et un sous- directeur d'Etudes de Sous-Préfecture, Hiuu-Tao.

KOUA.NO-SI. 88

Les appointements de chacun de ces deux fonction ii aires sont de 40 taëls d'argent. Ils ont droit chacun à un personnel de 2 portiers, pour Teatretien annuel desquels ils touchent chacun une somme de 12 Taëls d'argent, et à un personnel total de 10 pourvoyeurs pour les jeûnes, pour l'entretien annuel desquels il est alloué une somme de trente taëls d'argent.

Ecoles.

Nombre des Bacheliers littéraires 12. Nombre des Bacheliers militaires. 12.

Ce nombre a été récemment augmenté de 1 pour chaque sorte de Baccalauréat.

Bacheliers subventionnés, Lin-cheng.

Leur nombre est fixé à 11. Chacun deux reçoit par an une sub- vention de un taël six ts'ieu, ce qui fait un total annuel de 17 taëls d'argent six ts'ien. Durant les années qui ont un treizième mois intercalaire, ce total est augmenté de un taël d'argent 4 ts'ien six feun sept li. Un bachelier du grade de Kong-Cheng est nommé tous les deux ans.

La superficie primitive des terres appartenant aux Ecoles est de 2 k'ing 44 meou 9 feun et 7 li. Dans ce total, les terres incultes entrent pour 17 meou 8 feun et 7 li; il reste donc seulement pour les bonnes terres 1 king 67 meou et 1 feun qui rapportent annuelle- ment un loyer de 4 taëls d'argent un ts'ien trois feun sept li.

Rendement des Impôts.

Le produit total de l'impôt foncier, Ti-Tiug, s'élève à 2742 taëls d'argent 4 ts'ien 9 feun 1 li. Ce total est augmenté de 114 taëls d'argent 6 feun 1 li, durant les années qui renferment un treizième mois intercalaire: le total général se monte donc à 2856 taëls 5 ts'ien 5 feun 2 li.

84 J. BBAUVAIS.

L'impôt sur le riz est de 1531 cheu.

La provision de grain des greniers est de 11000 cheu.

Positions stratégiques.

Lieou-Tch'eng-Hien. Cette Sous-Préfecture couvre une étendue de pays de plus de 500 lis par delà la préfecture de Lieou-Tcheou- Fou. Bien que son territoire ne renferme pas de hautes montagnes, non plus que des chaînes de pics aigus, des malfaiteurs puissent se cacher, comme elle confine au S. et à l'E. aux Sous-Préfectures de Ma-P'ing-Hien et de Lo-Yong-Hien, au N. et à l'O., à celles de Yi-Chan-Hien et de Yong-Hien, toutes les localités telles que Houang-Ni (^^jg), Pei-Tch'ao (:|B ^), Kin-ki (^||), Lo- Hoen {^ 5^), Ngo-Tchai (:^ |^)> etc. . . . constituent des lieux de passage importants. Si ce territoire est troublé, on en soufiPre par conséquent de tous les côtés; aussi est il de toute nécessité de garder fortement ce pays pour parer à de pareils malheurs.

Le Poste ou Pao de Ngan-Lao (^^;^), au N.-O. de la Sous-Préfecture, Au début de la période Tch'eng-Houa ( J^ ^ ) vers 1465, (Empereur Hien-Tsong-Chouen-Hoang-Ti ^ ^ j^ ^ *^ dont le nom personnel était Kien-Chen ^ *^ et qui régna de 1464 à 1487) de la dynastie des Ming, 1368 1644, ce poste fut élevé. A la suite de la période Tcheng-To (lE^)» 1506 1521, (Empereur Vou-Tsong-Yi-Hoang-Ti ^^^ M.*^ ^^^^ ^^ ^^^ personnel était Heou-Tchao j^ ^ et qui régna de 1505 à 1521), les aborigènes Tchoang etYao révoltés s'emparèrent de ce poste. Durant la 2^ année de la période Ouan-Li {"^ ^), 1574, (Empereur Cheu- Tsong-Hien-Hoang-Ti f\^ ^ ^ ^ *^ dont le nom personnel était Yi-Kiun yU ^ et qui régna de 1572 à 1619) la révolte fut réduite et le poste réinstallé. On y plaça une garnison, un autre fort ou Pao, avec une garnison de soldats, fut également installé dans le village de King-Ts'ouen (J^t^)-

KOÜAKO-SI. 85

Caverue nommée Chang- Yeou-Toug ( _t yft [^ ) an S. de la Sous-Préfecture. C'était un repaire de rebelles. Durant la année de la période Ouan-Li, 1574, les Tao révoltés de la Sous-Préfectore de LoYong-Hien s'étaient unis aux pirates de la grotte de Chang- Yeou-Toug. Les troupes impériales parvinrent à les détruire.

4" Le bourg de Tong-Ts'iuen-Tchen (^^ ^ ^) à 60 lis à l'E. de la Sous-Préfecture, sur la frontière de la Sous-Préfecture de Lo- Youg-Hien. Anciennement il s'y trouvait un relai de poste qui fut supprimé sous la dynastie des Ming, 1368 1644. Ce bourg constitue actuellement une circonscription ou Siun-Seu.

Le bourg de Kou-Tchai-Tchen (•È' ^ ^) à 80 lis au N. de la Sous-Préfecture, sur la frontière de la Sous- Préfecture de Yong- Hien. On avait fait autrefois une circonscription ou Siun-Seu qui s'étendait sur la rive 0. du Yong-Kiang. Sous la dynastie des Ming et vers le milieu de la période Tch'eng-Houa, vers 1476, le siège de cette circonscription fut transféré dans le bourg de Kou- Tchai-Tchen et cet état de choses subsiste encore à l'heure actuelle.

Le bourg de Kou-Ts'ing-Tchen ("^ '^ ^) au N.-E. de la Sous-Préfecture. Ce bourg constitue également un pao ou poste. Anciennement on avait réuni les bourg de Lo-Hao-Tchen ( jj^ ^ ^Ë) et de Leao-Tong-Tchen (^ "^ ^) en une circonscription ou Siun-Seu, laquelle est actuellement supprimée.

Préfecture de 2^"^® rang de Siang-Tcheou.

Historique.

De la Dynastie des Han, 206 av. J.C. à 220 ap. J.-C, à l'époque des trois Royaumes, San-Kouo, 220—265. Le territoire actuel de la préfecture faisait partie du Kiun de Kouei-Lin. Durant la année de la période Foug-Hoang (M fg^ 272-274) de la dynastie des Ou ( ^),

86 J. BBAUVAIS.

le Hien de Vou-Ngau ( ^ ^ ) fut constitué avec le territoire actuel et rattaché au Tcheou de Kouang-Tcheou ( ^ jj^ ).

Dynastie des Tsin, 265 419. Le territoire actuel forma d'abord le Hien de Vou-Ngan. Puis ce nom fut changé en celui de Vou-Hi-Hien ( ;^ EE 1^ ) et le territoire fut rattaché au Kiun de Yü-Lin ( ^ ;(vfc )•

Dynastie des Song, 420-479. Le territoire actuel formait le Hien de Vou-Hi, lequel était rattaché au Kiun de Kouei-Lin.

Dynasties des Tsi, 479—502, des Leang, 502—557, et des Tch'en, 557—589. Le Hien de Vou-Hi, qui faisait partie du territoire du Kiun de Kouei-Lin, fut incorporé au Tcheou de Kouang-Tcheou. Les Leang établirent ensuite le Tcheou de Kouei-Tcheou {:^ jj^) et le Hien de Vou-Hi lui fut rattaché. Par la suite le territoire de ce Tcheou fut scindé en trois parties qui constituèrent les Kiun de Siang (^), de Chao (^) et de Yang (|^).

Dynastie des Souei, 581 619. Les Kiun de Kouei-Lin et autres furent supprimés et l'on forma le Tcheou de Siang. Au début de la période Ta-Yé ( -^ ^ 605), le Tcheou de Siang fut supprimé et l'on constitua le Hien de Yang-Cheou ( |^ ^)' Durant la 18^ année de la période K'ai-Hoang ( p^ ^ 598) le Hien de Hoai-Yang(^ |^ ) changea son nom en celui de Yang-Ning ( |^ ^) et, au début de la période Ta-Yé, son territoire diminué fut rattaché au Kiun de Oheu- Ngan. Durant le milieu de la période K'ai-Hoang, le Hien de Kouei- Lin (;;|^ ^) fut également constitué et rattaché au Kiun de Cheu- Ngan. Enfin au début de la période Ta-Yé, le Hien de Si-ning ( ^ ^ ) fut diminué et rattaché au Kiun de Cheu-Ngan.

Dynastie des T'ang, 618-907. Le territoire actuel formait le Tcheou de Siang qui fut constitué durant la année de la période Vou-To (^ ^ 621) avec le Kiun de Siang et qui comprit le Hien de Yang-Cheou. Durant la 13® année de la période Tcheng-Koan ( ^ ^ 639), le Tcheou de Siang comprit le Hien de Vou-Hoa {^ it)- Durant la 11^ année de la période Ta- Li (^ ^ 776), le Hien de

KOOANG-SI. 87

Yang-Cheou fit retour au Tcheou de Siang qui appartint alors au Tao ou Cercle de Ling-nan (^yî'^).

Le Hien de Yaug-Cheou faisait partie du Tcheou de Siaug. Duraut la année de la période Vou-To 621) le Hien de Eouei-Lin fut divisé de nouveau et l'on constitua les Hien de Si-ning ( ^ ^) et de Vou-To (^^). Duraut la 12« année de la période Tcheug-Koau 638, le Hien de Siuiug fut diminué et incorporé à celui de Vou-To. Au début de la Période Tien-Pao ( g 742) le Hien de Vou-To fut diminué et incorporé à celui de Yaog-Cheou. Au début de la période K'ien-Fopg ( ^ ^ 666) lo Hien de Kouei-Lin fut diminué et incorporé à celui de Vou-Sieu (;^ fil])-

Le Hien de Vou-Houa ( ;^ ^ ) fut constitué durant la quatrième année de la période Vou-To 621 et incorporé au Tcheou de Yen ( ^). Durant la année de la période Tcheng-Kouan 650, il appartint au Tcheou de Siang. Le Hien de Tch'ang-Fong (;§ ^) fut rattaché au Tcheou de Yen, duraut la année de la période Vou-To 621. Il appartint ensuite au Tcheou de Siang. Durant la IP année de la période Ta- Li (^ ^> 776) son territoire fut diminué et incorporé à celui du Tcheou de Siaug.

Période des Cinq Dynasties, "f^» 907 960. Le Hien de Yang- Cheou du Tcheou de Siang appartint d'abord au pays de Tch'oa ij^) 6t ensuite aux Han méridionaux Nau-Han (^*^).

Dynastie des Song, 960 1279. Le Tcheou de Siang forma le Kinn de Siang qui eut sous sa dépendance les deux Hien de Yang- Cheou et de Vou-Houa et qui dépendait de la marche occidentale, Si-Lou (^ ^) de Kouang-Nau (^ ^)- Durant la année de la période Kiug-Ting ( ^ ^ 1262), on lui ajouta le Hien de P'ong-Lai ( ^ ^ ) qui fut détaché de celui de Lai-pin ( ^ ^ ). Par la suite le Hien de Vou-Houa eut son territoire diminué.

Dynastie des Yuen, 1279 1368: la marche ou Lou de Siang- Tcheou avait souï sa dépendance le Hien de Yang-Cheou et appar- tenait au cercle ou Tao du Kouaug-Si ( ^ j@ )•

88 J. beauvais.

Dynastie des Mivg^ 1368 1644. Le Tcheou de Siaug avait sous sa dépendance le Hien de Yang-Cheou et appartenait à la préfecture de 1^^ rang de Lieou-Tcheou-Fou. Durant la année de la période Hong-Vou, 1369, le Hien de Yang-Cheou eut son territoire diminué et incorporé au Tcheou de Siang.

Dynastie actuelle, 1644 à nos jours. Rien n'a été changé dans le précédent état de choses.

Limites.

La préfecture de 2^°^^ rang de Siang-Tcheou se trouve à 130 lis au S.-E. de la préfecture de premier rang de Lieou-Tcheou-Fou. Son territoire mesure 185 lis de l'E. à l'O. et 100 lis du N. au S.

A 130 lis à l'E., au village de Ts'ai-Ts'ouen (^ ^j^jj") le territoire de la préfecture de 2^™® rang de Siang-Tcheou confine à celui de la Sous-Préfecture de Sieou-Jen-Hien {j^^^^) dépendant de la préfecture de P"^ rang de P'ing-Lo-Fou (^ ^ j^)-

A 50 lis à rO., au village de Houei-Long-Ts'ouen (^ ^|| yj'»^) il confine au territoire de la Sous- Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 50 lis au S., à Nieou-Lan-T'ang ( -^ ^ ^ )> il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Vou-Siuen-Hien, dépendant de la préfecture de 1er rang de Sin-Tcheou-Fou.

A 50 lis au N., au village de P'ouo-Lo-Ts'ouen (JJ ^ ^)il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Lo-Yong-Hien.

A 130 lis au S.-E., au pays Yao de Ta-Teng (^Ac >fê) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de P'ing-Nan-Hien, dépendant de la préfecture de 1^^ rang de Sin«Tcheou-Fou.

A 50 lis au N.-O., au village de Ya-Ts'oueu ( -^ ^jnj* ) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Lo-Yong-Hien.

A 50 lis au S.-O., au village de San-Kio-Ts'ouen (^ ^ >|»^) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Lai-Pin-Hien.

A 90 lis au N.-E., au village de Mi-T'ang-Ts'ouen ( ^ ^ ;|^ )

KOUANQ-SI. 8ft

il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Sieou-Jen-Hien, dépendant de la préfecture de P"^ rang de P*ing-Lo-Fou.

Montagnes et Rivières.

La montagne de l'Eléphant, Siang-Chan ( ^ |X| ) à 5 lis à l'O. de la Sous-Préfecture, sur le bord de la rivière. Au pied de cette montagne se trouve une caverne. La pierre de cette montagne est blanche; elle ressemble à un éléphant. C'est elle qui a fait donner à la préfecture le nom qu'elle porte. 11 ne faut pas confondre la préfecture de rang de Siang-Tcheou avec l'ancienne province de Siang-Kiuu (^580 ^^ la dynastie des Ts'in (^), 255 à 206 avant J.C., laquelle correspond au pays actuel de Kiao-Tcheu ( ^ ^ ), le Tonkin. A l'époque présente, sur les portes de la cité de Siang-Tcheou, on a peint un éléphant blanc. On ignore la raison pour laquelle cela a été fait. Il est à noter cependant que depuis une haute antiquité, la préfecture de rang de Siang-Tcheou n'a jamais été en butte à des révoltes. Tous les chefs des grandes rébel- lions se sont répété entre eux qu'il fallait s'abstenir de porter le désordre sur le territoire de cette préfecture, en prétendant qu'il ne fallait pas tracasser «le nez de l'Eléphant». Peut-être est-ce la raison pour laquelle on a peint des Éléphants sur les portes de la ville.

La montagne du Phénix, Fong-Hoang-Chan ( J^ ^ |Jj ) ^ 2 lis à l'E. de la ville.

La Montagne de Mao-Eur ( ffi 5E iJj ) à l'O. de la préfecture. La face Nord de la montagne se trouve sur la grande rivière, le Ta- Kiang {^ JX.)- D'après le recueil intitulé Fong-T'ou-Ki ( ^ J^ g^ ) la Montagne de Mao-Eur fait face au rapide des cerfs, Lou-Tseu-

T'an (J^TÜ)-

La montagne de Pai-Mien ( ^ |p|Q iJj ) à 7 lis au S. de la

préfecture.

90 J. BEA UV Ais,

La caverne des Aigrettes, Lou-Seu-Yen ( ^ ^ j^ ) à trois lis au S. de la montague de Pai-Mien.

La caverne des Hirondelles, Yen-Tseu-Yen (^ft -?* ^) au N. de la préfecture. Elle peut contenir un millier de personnes. Des essaims d'hirondelles y font leurs nids. Auprès de cette caverne se trouve la montagne de Pi-T'an ( ^ /^ ) ou de Long-T'an

La montagne «vivent les cerfs», Kiu-Lou-Chan (^ J^ Ui) à 40 lis au N.-E. de la préfecture. A son sommet se trouve la mare aux cerfs, Lou-Tch'eu (J^ jîfe^).

La montagne de la terrasse de l'Eléphant, Siang-T'ai-Chan (^ ^ PJ ) à proximité du territoire de Lieou-Tcheou, dont elle n'est qu'à trente lis. Cette terrasse s'élève en pointe au dessus de la plaine. Elle se trouve située sur l'emplacement de l'ancienne préfecture. Pendant les années de la période Vou-To (|i^ ^) de la dynastie des T'ang, 618 907, le siège de la préfecture fut transporté à Yang-Cheou ( j^ ^)- Aujourd'hui encore cependant, on continue à désigner la préfecture de 2^ rang de Siang-Tcheou par le nom de Siang-T'ai (^^), Terrasse de l'Eléphant.

La montagne du Bœuf pierre, Cheu-Nieou-Chan ( ^ «^ [1| ) à 40 lis à l'E. de la préfecture. A ses pieds se trouve la source nommée Pou-Ts'iuen {j^ ^ )•

La montague de Tou-Ngao {^ ^ jl| ) à 50 lis au S. de la préfecture. Elle porte également le nom de montagne de T'ieu-Kai

(5Ç^lJ4)-

La montagne du Tonnerre, Lei-Chan (^ pj) à 60 lis à l'E. de la préfecture. A ses pieds se trouve l'Etang des Fées, Niu-Sien- Tch'eu (flll^Sfe).

La montagne du Dragon couché, Ouo-Long-Chan ( ^ ^|| \j^ ) à 60 lis au S.-E. de la préfecture.

La montagne de Cheng-T'ang ( ^ ^ ^J ) à 106 lis au

K0UANG-8I. Ol

N.-E. de la préfecture. Son sommet pointu et élevé ne peut être gravi qu'avec de grandes difiBcultés. Il s'y trouve un lac du bas du- quel s'échappe, dit-on, une source chaude.

La rivière des Eléphants, Siang-Eiang (^ JÖC)* n'est autre chose que la rivière Lieou (^P)- Elle part du N. de la préfecture, passe à l'O. de la cité et coule au S. en pénétrant sur le territoire de la Sous- Préfecture de Vou-Siuen-Hien.

La rivière aux eaux chaudes, Jo-Chouei-Kiang (^ y^ /X) à 15 lis au N.-E. de la préfecture. La source poste le nom de Source chaude, Ouen-T'ang-Ts'iuen ( iS ^ :^ ) ^^ se trouve à 30 lis à l'E. de la Préfecture, au village des Eaux chaudes, Jo-Chouei-Ts'ouen (^ ^^»j*). Elle sort de la plaine en bouillonnant comme de l'eau, bouillante.

La rivière de la Corne de bœuf, Nieou-Kio-Kiaug (^ "^ )^X) à 15 lis au N.-E. de la préfecture. Elle sort de la Montagne de T'ien-Kai, et se jette dans la rivière Siang.

Le Yun-Kiang ( 3^ /X ) à 50 lis au N. de la préfecture. Sur son cours supérieur, cette rivière porte le nom de Jen-Yi-Kiang ( ^ /X). C'est un affluent du Siang-Kiang.

La rivière Heng-K'iao (^^ ^ /X) dans le Pei-Hia-Li {^[^ ~\\ Jjt. ). Elle prend sa source au village de Mii-Li-Ts'ouen ( ^|| ^ t't^^ coule du S. au N. et se jette dans la rivière Siaug au village des Cerfs, Lou-Ts'ouen ( J§J >(»>j' ).

La source des cinq marées, Ou-Tch'ao-Ts'iuen ( 3£. '^ ^ ) ^S*^' lement située dans le Pei-Hia-Li, au village de Lieou-Leou-Ts'ouen (3^î||^^). L'eau de cette source se comporte comme la mer. Elle a cinq marées par jour; chaque fois qu'elle se remplit, elle se déverse sur le côté et arrose les terres voisines. Lorsque le niveau baisse, elle se réduit à presque rien et l'on aperçoit alors l'ouverture de la source, de laquelle s'échappe un mince filet d'eau.

7

92 J. BEAUVAIS.

Actuellement cette source n'a plus que trois marées par jour.

Le Lo-Ts'ai-Kiang ( >^ "^^ JJL) dans le Nan-Hiang-Li (^ ^ Jg). C'est un affluent de la rivière Jen-Yi ('fH^ */X).

La rivière Ta-Tchang {-^^jl.) dans le Ngan-Chang-Li ( ^

±M)-

Le Pai-Tchaug-Kiang ( ^ ^t '/X ) dans le Tong-Hiang-Li ( ^ Ä M)- E^^^ P^^^^ *^ village de Jen-Yi-Ts'ouen (^ ^ ;jtT|') d'où son nom de Jen-Yi-Kiang ("flI^yX). Elle est accessible à de petits bateaux et constitue une voie commerciale.

La Rivière aux Herbes parfumées, Hiang-Ts'ao-Kiang (^ ^ jji) dans le Ngan-Tchong-Li (^ FJ^ M)- Elle sort de la Mon- tagne de Cheng-T'ang ( ^ ^ \\jl ). Ses deux rives sont couvertes ■d'herbes odorantes. Elle renferme des poissons qui ont un goût par- ticulier et qui portent le nom de Poissons des herbes parfumées, Hiang-Ts'ao-Yu (#^||).

L'Etang des Cornes de Dragon, Long-Kio-Tch'eu (^| ^ y|^). Il se trouve en dedans de la porte du N., derrière l'ancien Yameu du Préfet. Il en sort deux pointes rocheuses semblables à des cornes. On y avait autrefois établi un pavillon et un jardin qui étaient fort renommés. Actuellement il n'existe plus rien de tout cela.

L'Etang de Ts'ing-Kouei-Yuan ( :^ 5^/ |^ '/& )• Dans cet étang, se trouve une ancienne cloche sur laquelle un dragon est enroulé. On peut la voir en automne et en hiver, lorsque l'eau est très pure.

La source nommée Pou-Ts'iuen (y^ ^) à 40 lis à FE. de la préfecture, au pied de la montagne du Bœuf de Pierre, Cheu-Nieou- Chan (>i5 "^ I-Ü)- ^®^ P^'^^ ®^ ^^^ sapins y font une luxuriante forêt. L'eau et les rochers s'y joignent d'une façon harmonieuse et s'y reflètent dans les eaux. C'est un lieu de promenade des plus recherché des habitants de la préfecture.

KOUANO-SI. 98

Murailles et Fossés.

La cité était primitivement entourée d'un mur de terre. Sous la dynastie des Ming, 1368 1644, et durant les années de la période Houg-Vou, 1368-1398, (Empereur T'ai-Tsou-Kao-Hoang-Ti, dont le nom personnel était Yuen-Tchang, et qui régna de 1368 à 1398) cinq portes furent bâties. Ensuite la petite porte du S., Siao-nan- meun (/Jn ^ ^^ ) fut murée. Elle fut rouverte de nouveau durant la 13® année de la période Ouan-Li, 1585, (Empereur Chen-Tsong Hien-Hoang-Ti, dont le nom personnel était Yi-Kiun et qui régna de 1572 à 1619).

Sous la dynastie actuelle, durant la 60® année de la période K'ang-Hi, 1721 (Empereur Cheng-Tsou-Jen-Hoang-Ti, qui régna de 1661 à 1722), durant les 6*^»® et 20^«!® années de la période K'ien- Loug, 1741 et 1755, (Empereur Kao-Tsong-Choen-Hoang-Ti (^ ■^ '^ M. ^^) qui régna de 1735 à 1795) les murailles furent reconstruites et réparées. Elles ont une hauteur de 18 pieds, une épaisseur de 10 pieds; elles entourent un périmètre de 3 lis 2 feun. Les fossés ont 25 pieds de large et 10 pieds de profondeur.

Mandarins.

Un préfet de rang, Tcheu-Tcheou (^ ^H)' Les appointements dits Ngo-Fong sont de 80 taëls d'argent. Il touche en outre. A titre de Pien-Fong, 77 taëls d'argent 6 ts'ien 5 li; à titre de Yang-Lieu, 600 taëls d'argent: à titre de Yen- Kouei-Yang-Lien, 150 taëls d'argent, et 4" à titre de Hao-Sien-Yang- Lien, 280 taëls d'argent 2 feun 3 li. Il a droit à un personnel de 37 employés, pour l'entretien annuel desquels il touche 226 taëls, et à 28 hommes des milices régionales, pour l'entretien annuel des- quels il touche 37 taëls d'argent 6 ts'ien 9 feun 5 li et 163 cheu, 8 teou 8 cheng 1 ho de riz. Il a droit en outre à 20 sbires, plan-

94 J. BEAUVAIS.

tons, etc. . . , pour lesquels il touche chaque année 72 cheu de riz.

Un maître de police et gardien de prison de préfecture de 2^ rang, Li-Mou ( ^ § )•

Les appointements dits Ngo-Fong sont de 31 taëls d'argent, cinq ts'ien 2 feun. Il touche à titre de Yang-Lien 80 taels d'argent. Il a droit à un personnel de 6 portiers, sbires, palefreniers, pour l'en- tretien annuel desquels il touche 36 taëls d'argent.

Un assistant de 2^ classe de Sous-Préfet ou Siun-Kien, pour la circonscription de Long-Meun-Seu, Long-Meun-Seu-Siun-Kien (^

Les appointements dits Ngo-Fong et le Yang-Lien sont iden- tiques à ceux du Li-Mou qui précède. Il a droit à 2 sbires, pour l'entretien annuel desquels il touche une somme de 12 taëls d'argent, et à 12 archers, pour l'entretien desquels il touche annuellement 40 taëls d'argent 6 ts'ien 3 feun 6 li.

Un Directeur d'études de préfecture de 2^ rang, Hio-Tcheng ( ^ iE ) et un Sous-Directeur d'Etudes, Hiun-Tao. Les appoin- tements de chacun de ces deux fonctionnaires sont de 40 taëls d'argent. Ils ont droit chacun à trois portiers, pour l'entretien annuel desquels ils touchent chacun une somme de 18 taëls, et à un total de 10 pourvoyeurs pour les jeûnes, pour l'entretien annuel desquels il leur est attribué une somme de trente taëls d'argent.

Écoles.

Nombre des bacheliers littéraires: 15. Nombre des bacheliers militaires: 15.

Bacheliers subventionnés, Lin-Cheng.

Leur nombre est fixé à 17. Chacun d'eux reçoit par an une subvention en nature composée de trois cheu huit teou sept cheng huit ho un chao et un tch'ao de riz : ce qui fait un total de 65 cheu neuf' teou deux cheng huit ho de riz. Durant les années qui ren-

KODAMO-SI. 95

ferment un treizième mois intercalaire, cette quantité de riz est augmentée de cinq cheu 4 teou 9 cheng 4 ho et 1 chao. Tous les 3 ans, on nomme deux bacheliers du grade de Eong-Cheug.

Les terres appartenant aux écoles ont une superficie de 5 k'iug 61 meou 4 foun et 5 li. Dans cette superficie totale, les terres incultes entrent pour un k'ing, 48 meou 9 feun et huit li, et les bonnes terres pour 4 k'ing 12 meour 4 feun 7 li. Elles rapportent un loyer de 28 taëls d'argent 3 ts'ieu 2 feun.

Rendement des Impôts.

Le produit total de l'impôt foncier, Ti-Ting, s'élève à 3086 taëls d'argent 9 ts'ien 6 feun 8 li. Ce total s'augmente durant les années de 13 mois de 165 taëls d'argent 3 ts'ien 2 feun 7 li.

L'impôt sur le riz produit environ 3176 cheu.

La provision de riz des greniers est de 12000 cheu.

Positions stratégiques.

Siaug-Tcheou. Cette préfecture est contigûe aux territoires frontière de la préfecture de Kouei-Lin-Fou. Bliebst divisée en huit Li ( ^ ) ou cantons, tous composés de terres grasses et fertiles, à l'exception des 2 cantons de Pei-Hia-Li ( ^^ "Jik Jl. ) et de Tch'ang- Houa-Li ( 1^ 'Ç^ J|_ ), dont les terres hautes et sèches donnent des récoltes inférieures à celles des autres cantons. Les populations Yao de Ta-Tong ("^ fgl ) et de Liang-Lo (^^) étaient ancienne- ment cruelles et insoumises et fort difficiles à gouverner. Toutes sont maintenant soumises aux règlements de l'Empire.

Le défilé de Lang-Ts'ouen-Yai (Jgt4 fê) ^ 40 lis à TO. de la préfecture. Des deux côtés, se trouvent des montagnes de pierre entre lesquelles passe une route. Ce défilé est le plus important de tous ceux du canton de Si-Hiang (@5 ^)-

Le poste de Long-Meun-Tchai (f| P^ ^) à 80 lia au N.-E.

96 J. BEAUVAIS.

de la préfecture et à 100 lis de la préfecture de rang de Yong- Ngau-Tcheou ( ^ ^ ^j»| ). En cet endroit, les gorges des montagnes sont escarpées et d'accès difficile. Elles servent de refuge aux pirates Yao. Anciennement, on avait fait de ce poste une circonscription ou Siun-Seu: cet état de choses subsiste encore. On avait également constitué des Siun-Seu aux bourgs de Ngo-King-Tchen (^§ ^ ^) et de Tsien-Chan-Tchen (^tjjj ^). Ces 2 Siun-Seu sont main- tenant supprimés.

Sous-Préfecture de Lai-Pin-Hien.

Historique.

De la Dynastie des Han, 206 av. J.C. à 220 ap. J.C, à la dynastie des Tch'en, 557-589.

Pendant tout ce temps le territoire actuel de la Sous-Préfecture de Lai-Pin-Hien ( ^ ^ ^ ) faisait partie du Hien de T'an-Tchong

Dynastie des Sonei, 581—619. Le territoire actuel de la Sous- Préfecture faisait partie du Hien de Ma-P'ing.

Dynastie des T'ang, 618—907, le territoire actuel faisait partie du Tcheou de Yen (^) du Kiun de Siun-To (# f^)- Durant la 2^ année de la période K'ien-Fong ( ^^ ^ ) le Hien de Lai-Pin fut constitué. Il comprenait les deux Hien de Siun-To et de Kouei-Hoa ( ^ ^ ) et était rattaché au cercle ou Tao de Ling-Nan ( ^ "^ ).

Période des Cinq petites Dynasties, ^ 'f^ , 907 960; le Hien de Lai-Pin, du Tcheou de Yen, comprenait les deux Hien de Sieou- To (ll^ ^) et de Kouei-Hoa. Il appartint d'abord au pays de Tch'ou ( ^ ) 6t ensuite aux Han méridionaux, Nan-Han ( ^ j^ ). Le Hien de Sieou-To n'était autre chose que celui de Siun-To. Il fut supprimé par la suite.

K0UAN0-8I. 97

Dynastie des Song, 960—1279. Le Hien de Lai-Pin, dn Tcheoa de Yen, comprenait le Hien de Kouei-Hoa. Durant le courant de la Période Kai-Pao ( [j|J g 968-975), le Tcheou de Yen fut supprimé. Le Hien de Eouei-Hoa fut diminué, et son territoire incorporé au Hien de Lai-Pin qui fut rattaché au Tcheou de Siang ( ^ ).

Dynastie des Yuen, 1279 1368. Le Hien de Lai-Pin appartenait au Tcheou de Siang.

Dynastie des Ming, 1368 1644, le Hien de Lai-Pin appartenait à la préfecture de 1^"^ rang de Lieou-Tcheou-Fou.

Dynastie actuelle, 1644 à nos jours; aucun changement n'a été apporté dans le précédent état de choses.

Limites du Territoire.

La Sous-Préfecture de Lai-Pin-Hien se trouve à 180 lis au S. de la capitale de la préfecture de 1®"" rang de Lieou-Tcheou-Fou. Son territoire mesure 150 lis de l'E. à l'O. et 170 lis du N. au S.

A 70 lis à l'E., au village de Kao-Liog-Ts'ouen {"^ ^^ t'^),^^ confine au territoire de la Sous-Préfecture de Vou-Siuen-Hien, dépen- dant de la préfecture de P"^ rang de Sin-Tcheou-Fou.

A 80 lis à l'O., au village de Heng-Chan-Ts'ouen ( :j^ [Jj ^), il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ts'ien-Kiang-Hien ( ^ J^ ^ ) dépendant de la préfecture de P"^ rang de Seu-Ngen- Fou (B^iJt).

A 70 lis au S., au village de Kiai-T'ang-Ts'ouen (^^>|^) il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Kouei-Hien ( ^ ^ ) dépendant de la préfecture de P'" rang de Sin-Tcheou-Fou.

A 100 lis au N., au village de To-Houa-Ts'ouen i^itH)^ il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 70 lis au S.-E. au village de Pa-Kouei-Ts'ouen ( E ^Ha >hl* il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Kouei-Hien, dépen- dant de la préfecture de P' rang de Sin-Tcheou-Fou.

9"8 J. BE AU VA IS.

A 70 lis au N.-O., au village de Hing-Ts'ouen ( :^ :^), il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ma-P'ing-Hien.

A 70 lis au S.-O., au village de P'ing-Ngan-Ts'ouen ( 2p ^ ;;|îjj*)^ il confine au territoire de la Sous-Préfecture de Ts'ien-Kiang-Hien, dépendant de la préfecture de P*" rang de Seu-Ngen-Fou.

A 70 lis au N.-E., au village de T'ang-Pou-Ts'ouen (^ "^ tif)' il confine au territoire de la préfecture de 2^ rang de Siaug-Tcheou.

Montagnes et Riyières.

La Montagne de Long-Tchen (gg ^ jjj ) à un li au N. de la Sous-Préfecture. On l'appelle communément la montagne de San-T'ai ( ^ ^^ [X| )• C'est la Montagne maîtresse de la Sous- Préfecture.

La caverne du Dragon, Long-Tong-Yen (-^ ^ ^) ^ ^5 lis à rO. de la Sous-Préfecture. Elle se compose de 3 cavernes. Dans la 3^™® de ces grottes se trouvent trois blocs de pierre ayant la forme de fleurs de nénuphars, sur lesquels on a modelé en terre, trois grandes statues de lettrés. Au sommet de cette caverne et sur le côté, se trouve une crevasse dont on n'a jamais pu trouver le fond. Une pierre jetée dans cet abime y dégringole en faisant un bruit comparable au grondement du tonnerre. Dans la première caverne se trouve une aiguille de roche, dressée, longue de plus de 10 pieds, sur laquelle des personnes éprises des beautés naturelles ont gravé les 3 caractères «Tsié-Yin-Fo» (^ ^| ^) d'où son nom de caverne du Bouddha de pierre, Cheu-Fo-Yen ( ^ ^ ^ ) qu'elle porte également.

La Montagne du Tonnerre, Lei-Chan ( fl* [Jj ) à 30 lis au S. de la Sous-Préfecture.

La Montagne de la Dent de Pierre, Cheu-Ya-Chan {^ ^ j|[) à 80 lis au S. de la Sous-Préfecture, voisine de la Montagne du Dragon, Long-Chan ( ^ jJj ) de la Sous-Préfecture de Kouei-Hien.

K0UANG-8I. 99

La Montagne des Pins, Kiu-Song-Chan {^ :^ {Jj ) à 40 lis aa S. de la Sous-Préfecture. La Montagne possède une porte de pierre, ainsi qu'un bassin rocheux naturel, dans lequel, en été, il pousse des nénuphars. Continuellement des poissons se jouent dans l'eau de ce bassin.

La Montagne de Kou-Lang ( -j^ ^ (Jj ) à 50 lis au S.-E. de la Sous-Préfecture.

La Montagne de Tch'oan ( ^ |lj ) à 60 lis au S. de la Sous- Préfecture. La Montagne est percée d'un trou qui a une direc- tion N.-S.

La Montagne du Sommet d'or, Kin-Fong-Chan (^ $ |JL|) à 60 lis au S. de la Sous-Préfecture. Elle renferme une quantité de sources et les rochers les plus beaux de la Sous-Préfecture.

La caverne du Bœuf blanc, Pai-Nieou-Tong ( ÉI '^ '/l^ ) ^ ^^ lis au S.-O. de la Sous-Préfecture. Elle renferme une pierre blanche ayant la forme d'un bœuf. Le Ruiseau du Cheval blanc, Pai-Ma- K'i-Chouei ( ÉI ^^ «^ ^ ) ®" ^°^** Pendant la période Hong-Tcheu (^ Vp)» 1488 1505, de la dynastie des Ming, cette caverne servait de repaire aux pirates.

La caverne des deux sources, Chouang-Ts'iuen-Yen {'^ ^ ^) à 100 lis à rO. de la Sous-Préfecture. Elle est fraîche en été et tiède en hiver. Les lettrés aiment beaucoup y venir pour composer des œuvres littéraires.

La Montagne de Choei-Siaug ( J^ ^ |ij ) à l'O. de la Sous- Préfecture.

La Montagne du Double Chignon, Chouang-K'i-Chan {'^ ^ |Jj ) à 30 lis au S. de la Sous- Préfecture.

La Montagne de Vou-Chan ( ^ jpp |Jj ) sur le territoire de la Sous-Préfecture.

La Montagne des Huit Immortels, Pa-Sien-Chan ( /V flij [Ip à 50 lis au S. de la Sous-Préfecture. Au sommet de cette montagne

100 J. BBAUVAIS.

se trouve uu énorme bloc de rocher, carré comme une terrasse, et cette sorte de terrasse forme comme le piédestal d'une statue de pierre qui se trouve placée dessus. Au pied de la montagne se trouve une source qui s'écoule trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, et qui, en dehors de ces trois moments, n'a pas d'eau.

Le grand fleuve, Ta-Kiang (^ ^) au S. de la Sous-Préfecture. Il porte les nous vulgaires de fleuve aux eaux rouges, Hong-Chouei- Kiaug ( ^J^ ^ yX ) ou fleuve aux eaux boueuses, Tou-Ni-Kiang ( ^ J^ yX )• Il pénétre sur le territoire de la Sous-Préfecture après le rapide des bœufs, Hoang-Nieou-T'an ( ^ •^ ^ ), lequel est situé sur le territoire de la Sous-Préfecture de Ts'ien-Kiang-Hien. Ce fleuve coule alors à l'Est pendant environ 70 lis et arrive au S. de la Sous- Préfecture. Il coule ensuite au N.-E. pendant 60 lis et pénètre sur le territoire de la Sous-Préfecture de Vou-Siuen-Hien, il se joint à la rivière Lieou. Les eaux de ce fleuve sont des plus dan- gereuses. Très souvent les bateaux qui y circulent sont submergés ou mis en pièces. En été, le niveau s'élève de plusieurs dizaines de pieds, et cela en un instant, dès que l'eau commence à prendre une teinte rouge. Pendant l'automne, la profondeur de l'eau est stable.

La rivière Ting-Ts'ing i^^^tL) à 5 lis au N. de la Sous- Préfecture. Elle sort de Ts'ing-Chouei-Pao ( '^ ;3jC '^ )' ^^"^^ ^^ S.-E. et se joint au fleuve Hong-Chouei.

La rivière du Tonnerre, Lei-Kiang (^ JÖC) à 30 lis au N.-O. de la Sous-Préfecture. Elle prend sa course au village de Sin-K'ing- Ts'ouen (^^/|^) coule au S. et se jette dans le Hong-Chouei- Kiang, D'après le recueil intitulé Hoan-Yu-Ki ( ^ ^ iE ), à l'O. de la Sous-Préfecture se trouve la rivière de Lai-Pin-Chouei ( ^ ^ ^). C'est précisément celle-ci.

La rivière Tsang-Ko-Chouei ( ^^ :^ -^ ); elle passe à l'O. de la Sous-Préfecture et se jette dans le Hong-Chouei-Kiang.

KOUANü-sr. 101

Le Ruisseau du Cheval Blauc, Pai-Ma-K'i ( Éî 'IS jS )• I' prend sa source dans la caverue du Bœuf blanc, Pai-Nieou-Tong ( ^ ^ ?f^ ) V^^^^ *^ S. de la Sous-Préfecture et se jette dans le Ta-Kiang.

L'Ile de P'ong-Lai-Tao ( ^ ^ ^ ) à dix lis en aval de la Sous- Préfecture. C'est l'emplacement de l'aucienne Sous-Préfecture. Les Montagnes y sont brillantes; l'eau reflète une couleur azurée le tout constitue un point de vue splendide.

Murailles et fossés.

L'enceinte de la Sous-Préfecture fut élevée pour la première fois sous la dynastie des Ming pendant les années de la période Hong- Vou, 1368 1398, (Empereur T'ai-Tsou-Kao-Hoaug-Ti, dont le nom personnel était Yuen-Tchang et qui régna de 1368 à 1398). Durant les années de la période Yong-Lo ( ^ ^ ), 1403 1424, (Empereur Tch'eng-Tsou-Ouen-Hoang-Ti ( ^ jjîi. ^ ^ i^ ) dont le nom per- sonnel était Ti (;j^) et qui régna de 1402 à 1424) cette enceinte fut reconstruite eu briques. Elle s'appuyait aux montagnes au N. et à l'E., et était adjacente au fleuve au S. et à l'O. Elle était percée de 4 portes. Durant les années de la période King-T'ai ( ^ ^ ), 1450 1456, (Empereur King-Hoang-Ti (^ M.*^) ^^®°* ^®™ personnel était K'i-Yu (jjî|5 ^) et qui régna de 1449 à 1456) la ville fut prise par les pirates. Elle fut reprise sur eux et l'enceinte réparée durant la 4^ année de la période T'ien-Chouen ( ^ ||^ ), 1460, (Empereur Yiug-Tsong-Jouei-Hoang-Ti i^^ ^ M.^) dont le nom personnel était K'i-Tchen ( ^ ^. ) et qui régna une première fois de 1435 à 1449 et une deuxième fois de 1456 à 1464, après une captivité de huit années chez les Tartares). L'enceinte de Lai-Pin-Hien fut de nouveau réparée durant la 6^ année de la période Ouan-Li ( ^ ^ ), 1578, (Empereur Chen-Tsong-Hien-Hoang-Ti( |^ ^ ^ ^ *^ ) ^0^1^ ^6 ïiom personnel était Yi-Kiun ( y|^ ^ ) et qui régna de 1572 à 1619).

102 J. BEAUVAIS.

Sous la dynastie actuelle des réparations prirent place aux épo- ques suivantes: année, 1667, et 56^ année, 1717, de la période K'ang-Hi ( J^ !?£ ) (Empereur Cheng-Tsou- Jen-Hoang-Ti ( || jjg^ ^ _g. ^) qui régna de 1661 à 1722); année, 1724, et IS« année, 1735, de la période Yong-Tcheng (^ j£) (Empereur Cheu-Tsong- Hien-Hoang-Ti i^^M M.^)^ ^»i régna de 1722 à 1735); année, 1741, et 14^ année, 1749, de la période K'ien-Long ( ^^ 1^) (Empereur Kao-Tsong-Chouen-Hoang-Ti C^ ^^^^) qui régna de 1735 à 1795). Dans le courant de la 49^ année de la même période, 1784, on construisit les deux ponceaux qui se trouvent aux angles N.-E. et N.-O. de la muraille. Cette muraille a mainte- nant une longueur de 2 lis, 8 feun. Elle est haute de 18 pieds et épaisse de 15.

Mandarins.

Un Sous-Préfet, Tcheu-Hien.

Les appointements dits Ngo-Fong, sont de 45 taëls d'argent. I touche en outre. A titre de Pien-Fong, 44 taëls d'argent, 7 ts'ien 3 feun; à titre de Yang-Lien, 700 taëls d'argent; à titre de Yen-Kouei-Yang-Lien, 150 taëls d'argent; et à titre de Hao-Sien- Yang-Lien, 135 taëls d'argent, huit ts'ien 2 feun. Il a droit à un personnel de huit palefreniers, pour l'entretien annuel desquels il lui est alloué une somme de 48 taëls; à 41 plantons, portiers, sbires, pour l'entretien annuel desquels il touche 246 cheu de riz. un supplément de 20 taëls d'argent 5 ts'ien lui est alloué en outre pour les années qui renferment un treizième mois intercalaire. Ce fonctionnaire a encore droit à 40 hommes des milices régionales, pour l'entretien annuel desquels il reçoit 52 taëls d'argent 1 ts'ien 5 li et 234 cheu 8 teou 6 cheng 8 ho et 8 tch'ao de riz. Un complément de 20 taëls d'argent lui est alloué pour les années de 13 mois.

ikOÜANQ-SI. 103

Un assistant de 2^ classe de Sous-Préfet ou Siun-Eien, pour la circonscriptiou de Kiai-P'ai-Seu, K'iai-P'ai-Seu-Siuu-Kien (^ ){^

Les appointements sont de 31 taëls d'argent 5 ts'ien 2 feun. Il touche, à titre de Yaug-Lien 80 taëls d'argent. Il a droit à deux sbires, pour l'entretien desquels il touche 12 taëls par an, et à 20 archers, pour l'entretien annuel desquels il lui est alloué une somme de 67 taëls 7 ts'ien 2 feun 6 li.

Un maître de police et gardien de prisons de Sous- Préfecture, Tien-Cheu.

Les appointements sont identiques à ceux du Siun-Kien précé- dent. Il a droit à un personnel de 4 sbires, pour l'entretien annuel desquels il touche 24 taëls d'argent, et à un portier et un palefre- nier, pour l'entretien desquels il touche par an 12 cheu de riz. Durant les années de 13 mois, un supplément de un taël lui est attribué.

Un directeur d'études de Sous-Préfecture, Kiao-Yu.

Les appointements sont de 40 taëls d'argent. Il a droit à deux portiers, pour l'entretien annuel desquels il touche 12 taëls d'argent, et à 8 pourvoyeurs pour les jeûnes, pour l'entretien annuel desquels il touche 24 taëls d'argent.

Le Sous-Directeur d'Etudes de Sous-Préfecture, Hiun-Tao, fut supprimé durant les années de la période Tao-Kouang (^")t)» 1821-1850, (Empereur Siuen-Tsoug-Tch'eng-Hoang-Ti i*S.^ ^ M Ifî) q^i ^'égna de 1820 à 1850).

Écoles.

Nombre des bacheliers littéraires; 8. Nombre des bacheliers militaires: 8.

Bacheliers subventionnés, Lin-Cheng.

Leur nombre est fixé à 8. Chacun d'eux touche une subvention

104 J. BEAUVAIS.

annuelle de 1 taël d'argent 2 ts'ien, ce qui fait un total de 9 taëls 6 ts'ien. Ce total est augmenté de 8 ts'ien pour les années qui ont un treizième mois intercalaire.

un bachelier du grade de Kong-Cheng est nommé tous les trois ans.

La superficie primitive des terres appartenant aux Ecoles est de 2 k*ing et 9 meou. Les terres incultes entrent dans ce total pour 37 meou 7 feun 4 li. 11 reste donc comme superficie de bonnes terres, 1 k'ing 71 meou 2 feun 6 li, qui rapportent annuellement un loyer de 20 taëls d'argent 2 ts'ien cinq feun.

Rendement des Impôts.

Le produit total de l'impôt foncier, Ti-Ting, est de 1969 taëls d'argent, 5 ts'ien 4 feun 5 li. Durant les années qui renferment un treizième mois intercalaire, ce total s'augmente de 142 taëls d'argent 1 ts'ien 1 feun 2 li, ce qui porte les recettes à 2111 taëls d'argent 6 ts'ien 5 feun 7 lis.

L'impôt sur le riz est de 1239 cheu.

La provision de riz des greniers est fixée à 8240 cheu.

Positions stratégiques.

Lai-Pin-Hien. Cette Sous-Préfecture s'appuie sur les montagnes et fait face au fleuve. Elle renferme beaucoup d'aborigènes Tchoang et fort peu de Chinois. Les localités de Pei-San ( ;[[^ ^ ) et de Pei-Ou ( ;|[^ _3£) furent anciennement les lieux de retraite favoris de féroces pirates, contre lesquels la dynastie précédente des Ming, 1368 1644, a lutter plusieurs dizaines d'années avant de les réduire. C'est à partir des campagnes que l'on conduisit contre eux à cette époque que le pays devint tranquille. Les traces qu'ont laissées ces aborigènes, le désordre chaotique de leurs montagnes et de leurs rivières, expliquent leurs mœurs désordonnées. Avant d'arriver à les

KOÜANG-SI. 105

pacifier, il a été absolument nécessaire de se rendre compte de ces conditions.

Le poste de Yiog-Ngen-Pao (Kß Jg[ ^) à 60 lis au N. de la Sous-Préfecture.

Le poste de Ya-Lo-Pao (C||| M) à 35 lis à l'O. de la Sous-Préfecture. Ce poste est entouré d'une levée de terre percée de 2 portes antiques, eu forme d'amphores, l'une à l'E., l'autre à 1.0.

La circonscription ou Siun-Seu de Kiai-P'ai-Tcheu ( ^ jjj^ ^). Elle se trouvait anciennement à l'O. de la Sous-Préfecture. Dans le courant de la année de la période Siuen-To (^ ^^)' 1432, (Empereur Siuen-Tsoug-Tchang-Hoang-Ti ( ^ ^ ^ M ^) dont le nom personnel était Tchan-Ki (||^ ^) et qui régna de 1425 à 1435) le siège de la circonscription fut transporté au village de Cheu-Ya-Ts'ouen {>^ ^ ^TJ' ) à 80 lis de la Sous-Préfecture, sur les frontières de la Sous- Préfecture de Kouei-Efien.

suivre.)

MÉLANGES.

Ancient Chinese l^honetics.

(Supplementary Note).

In note 4 on page 463 of the VIII*^ Volume of the T'oung- pao, I have tried to find a connection between the '^ ^ -p /\ "pP occurring in the Introduction of K'ang-hts Dictionary, and the 18 initials of the 2*^, 3^, 7^^ and 6*^ classes. Later researches have convinced me that my supposition is wrong, and that the said pas- sage ought to be translated in this way:

^^ + A^

A rhyme on the 18 keys with changeable form: ' -^ |# P^ § Ê ^ f5 '«'•«• -^ (key 170) belongs to characters like j^ , where the key |J is placed to the left side.

^ (key 122) belongs to characters like ^ in which this key occurs.

1^ (key 163) belongs to characters like ^ in which the key is placed to the right,

^ (key 162) belongs to characters having the radical j__. P^ (key 180) belongs to characters having the radical ^ . ^i^ (key 140) rules over characters having the element .

MÉLAKUICS. 107

Characters with 7y^ belong to yf^ (key 113); those with ^ to :^ (key 145).

ji(^ (key 61) accompanies characters composed with *j*.

Characters in which ij occurs belong to the key IS ^J ; those in which j? occurs, belong to ^ (key 157).

(key 96) rules over those characters in which J occurs.

Characters with ^ are connected with |^ (key 173). *j^ (key 86) is related with characters in which iéi\ occurs.

Characters with ^ (key 54) answer to ^ (key 54). ■^ (key 64) answer to characters composed with ^.

Characters in which X occurs, and which belong to jj^ (key 66) make the series round, whereby everything is rendered clear.

Now only remain the nourishing of the dogs (the mentioning of ^ (key 94): the barking shepherdsdog ^^ ; i. e. characters com- posed with ^ belong to -^ .

The rhyme could have .been represented in a more simple way, in the manner of the commentarj^ in K'ang-his dictionary 5^ ^

(Jl M lï#: T> # S ^ !ffi « ti K ft ^)^

3. » »pÇ » »g^»

4. » » i_ » » ^^ »

5. » » ^ » » [^ »

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108

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18.

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^ »

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In connection with the above, the character -pj^ for »initial" ought to be replaced by the character ^, or still better by ^ i^M)- ^^' T'oung-pao, VIII, p. 458.

SCHAANK.

Abel-Remüsat, bibliographe

PAR

HENRI CORDIER.

Il y a quelques années, je trouvai à la librairie Maisonneuve, alors dirigée par l'excellent bibliographe Charles Leclerc, un manus- crit d'environ 350 feuillets de superbe papier vergé grand in-4, en tête duquel on peut lire, écrit au crayon:

«Mise au net du 1 vol. du catalogue du fonds chinois de la bibliothèque nationale. Ce catalogue est évidemment fait par Rémusat; la copie est de la main de Burnouf. Les titres chinois et les noms et mots chinois dans le corps des notices sont restés en blanc, sans doute Rémusat se réservait de remplir ces lacunes.»

J. M.

L'écriture de cette note et les initiales sont celles du célèbre orientaliste Jules Mohl; j'iguore dans quelles circonstances ce ma- nuscrit, qui ne figure pas dans la vente de ses livres, faite en 1877, par Ernest Leroux, est tombé entre les mains de Mohl. Sa note qui attribuait l'écriture du catalogue à Burnouf était intéressante et une question se posait immédiatement; notre grand indianiste qui avait en effet une fort belle écriture avait-il-pris véritablement la peine de copier le volumineux manuscrit pour son collègue Rémusat; l'entre- prise me paraissait, et l'événement a prouvé que j'avais raison, dé- passer les limites de ce qu'on peut demander a la camaraderie et à l'amitié, mais M. Mohl était bien afiBrmatif et son opinion a tou- purs été d'un grand poids. Dans le doute, je m'adressai à la fille

110 MELANGES.

dévouée de Burnouf, femme elle-même d'un illustre savant, dont la main filiale a classé les papiers du célèbre indianiste et donné un choix de ses lettres ^). Madame Leopold Delisle, après un examen du manuscrit, a bien voulu me déclarer qu'il était de la main du copiste Neumann ^).

Je crois intéressant de donner la table du catalogue de Rérausat et les premières pages du manuscrit contenant en partie les carac- tères chinois; ce spécimen donnera une idée du travail entrepris par le sinologue enlevé prématurément à la science.

jère Division: Classiques.

1*^'^ Section. Classiques proprement dits (King).

a. Introduction à la lecture des classiques. Ex- traits, Planches.

b. Collections des Classiques proprement dits (King).

c. Classiques séparés.

1. Yi-King.

2. Planches, extraits, etc. du Yi-King.

3. Traductions mandchoues.

4. Trad. lat. ou fr. et ainsi des autres.

2^ Section . Classiques du 2^ ordre. Sse-chou, Hiao-King, etc.

a. Introd. Extr. Planches.

b. Collect.

c. Séparés.

1) Choix de lettres d'Eagène Burnouf 1825 1852 suivi d'une bibliographie avec por- trait et fac-similé. Paris, H. Champion, 1891, in-8.

2) Voir p. 4 de: Papiers d'Eugène Burnouf conservés à la Bibliothèque nationale. Catalogue dressé par M. Léon Feer, Bibliothécaire au Département des manuscrits, augmenté de renseignements et de correspondances se rapportant à ces papiers. Paris, H. Champion, 1899. in-8.

UBLANOES.

Ill

Division: Politique, Législation, Jurisprudence.

3<^ Divisioa: Philosophie.

4^ Division: Histoire.

b^ Division: Géogr.

6*^ Division: Scient, natur. Medic.

7^ Division: Scient, astron. math.

8^ Division: Arts, musique.

Division: Arts pictor.

10® Division: Litter.

11® Division: Palaeogr.

12® Division: Lexiq.

a. Tout chinois.

b. polyglottes.

c. europ.

d. mandchou, mongols, tibet, etc. 13® Division: Diction.

a. Tout chinois.

b. polyglottes.

c. Tartares, mandchou, mongoF. tibet.

d. Europ.

e. Syllabaires et grammaires. 14® Division: Relig. Collections.

a. Tao-sse.

b. Bouddhique.

c. Christian.

15® Division: Miscella. Encyclopedia.

112 MÉLANGES.

-b m m

Thsi King thou.

Les planches des sept livres classiques.

rel. 2 V. gr. in fol. (olim 16 cah.)

Ce bel ouvrage n'a pas d'autre division que les livres classiques mêmes auxquels se rapportent les planches, savoir:

T. 1^^ Yi'King,

Chou- King.

Chi-King.

Tchhun-thsieou. T. 2, Li-Ki.

Tcheou-U.

Yi-li.

Il m iB

Ou King louï pian.

Extraits sur les matières traitées dans les cinq King, en 28 livres. 10 vol.

Rédigés par ^ ;^ ^ Tcheou-tchang-tchhing de ^ ^ Leou- toung, surnommée "j^ :|^ Chi-tchang. La préface de cet auteur est datée de l'année Kia-tseu de Khang-hi ( ).

L'éditeur nommé ^ ;j>'^ Wang-yan, a mis en tête de cette édition une préface en gros caractères, datée ^ ^ , Khang~hi. Il avait été condisciple de Tcheou-tchang-tchhing.

Une préface, en caractères tchouan, est signée par un autre de leurs condisciples nommé ^ jj ^ Thsaî-[Fangli-ping, sans date.

Une 3^, en hing-chou^ est signée d'un auteur également condisciple des précédons, et nommé JH" -^ ^p Thang-Sun-hva. Elle est datée de Khang-hi,

Mér.ANOES. 113

Une 4'' en demi-fhsao est signée par 3E 1^ Â^l^ Wang^youan' khi, et datée de Khang-hi p^ ^ .

Une 5^, en /?', sans date, est signée par ^ ^^ Thsian-lkia].

Une 6", en demi-cursifs, est signée par le frère aine de l'auteur, nommé ^ ^ ^ Tcheou-Siang-ming^ et datée ^ ^ Khang-hi.

La 7*^ est la préface de l'auteur. Elle est suivie d'un post- scriptum de ^ ^ ^ Wavg-mou-King?

Plan de l'ouvrage. ^

Index des ouvrages qui sont ici désignés par le nom de King.

Ceux qui reçoivent ici ce nom sont:

le Yi-king.

le Chou-king.

le Chi'kivg.

le Li-ki.

le Tcheon-li.

le Yi-li.

le Ta-taï-ki.

le Tso-t chouan.

le Koue-iu.

le Koung^yang-tchouan.

le Kou-liang't chouan.

le HoU'tchouan. On a consulté de plus:

le am

le Kia-iu.

le Thsou-thseu.

le Sse-ki.

le Han-chou.

114 MÉLANGES.

Les explications et Commentaires ont été puisés dans les ouvrages suivans:

Ou-king-ta-thsiouan. Wen-hian-thoung-Khao. Tofi-chi- Thoung-thian.

ThouYig-kian- Tsian-pian.

Taï-hio-yan-yé.

Sing-li-ta-thsiouari. "^

Sse-chou-ta-thsiouar) .

Sse-chou-pé-Khao.

Kiuti'chou-pé-Khao.

Hari' Weï-tsoung-chou.

Han-sse.

Chi-san-King~loUî-iu.

Thaï-King-tha7ig-t.hsi-King-thoyng-yi-lou.

Si-y ang-li- chou.

Hiu-chi-choue-wen et Tching-tseu-thouang.

Index.

L'ouvrage est partagé en 28 livres.

La Science du Prince remplit le premier. On y traite en neuf articles des vertus du prince, des saintes études, de l'imitation ou de la conformité au ciel, de l'imitation des ancêtres, de l'amour qu'on doit au peuple, de la manière de recueillir les représentations, de Vexamen des flatteurs, des honneurs dûs aux sages et de Vemploi des hommes^ des récompenses et peines, des décrets et ordres.

La Science du gouvernement ou de l'administration occupe les livres 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9. Il y est parlé d'abord M'une ma- nière générale du sujet de ces livres, ensuite du devoir royal, de la révolution, des générations, de l'institution des fiefs et du commen-

MéLA.N0B8. 115

cement et de la chute des diverses principautés, 'des règlemens des magistrats, do l'institution de ceux des principautés feudataires, de l'emploi des hommes, des fonctions et services, * de l'emploi des richesses, de l'emploi des tributs, de la présentation des tributs, des employés secondaires, des règles du service, ^des affaires d'agricul- ture, du labourage, du soin des vers à soye et mûriers, des famines, ° des études et examens, de l'euseignement et de l'amélioration, des moeurs et coutumes, ' de la guerre, d'abord d'une manière générale, puis des troupes, de la stratégie, des règles militaires, " des saisons du ciel et des produits du sol, de l'annonce des victoires (

), des contraventions, des vertus guerrières, de l'autorité du général ( ), de la chasse, ^ des supplices, et de la repres-

sion des brigands.

Les livres 10, 11, 12, 13, 14 et 15 traitent de la musique et des rites sous les articles suivans: Généralités sur les rites et la musique; institution des rites, visites dans les provinces, assemblées des vassaux à la cour impériale, temple des conciles, affection pour les vassaux, relations des états entre eux, alliances et sermens, " présens et accords, rites pour la prise de bonnet, noces, '"rites pour tirer de l'arc, nour- riture et festins, rites pour boire, "généralités sur les sacrifices, sacrifice au Seigneur du ciel, à la terre, à la divinité des moissous, aux dix choses honorables, les cinq sacrifices,

celui de la fin de l'année ( ), les petits sacrifices, '*le8

institutions des Temples, le , le , les repas

de cérémonies , les , les , les sacrifices

selon les saisons, les rites funéraires, l'imposition des noms, surnoms, posthumes, les familles, les noms, les , les chants, '* l'in-

stitution de la musique, les tons majeurs et mineurs.

Les livres 16, 17, 18 renferment ce qui concerne les institutions et mesures , c'est-à-dire, en autant d'articles, les palais et

maisons, les greniers et magazins, les jardins, parcs, tours et étangs,

116 MÉLANGES.

les vases et choses d'usage, les chars et chevaux, les barques, les tables, les règles, compas, niveaux et cordes, les poids et mesures, les choses précieuses, les tablettes et signes honorifiques, les étoffes et papiers à sacrifices , des tablettes de petition ,

des drapeaux et étendards, des articles (de lois?) *'des habits

en général, des coiffures, des habits , des des cein-

tures,, des pendans, des chaussures, '^des alimens et boisson en gé- néral, des boissons fermentées, des sauces, des viandes, du riz.

Les livres 19 et 20 sont consacrés aux devoirs sociaux. Il y est parlé des devoirs en général, du prince et du sujet, de la règle du sujet, du père et du fils, des fils et petits-fils, *°des frères aines et cadets, des contestations et cessions , du mari et de la

femme, de la règle de la femme, des concubines, des devoirs et céré- monies entre hommes et femmes, des amis, des rapports d'hôtes et de visiteurs, des associations, du respect des vieillards, de la con- descendance pour les dents (les gens âgés).

Les livres 21 et 22 traitent des arts littéraires ( ),

la raison naturelle, les vertus du coeur, les actes vertueux, l'examen des péchés, l'étude et l'interrogation, les livres, les livres classiques, les figures, l'histoire, les études primaires, et les habitudes de la jeunesse, les paroles et la conduite, l'attention aux discours, du

, du , ^^des habitudes graves, de la manière de se

lever et de rester, de la manière de sortir et de rester, des rangs des hommes, de l'avarice et de l'indifférence pour les richesses et la pauvreté, de l'humilité et de l'orgueil, de la bienveillance et de la haine.

Le livre 23 parle des arts, savoir, les cent arts, de la poterie et des métaux fondus, du commerce, de l'art de tirer de l'arc, de l'art de conduire les chevaux, de la médecine, de l'art de tirer les sorts, du , des prières magiques, des préservatifs de la peste

, des aveugles.

Les livres 24 et 25 sont consacrés à la science du ciel et traitent

MéLANOES. 117

d'abord du ciel et de la terre, en géuéral, des corps célestes, du «oleib de la lune et des éloiles et constellations, des nuages, de la pluie, du veut et du toimerre, de la brume et des brouillards, de la glace et de la neige, ^^du calendrier, de la division du temps, des cinq élemens, des calamités et évènemens heureux.

Le 26^ livre est pour la terre, et on y relate les passages relatifs aux contrées, aux cités, aux villes, portes et péages.

Dans les livres 27 et 28, il est question des êtres et productions, savoir ^' des êtres en géuéral, du Phénix, des grues et cygnes, du faisan, de la poule, ainsi que du et du , du

, de l'oiseau jaune, de l'oiseau blanc, de divers oiseaux, de la licorne, du tigre, et des panthères, du rhinocéros et de l'éléphant, de l'ours, des daims et des cerfs, du boeuf et de la brebis, ainsi que du cheval, des présages qu'on en tire et du cheval de char, du chien et du cochon, du lièvre, de divers animaux, du dragon, des tortues, crocodiles et hydres, de divers animaux à écailles et à test, "du pin, du mélèze et du bambou, du et du , du pêcher et du

prunier, du châtaignier, des roseaux du des ci-

trouilles, du , de l'armoise, du ' , de divers arbres

et plantes, du

Dans une appendice on trouve:

Un traité sur le King en général.

Une dissertation sur les erreurs relatives au sens du King.

3" Une dissertation sur quelques doutes.

Cet ouvrage n'est point un traité des différentes matières énon- cées dans l'Index: c'est une suite d'extraits de phrases, de passages, de morceaux entiers tirés du King, et classés d'après leur sens sous les divers objets auxquels ils se rapportent. La méthode suivie est uniforme. On place comme titre d'article dans chaque livre, l'indi- cation de la matière, puis successivement, avec une citation au haut

118 MÉLANGES.

de la ligae, le titre du King (Yi, Chou, Chi, Li-Ki), et après chaque titre, en autant d'alinéas, les passages pris du même livre qui ont trait au même objet. Des notes ou gloses extraites des commentaires autorisés, sont placées à la suite des phrases qui ont besoin d'éclair- cissement, et chaque citation est terminée par l'indication du chapitre, de la section ou partie du King auquel cette citation a été em- pruntée. On voit par d'un seul coup d'oeil, et sans avoir besoin de recourir aux originaux, quelle est la doctrine des livres classiques sur tel ou tel point de politique, de morale, d'administration, de croyance, et aussi sur les diverses matières scientifiques qui peuvent s'y trouver occasionnellement traitées.

Cet exemple sufiBra à montrer quels devaient être le caractère et l'étendue du vaste travail entrepris par Rémusat qui aurait fait tomber dans l'oubli l'indigeste compilation de Fourmont l'aîné. On sait que Stanislas Julien a repris le travail de son maître et qu'il a compilé un médiocre catalogue des livres chinois de la Bibliothèque nationale. Il est heureux que M. Maurice Courant nous donne enfin un catalogue du fonds chinois digne de la grande bibliothèque de la Rue Richelieu.

Le traité Russo-Chinois sur la Mandchourie.

Ou télégraphie de Peking le résumé suivant du traité relatif à la Mandchourie, dont la signature aura lieu, croit-on, dès qu'on sera assuré que les puissances intéressées n'y font pas d'objection:

«L'emperenr de Russie exprime ses sentiments d'amitié envers l'empereur de Chine et, comme témoignage d'amitié, il laisse de côté les attaques dirigées contre de pacifiques sujets russes, dans trois provinces de la Mandchourie et sur la frontière russe en 1900.

Il consent à rappeler les troupes russes de la Maudchourie et à replacer les trois provinces sous le gouvernement de la Chine.

La Chine s'engage à rempir les obligations^ du contrat relatif au chemin de fer mandchourien, signé en septembre 1896, et no- tamment l'article 5 de ce contrat, à protéger la Compagnie du chemin de fer, ses employés et tous les sujets russes dans les pro- vinces mandchoues.

Eu considération de cet arrangement, la Russie consent, si nulle autre puissance n'y fait obstacle, à retirer ses troupes de la partie sud-ouest de la province de Ching-King, au sud de la rivière Liao, six mois après la signature du présent accord; du reste de la pro- vince de Chiug-King et de la province de Kirin, un an après; et de la province de Hé-Loung-Kiaug, dix-huit mois après la signature.

Si les autres puissances qui détiennent le gouvernement pro- visoire de Tien-Tsin remettent ce gouvernement à la Chine dans

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les premiers six mois, la Russie rétrocédera Nieou-Tchouang à la même époque.

Etant donné que les attaques contre les sujets russes ont été faites par les troupes régulières chinoises, l'ejffectif de ces troupes qui devront être placées dans les provinces mandchoues, en atten- dant l'évacuation, sera fixé après consultation du gouverneur mili- taire russe et des gouverneurs militaires chinois des provinces. Toutefois, cet effectif devra être suffisant pour maintenir l'ordre et supprimer le brigandage.